CONCLUSIONS
Cette affection semblait au départ uniquement colibacillaire. Maïs au bout de six jours de traitement au S. M. T., la vitesse de sédimentation restant sensiblement à son chiffre initial, la malade n’accusait pas le mieux sensible habituel et l’analyse d’urine montrait, outre la présence de colibacilles, l'association d’entérocoques.
Après six jours d’association S. M. T. - sulfamidoguanidine, la vitesse de sédimentation était normale, les urines claires et sans germes et l’état général de la malade très amélioré.
Il s’agit peut-être d’une coïncidence et le S. M. T. seul à la longue aurait pu arriver au même résultat. Cependant, il
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nous paraît utile de noter l’efficacité dans ces cas d’infection urinaire à double étiologie de la conjugaison de 2 sulfamides :
l’un spécifiquement urinaire : le S. M. T., l’autre spécifiquement intestinal : la sulfamidoguanidine. On arrive peut-être ainsi à stériliser en même temps les
voies urinaires et l’intestin dont le rôle est prépondérant dans ces affections.
Quoi qu’il en soit nous notons : le retour rapide de la vitesse de sédimentation à la normale et une acétylation urinaire de l’ordre de 0,3 0}.
ee. D PR
Enfant M..., 5 ans, atteint de colibacillose rénale depuis le 10 mai 1948 : fièvre, douleurs lombaires, urines très louches sur lesquelles on met en évidence :
De l’albumine pathologique : 2,50.
Du pus en abondance.
Des cellules vésicales desquamées.
Des colibacilles (rares à l’examen direct).
La maladie est tout d’abord attaquée par des antiseptiques et acidifiants urinaires, ainsi que par des vaccins qui s’avèrent inopérants.
Du 11 au 19 mai, la fièvre se maintient entre 38°5 et 40°, évoluant par accès.
Le 19 au soir, l’enfant a 39°6. Ls urines sont très épaisses, une nouvelle analyse montre toujours du pus, de l’albumine, des cellules vésicales (la cystite est minime).
On donne à 17 heures et à 21 heures, chaque fois, un demicomprimé de S. M.T.
La nuit est bonne : le lendemain, l’enfant a 37°4.
On surveille l’évolution de la température plusieurs fois
dans la journée — celle-ci reste basse — et l’on poursuit le S. M. T. pendant cinq jours à la dose de trois demi-comprimés par jour.
Cette cure terminée, on refait une analyse d’urine qui ne montre que :
Albumine = traces.
Pos —20:
Quelques rares cellules vésicales, amicrobie apparente après centrifugation.
+ Pare.