IL FAUT INTERDISE LE COÏT FECONDANT CHEZ TOUS LES SYI'HIMTIOUKS
si complexes eL souvent si embarrassantes par l'incertitude des événements, qu'en se plaçant à un point de vue exclusivement médical. 11 y a peu de cas où sa responsabilité soit plus grande et plus engagée. Qu'il soit donc pessimiste plutôt que le contraire. Qu'il précise, qu'il multiplie, qu'il exagère môme au besoin, qu'il décrète du ton le plus absolu toutes les garanties de salubrité pour les deux géniteurs et pour leur progéniture.
II. Le mariage, en prenant ce mot dans son sens le plus large et dans ce qu'il implique de continuité pour les rapports sexuels, est une cause très fréquente de contagion et de transmission héréditaire syphilitiques. Toutes les deux sont connexes et se produisent principalement à l'époque où l'infection est en pleine virulence, c'est-à-dire pendant ses deux ou trois premières années. C'est alors que la propbylaxie contre les dangers de la syphilis clans le mariage doit viser tout à la fois la contagion et l'hérédité, et soumettre, sous ce double point de vue, les rapports sexuels à une surveillance sévère, minutieuse et même indiscrète.
Elle s'adressera beaucoup plus à l'homme qu'à la femme. Dans la grande majorité des cas, nous n'avons à nous préoccuper que du mari, de l'aspirant au mariage ou du fiancé. C'est eux qu'il est essentiel d'éclairer de nos avis et de catéchiser, puisqu'ils peuvent infecter la femme directement par un de leurs accidents contagieux, et indirectement par l'intermédiaire du fœtus. La femme, au contraire, ne peut infecter le mari que par le premier de ces deux modes de contagion. Et puis, n'est-ce pas le mari qui a le rôle prépondérant dans l'acte du coït pour prévenir la fécondation? N'est-il pas plus difficile et surtout plus délicat d'agir sur la femme, quand, par exception, c'est d'elle seule que vient le péril syphilitique dans le ménage? Son ignorance en ces matières, son inconscience, je dirais presque son insouciance du danger, sa passivité forcée, les difficultés qu'elle a de prendre une initiative préventive et efficace dans le congrès sexuel, son incontestable supériorité dans la transmission héréditaire, toutes ces circonstances et beaucoup d'autres qu'il est aisé de deviner n'opposent-elles pas des obstacles beaucoup plus sérieux que quand il s'agit de l'homme, à la prophylaxie de l'hérédo-syphilis et de la contagion? Par eux se trouve largement compensée l'infériorité numérique du danger dont la femme est l'unique source.
III. Il est fort difficile d'obtenir des époux, surtout quand ils sont jeunes, les précautions gênantes capables d'empêcher la fécondation. Beaucoup ne peuvent pas ou ne veulent pas s'y astreindre, ou s'oublient au moment où ils auraient le plus besoin d'être maîtres d'eux-mêmes. Édifions-les du moins, faute de mieux, sur les moments où le coït sans entraves est le plus dangereux comme transmission héréditaire. Eh bien, c'est incontestablement pendant les poussées actives de l'infection1.
1. D'après Diday, ce serait pendant la fermentation morbide qui précède ces poussées, que la contagiosité et la transmissibilité atteindraient leur maximums lien donne pour preuve que souvent le vaccinifère qui infecte n'a rien au moment où l'on s'en sert, et qu'il ne sort que plus tard de ces dangereux états de latence spécifique. Il conclut que l'aptitude du père et delà mère à procréer