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EMPLOI DE L'HISTAMINE DANS LE TRAITEMENT DE LA PELADE

I nous a semblé indiqué d’utiliser l’histamine dans le traitement de la pelade, surtout lorsqu'on ne trouve aucune cause manifeste, et ceci en raison de ses effets pharmaco-dynamiques. En effet, l’hyperhémie cutanée qu’elle provoque, l'amélioration du métabolisme local, l’action sur le système nerveux cutané, Paugmentation de la vitesse de résorption, sont autant de facteurs susceptibles de faire régresser les troubles observés dans la pelade.

D’autre part, comme nous l’avons montré, plusieurs traitements locaux de la pelade agissent très vraisemblablement par lhistamine qu’ils libèrent. Il en est ainsi des diverses excitations physiques, de certaines lotions excitantes, des injections de protéines ou de lait. 3

Nous avons aussi été encouragé par les bons résultats que différents auteurs ont obtenus avec ce médicament :

Les premiers qui ont essayé cette thérapeutique sont les auteurs belges : Craps et Alechinsky, qui. en 1933, rapportent que, les injections et les frictions ayant de gros inconvénients locaux et généraux et

des effets médiocres, ils se sont adressés à la cataphorèse qui produit un érythème apparaissant après plusieurs heures. Ils ont obtenu de bons résultats, analogues à ceux obtenus par les autres procédés.

En France, Gougerot et Albeaux-Fernet ont obtenu des résultats encourageants par la voie intradermique mais ont préféré la méthylacétylcholine à lhistamine.

Lévy-Franckel, utilisant également la voie intradermique, rapporte que sur six cas traités par lhis tamine dans le service du Docteur Weissenbach à l'hôpital Saint-Louis, il a obtenu :

—— deux succès, dont un dans une pelade de la barbe symétrique datant de 7 mois, et un autre chez une femme de 58 ans, atteinte d’une plaque de la région occipitale et d’une autre de la région mastoiïdienne, chez laquelle 8 injections d’acétylcholine n'avaient amené aucune repousse ;

__ deux échecs <

— el un succès partiel chez un sujet atteint d’une pelade décalvante datant de 11 ans et chez lequel lPacétylcholine n'avait amené aucune amélioration. Après 15 injections d'histamine il a constaté une repousse de follets vigoureux sur les régions frontales et temporales. Les repousses les plus rapides ont demandé dans ce cas 10 semaines.

Constatant qu'il y a des échecs inexplicables, à côté de beaux succès, Lévy-Franckel propose d’associer des injections d'extraits hormonaux. benzogynoestryl, extrait de lobe antérieur d’hypophyse à

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