‹ Traitement de l'uréthrite blennorrhagique par le salolChapitre 16 sur 17 · LE PAS · texte numérisé non relu

LE PAS

Con a ie ressent plus en effet qu’une légère cuisson en urinant après 6 jours de traitement, maisles érections nocturnes sont encore très douloureuses après 10 jours de traitement. Dans ce cas l’action analgésique du salol a paru incomplète.

Le D' Montange dans sa thèse concluait ainsi : «Il ne semble pas que le salol ait une action plus marquée que le salicylate de soude pour abréger l'attaque de rhumatisme, mais il ne paraît pas non plus inférieur à ce dernier ». — Il a donné aussi d'excellents résultats dans le rhumatisme blennorrhagique (08s. VI). Cependant il y a des cas où il agit moins favorablement : un malade (O8s. X) a vu son écoulement disparaître bien avant ses douleurs rhumatismales, et le malade qui fait le sujet de l'observation IX n'a paru tirer aucun avantage de cette médication.

On dirait que le salol prépare le moment où les balsa- : miques agissent favorablement, dans tous les cas, leur association a paru agir plus efficacement, M. le Professeur Bouchard a montré d’ailleurs l'utilité des antiseptiques associés.

Comme les balsamiques sont souvent mal supportés nous croyons préférable de ne les associer au salol qu’à la dernière période de la maladie.

Nous devons signaler le malade de l’observation XV qui voyait son écoulement augmenter quand il prenait du cubébe.

Quelques malades de M. Dreyfous ont eu des bourdonnements d'oreilles, mais le salol était donné à haute dose : 7 et 8 grammes. Jamais nos malades ont été indisposés un seul instant. Uu seul (O8s. IX), a eu des sueurs pro-

SUR fuses pendant une seule nuit ; aussi croyons-nous qu'il ne faut jamais dépasser 5 et 6 grammes par jour.

Pour que l’action se produise toujours, il faut fractionner les doses.

L'insolubilité du salol dans la plupart des liquides rendant son administration un peu difficile, nous l’avons donné en poudre dans du pain azyme.

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