RÉSULTATS CLINIQUES DOSES — MODE D'EMPLOI
Les résultats que nous avons obtenus de l'emploi du Déclonal viennent confirmer les données expérmentales et ont été des plus encourageants.
Nous avons utilisé ce médicament, en ingestion, sur 48 malades à des doses comprises entre 25 et 75 centigrammes ; dans quelques cas, où à l’insomnie venait s'ajouter de l'agitation, on en donna un gramme.
L'insomnie dans les cas traités par le Déclonal était de diverses origines, depuis l’insomnie simple due à la fatigue jusqu'aux insomnies les plus tenaces, insomnies de la mélancolie, de la paralysie générale, insomnies maniaques, insomnies avec angoisse, anxiété, hypochondrie, avec confusion mentale avec agitation, avec algie nervreuse, ete. Dans tous ces cas, nous avons obtenu de‘bons
résultats.
Re PR
Le sommeil survient au bout d’une demi-heure au minimum à une heure au maximum après l’ingestion du médicament, Le passage de l'état de veille à l’état de sommeil se fait insensiblement, sans phase d’excitation ou de dépression préalable. Le malade s'endort d’un sommeil calme et régulier en tous points comparable au sommeil physiologique. Il est plus ou moins profond suivant la dose de médicament et le degré d’excitation du malade. Le pouls et la respiration ne subissent aucune modification.
Le réveil, quand il n’est pas provoqué, est naturel et complet d'emblée. Les malades que nous avons pu observer ne se sont jamais plaint de cet état si désagréable et pénible de somnolence prolongée et de lassitude, inconvénient qui est fréquemment reproché aux autres hypnotiques, le Véronal en particulier, surtout s’il a été administré plusieurs soirs de suite.
Ce fait est intéressant à signaler, car il nous permet de
conclure que l'élimination du Déclonal se fait rapidement
et que son accumulation dans l'organisme est nulle ou insignifiante. L'absence également d'accidents tels que : Vertiges, titubation, incertitude de Ja marche, exanthèmes, nausées, signalés avec le Véronal en est encore une nouvelle preuve. k
Son contact avec les voies digestives ne provoque pas de brûlures de l'œsophage et de l'estomac, ni nausées, ni diarrhées, comme c'est le cas assez fréquent avec le Neuronal, corps très voisin.
Jamais le Déclonal, employé dans les cas d’insomnie simple, ne donna de déception, mais par contre chez des
malades dont l’insomnie était la conséquence de douleurs
causées par une maladie fondamentale, ce médicament ne provoquait un sommeil ni plus long ni plus réparateur ; ainsi chez un patient alteint de méningite qui souffrait affreusement et ne pouvait dormir, on donna le Déclonal sans le moindre résultat ; cependant lorsqu'on l’'employa en même temps que la morphine, le malade put dormir souvent toute la nuit, Landis que sous l'influence de la morphine seule, ses douleurs cessaient, mais sans qu’il püt goûter aucun sommeil. Dans un autre cas, où l’insomnie était liée à des douleurs dans le domaine du sciatique, l'emploi simultané du Déclonal et de l’Antipyrine procura au malade le sommeil avec sédation de phénomènes douloureux.
Dans les états névropathiques avec agitation ou délire
hypochondriaque, la Diéthylchloracétamide à également rendu service en amenant chez ces malades le sommeil pourtant si difficile à obtenir. Dans ces cas, cepandant, son action reste irrégulière et il faut recourir à des doses plus fortes.
C'est, sans conteste, dans les insomnies dues à des petits états névropathiques (neurasthéniques, mélancoliques légers) que le Déclonal rendra les plus grands services.
Agissant rapidement, s'éliminant de même, et permettant de retrouver au réveil toute sa puissance intellectuelle, il sera à conseiller aux personnes, fort nombreuses, chez lesquelles l'insomnie est la conséquence soit du surmenage soit des soucis causés par les affaires.
L'accoutumance au médicament paraît être insignifiante, car, comme le montrent nos observations, nous n'avons pour ainsi dire jamais eu besoin de renforcer la
dose au cours du traitement,
Eté ER
Jamais non plus nous”n’avons constaté d'accidents, mêmes légers, chez les malades traités par le Déclonal.
Il semble, en somme, que le Déclonal réponde aux qualités exigées des vrais hypnotiques, à savoir : une action prompte et sûre, l'élimination rapide, l'absence d'accouduimañice et d'accumulation, pas d'action nocive sur les grandes fonctions, et soit appelé à rendre, en thérapeutique, de réels services.
Le Déclonal n'est malheureusement pas assez soluble ‘pour'pouvoir bénéficier de la méthode hypodermique ; il se donhe-par voie buccale, soit en cachets, soit en comprimés de 23 centigrammes. Afin de faciliter sa dissolution dans l'estomac, on peut faire suivre avantageusement son ingestion d'une infusion chaude ou simplement d'un demi-verre d’eau.
Dans les insomnies légères, la dose de 25 à 5o centigrammes est toujours suffisante. Elle pourra être portée, sans inconvénients, à un gramme, dans les cas plus accu-
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