‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 167 sur 610 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Influence curative des substances autres que le mercure qui entrent dans les préparations hydrargyriques.

Jusqu'à présent nous n'avons parlé que du mercure. Mais on doit se demander si les substances qui entrent dans ses diverses prépai-ations n'exercent pas, à côté de lui, une action thérapeutique dont il faut tenir compte. Il est peu probable qu'ils restent tout à fait inertes. Leur rôle dans la toxicité ne laisse aucun doute.

C'est en se fondant sur les propriétés antiseptiques de l'acide phénique que M. le professeur Gamberini a été conduit à employer le phénate de mercure. M. Silva Araujo avoue qu'il s'est inspiré de l'idée qu'avait eue le savant médecin de Bologne, pour introduire le salicylate de mercure dans la thérapeutique de la syphilis. Il comptait que l'acide salicylique devait favoriser l'action du mercure.

On a prétendu que le protoiodure d'hydrargyre n'était pas bon clans le traitement de la syphilis, à l'époque où on a l'habitude de l'administrer, parce que l'iode qu'il contient est conlre-indiqué dans la médication de la syphilis secondaire.

Celle opinion ou mieux cette erreur se trouve exprimée dans une communication de M. Ch. Allen sur le traitement de la syphilis par les injections sous-cutanées de tannate de mercure.

Il reproche au calomel de produire la salivation, ce qui est vrai; au sublimé, les troubles stomacaux, ce qui arrive quelquefois; et au protoiodure, tous les désagréments ci-dessus, avec la diarrhée séreuse en plus, sans compter l'inconvénient qu'il y a à administrer trop tôt une préparation iodée. Le docteur Allen s'en tient donc au

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