‹ Traitement de l'uréthrite blennorrhagique par le salolChapitre 12 sur 17 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Pierre. E..., 20 ans, employé, entre le 28: septembre à l'Hôtel- Dieu annexe salle Saint-Bernard, n°6.

Sa blennorrhagie date de deux mois. Il a pris du santal et du copahu. À son arrivée, écoulement très abondant, verdätre, purulent.

M9 . Le'30. — 6 grammes de salol. A partir de ce jour l'écoulement a diminué.

Le 2 octobre. — 8 grammes de salol très bien supportés.

Le 4et le 5. — Quelques érections nocturnes douloureuses qui ont disparu le 6. L’écoulementesi à peu près tari.

Le 15. — Opiat et salol 5 grammes. — Le suintement est un peu plus abondant. Douleurs à la faceinterne des cuisses, qui disparaissent le 17.

Le 23. — Poussée d’urticaire, on supprime l’opiat.

Le 24. — Ecoulement plus abondant. Le malade n’a pas pris de salol la veille.

Le 26.— L'urticaire ayant disparu : Salol, 5 grammes, Opiat, 3 grammes.

Depuis l'écoulement n’a pas reparu, et à partir du 1% novembre on diminue les doses. |

Le malade sort le 8, sans que l’on ait constaté depuis le plus léger suintement.

OBsERvATION VI

François T..., 19 ans, serrurier, entre le 9 septembre à l'Hôtel- Dieu, salle Saint-Charles n° 19.

Sa blennorrhagie date du 7 septembre.

A son arrivée, les deux membres inférieurs et les deux mains sont prises de rhumatisme, L’articulation sterno-claviculaire gauche est enflée et douloureuse. L'écoulement est très abondant et purulent,.

Le 9, —Salol et opiat, 5 grammes. La nuit suivante le malade peut dormir (ne dormait pas depuis le 7).

Lars

Bb Le 12 au soir. — Les douleurs ont disparu presque Lotalement. Le 14. — La douleur sterno-claviculaire est la plus longue à

disparaître, l'écoulement cesse.

Le 19. — On cesse tout traitement, et le malade s’en va le 24 complétement guéri.

OgservariON VII

M. R..., 22 ans, mécanicien. Blennorrhagie contractée le 4 novembre. Écoulement verdâtre le 8, douleurs très vives à la miction et en dehors d’elle.

Le 9. — Salol et cubèbe, 4 grammes.

Les douleurs sont moins vives le lendemain, et deux jours après elles avaient complétement disparu.

L'écoulement n’est plus purulent, il est devenu séreux, et le 19 on ne constate plus rien.

Ogsservation VIII

(Inédite, communiquée par M. Dreyfous).

X..., 53 ans, cocher d’omnibus, entre le 21 novembre, salle Saint-Bernard, n° 42,

Première blennorrhagie à 18 ans, elle a duré un mois. Il y a 6 mois deuxième écoulement qui a duré un mois. Il a cessé pendant 4 mois pour reprendre un mois avant son entrée à l'hôpital. Le malade se trouve continuellement en présence de la contagion, l'enquête a démontré qu’il tenait cette maladie de sa femme légitime. sf

Pas de douleur en urinant à son entrée.

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