LE 606 ET LA TRANSFORMATION ÉPITHÉLIOMATEUSE DE LA LEUCOPLASIE
Nous avons au début, de cette étude, parlé assez longuement du traitement chirurgical de la leucoplasie. Comme le traitement hydrargyrique et le
traitement ioduré nous voyons le 606 impuissant
dans la leucoplasie pré-épithéliomateuse ; c’est dans ces cas que le médecin doit faire place au chirurgien.
Nous avons vu, en effet, en examinant nos 16 observations de leucoplasies traitées par l’arsenobenzol, un cas où le résultat thérapeutique fut absoiument nul et même malheureux. Ils’agit de l’observation XI. Malgré un total de 1 gr. 20 de 606 en mars 1911, malgré o gr. 80 en jnin, malgré 1 gramme en juillet, l’état est demeuré stationnaire ou s’est aggravé même avec l’aide du radium et lPabsorption
de solution biiodurée. En lisant attentivement cette
observation nous voyons qu’il y est question, non seulement de leucoplasie opalescente ou même cicatricielle, mais de leucoplasie épithéliogénée puisque !
-dès le début du traitement une partie d'un bourgeon
saillant et végétant est prélevée pour biopsie. En fin d'observation le diagnostic d’épithéoma est porté et le malade est envoyé à M. Morestin, chirurgien de l'hôpital Tenon. Ainsi dans les cas de ce genre la conduite à tenir n’est pas douteuse ; il faut le plus rapidement possible faire intervenir le chirurgien. Peut-être dans la suite le rôlé du médecin ne sera pas terminé? Si la perfection de la réunion chirurgicale et la sévérité de l’asepsie ont mis le malade à l'abri de l’infectton secondaire, une fois l’exérèse élégamment pratiquée, le 606 sera peut-être utile à un malade auquel il n'aurait pu que nuire aupara- Va Et : 1: