‹ Traitement de la péritonite tuberculeuse par la recalcificationChapitre 7 sur 25 · CUS · texte numérisé non relu

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car C'est une eau très calcaire ne contenant que peu de sulfate de chaux. IT faut avouer qu'avec certains de nos malades, nous n’obtenons pas l’usage régulier de cette pratique bien que nous leur permettions de ne boire qu'un demi-verre au lieu d'un, verre avant les repas.

Tel est le traitement médicamenteux et hydrominéral appliqué chez l'adulte.

Chez l'enfant, les prescriptions restent les mêmes, les doses seules différent. La quantité de sels de chaux sera par jour de 0 g. 30 jusqu’à un an et on ajoutera 0 g. 05 par année au-dessus de cet âge.

Comme on peut le constater, réserves faites au sujet de la magnésie, les médicaments, leurs doses, le moment des prises sont sensiblement les mêmes dans la tuberculose du péritoine que dans toute autre localisation. Dans le paragraphe suivant nous verrons des modifications plus importantes.

2° Régime alimentaire. — La plupart des malades que nous avons observés à l'hôpital nous sont arrivés avec une diarrhée plus ou moins abondante. La dernière venue (observation XIX) avait huit à dix selles par jour avec vomissements, et élait vraiment intoxiquée par le régime alimentaire inopportun suivi chez elle. Ce sont donc des malades dont il faut surveiller attentivement le tube digestif puisque là est le point faible. II faut aller prudemment, fournir progressivement une dose alimentaire capable d’être tolérée d’abord, puis d’être assimilée sans surchage.

Tous les malades observés cetle année ont dà être mis

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au régime lacté absolu dès leur entrée et pendant une huitaine de jours. Tous l'ont bien toléré, sauf celui de l'observation XVI qui a dû être mis au bouillon de légumes : le lait ayant âugmenté le météorisme et la diarrhée.

Dès que l'intestin fonctionne mieux, très vite nous adjoignons de petits potages épais aux pâtes ou aux farines préparés au lait ou au bouillon de légumes.

Au bout de quelques jours nous ajoutons aux deux puis aux trois potages quotidiens une, puis deux purées, que. nous remplaçons ensuite par des pâtes alimentaires, du riz, que nous faisons alterner pour varier le menu.

Après avoir donné deux ou trois jaunes d'œuf nous ne modifions pas le régime pendant plusieurs semaines.

Plus tard, en surveillant sérieusement nos malades, nous donnons un peu de viande crue ou de jus de viande, puis de la viande rôtie ou grillée. Enfin, nous donnons un peu de pain. Celui-ci et la viande sont, en général, les aliments les moins bien supportés.

Comme dans l'alimentation des tuberculeux en général, nous proscrivons l’ingestion de mets acides (salades, fruits crus, oranges, citrons, vin, bière). En général nous ne donnons pas de lait caillé, sans le défendre d’une façon absolue en cas de tolérance pour cet aliment et d’intolérance pour tout autre. Nous ne donnons pas d'aliments capables de fournir des acides pendant la digestion (graisse, pain de luxe riche en levure).

En cas d’ascite, nos malades sont alimentés mais soumis à un régime achloruré ou hypochloruré.

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3° Prescriptions d'ordre physique. — A) Le malade est mis au repos au lit et reste couché pendant toute la durée du traitement, c'est-à-dire pendant plusieurs mois. Le tuberculeux ne devant « pas user son corps pas plus par la fatigue musculaire que par la fatigue intellectuelle et morale » (Sogniès).

L'immobilisation de l'abdomen est d’ailleurs la base du traitement de toute inflammation de la séreuse péritonéale. De plus, le repos facilite la digestion, diminue les mouvements respiratoires et la production des toxines musculaires. Comme il s'oppose à l'exagération des combustions et à l'accumulation des déchets c'est aussi un antithermique.

B) Nous avons coutume d'appliquer sur le ventre de nos malades une serviette chaude humide, bien exprimée, recouverte de taffetas gommé. Tout en contribuant à immobiliser les anses intestinales, elle agit comme un révulsif doux el comme calmant de la douleur. Les applications chaudes sont renouvelées plusieurs fois paï jour et continuées longtemps sauf s’il survient de lirritation cutanée: Alors, noùüs cessons momentanément et plaçons sur les téguments soit de la poudre de tale soit de la pommade à l’oxyde de zinc.

C) Enfin, nous faisons de l’aération continue. Les lits sont munis de couvertures chaudes et les fenêtres sont ouvertes progressivement. S'il fait du vent, un paravent garantit le malade, et s'il fait froid, la chambre est chauffée.

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4 Prescriptions adjuvantes. — Nous ne donnons habituellement ni chlorhydrate d'adrénaline comme le fait M. Sergent, ni extrait hépatique, ni arsenic. Mais la méthode que nous suivons n'exclut pas l'emploi de ces médicaments pas plus que d’autres quand certains symptômes en indiquent la nécessité : ainsi, en cas de fièvre, nous donnons volontiers un cachet de cryogénine de 0 gr. 25, une potion calmante sl y a toux persistante. En cas de constipation, les bouillies, les purées sont présentées moins épaisses, l’eau de Saimt-Galmier est donnée à la dose de un ou deux verres aux repas. Si le régime est insuffisant à rétablir des selles régulières, nous administrons un lavement huileux. Si, au contraire, la diarrhée s'installe, nous revenons à un régime sévère (régime sec avec potages el purées épaisses), les cachets de chaux sont prescrits sans magnésie, au besoin nous leur adjoignons trois à quatre grammes de bismuth. |

Les compresses chaudes pourraient être remplacées par tout autre moyen immobilisant les anses, tel que le collodion; mais il irrite souvent la peau. La teinture d'iode, qui fait une révulsion plus intense, est en général assez mal tolérée par les sujets à épiderme délicat. L'huile gaïacolée à 1 pour 20 a aussi été préconisée, elle agit à la fois comme analgésique étant ithermique; mais il faut craindre la possibilité de collapsus cardiaque par son emploi prolongé.

5° Modèle d'ordonnance. — Voici comme nous avons coutume de rédiger une ordonnance pour le traite-

RE ment d'une péritonite tuberculeuse de forme moyenne :

Carbonate de chaux . . : . . Or: 50.

PRE Phosphate tribasique de chaux 0 gr. 20, Magnésie calcinée.

Chlorure de sodium.

Pour un paquet N° 60.

> ââ O gr. 45.

Prendre le contenu d’un paquet à la fin des repas du matin, de midi et du soir, mélangé aux aliments.

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