‹ Traitement de l'insuffisance et du rétrécissement mitralChapitre 17 sur 26 · Hardy et Gallois, Gazette méd. de Paris, 1877, p · texte numérisé non relu

Hardy et Gallois, Gazette méd. de Paris, 1877, p

et comparèrent son action à celle de la digitale. Ce ne fut qu’en 1885 que ce médicament prit rang dans la thérapeutique grâce à Fraser.

La strophantine se retire des semences du strophantus Kombé (Codex). Il en existe un certain nombre dont les plus connues sont: la strophantine de Wurtz, la strophantine de Catillon, la strophantine d’Arnaud, cette dernière est la plus toxique.

Si on injecte une dose assez forte de strophantus dans les veines d’un chien, on constate une augmentation d’amplitude de la systole avec diminution du nombre des battements, Puis une phase d’accélération pendant laquelle les systoles deviennent très brèves, la pression artérielle restant élevée. Enfin de grandes irrégularités, un ralentissement progressif du cœur et l’abaissement de la pression artérielle jusqu’à arrêt du cœur (1). Bucquoy qui a recueilli chez les cardiaques une série de tracés sphygmographiques, a constaté que le strophantus augmente dans des proportions considérables, l'énergie contracte du cœur ; la fréquence est diminuée et le rythme réqularisé (2).

Le strophantus est donc un succédané important de: la digitale, ayant une action vive et profonde sur le cœur. Bien que la question de tolérance ne soit pas encore parfaitement élucidée, on n'aurait pas, comme avec le digitale, à craindre l’accumulation du médicament (Fraser,

Rosembach, Bucquoy).

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