CHAPITRE VI
LE 606 N’AGIT-IL HEUREUSEMENT QUE DANS DES CAS OU UN AUTRE TRAITEMENT AURAIT AG1 ?
: Après avoir, autant qu’il nous le fut possible, mis en lumière les résultats thérapeutiques donnés par l’arseno-benzol dans le traitement de la leucoplasie, il nous paraît intéressant de faire un parallèle entre ces résultats dus au 606 et les autres traitements, mercuriel ou ioduré, qui ont pu être employés chez les malades en question depuis le debut de leur leucoplasie. |
Nous ne pouvons mieux faire que passer simplement en revue nos 16 observations.
Dans l’observation 1 le malade est alleint de leucoplasie depuis cinq mois. Pendant les quatre premiers mois il a pris une potion dépurative avec trois interruptions de une semaine. l'endant le cinquième moisil a reçu à l'hôpital de la Charité quatre injections intra-fessières d'huile grise. Ce traitement n’a donné aucun résultat.
L'observation Il nous montre un malade atteint de leucoplasie depuis six ans, Malgré trois séries de
dix piqûres de benzoate d’hydrargyre, selon son expression « le blanc n’a fait qu’augmenter ».
L'observation III ne signale aucun traitement de la leucoplasie antérieur au 606.
Avec l'observation IV nous avons affaire à un malade qui présente une leucoplasie traitée depuis un mois et demipar des pilules de Dupuytren, . à raison de deux par jour, absolument sans résultat.
Le malade de l'observation V a de la leucoplasie depuis quinze mois. Il a pris de l’iodure de potassium d’une façon très irrégulière, sa leucoplasie est considérable, dit l'observation.
L'observation VI ne nous permet pas de dire si le malade asuivi un traitement spécifique depuisl'apparition de sa leucoplasie.
Il en est de même de l'observation VII.
Dans l'observation VIII nous voyons un malade qui a subi un traitement à l'huile grise. Sa dernière piqûre remonte à un mois et demi, et il est probable que sa leucoplasie en ilôts eten nappe était antérieure, au moins en partie, à cette fin de traitement mercuriel.
L'observation IX ne parle pas d’un traitement de la leucoplasie autre que le 606.
Le malade de l'observation X a de la leucoplasie depuis dix ans. Quoique le malade ait cessé de fumer et pris de l'iodure de potassium il écrit que «sa langue se casse » et l’on constate chez lui de la leucoplasie
Dans l'observation XI nous avons affaire un à
re
- malade qui présente une leucoplasie linguale abon-
dante mais il ne prend de l’iodure de potassium que
< F depuis dix jours.
Lesobservations XII, XIII, XIV et XV ne font
É mention d'aucun traitement spécifique de la leuco-
__ plasie antérieur au 606.
Le malade de l'observation XVI a de la leucoplasie depuis huit mois. Il prend vainement des pilules de
protoiodure d'hydrargyre, ses lésions ne changent
pas.
Ainsi sur huit observations où il nous est permis de relever un traitement de la leucoplasie autre que le 606, huit fois nous sommes en présence d’un résultat négatif ; et dans l’observation II même il y a
accroissement des lésions. |