COMPARAISON ENTH1S LA PROPHYLAXIE DES THOIS MALADIES VÉNÉRIENNES
commode. Souvent on les oublie, on les dédaigne ; ou bien ou Les rejette parce qu'ils sont gênants ou ridicules.
Celle prophylaxie un peu trop terre à terre n'est sans doute pas à dédaigner. Il faut même avouer qu'elle est d'une grande efficacité contre la blennorrhagie, et contre le chancre mou ou chancrelle.
C'est que ces deux maladies sont essentiellement vénériennes: elles ne se contractent que dans l'exercice des fonctions génitales. Leur topographie est donc très circonscrite. De plus, elles n'embrassent que la période de l'existence où ces fonctions entrent et restent en activité. L'enfance et la vieillesse en sont exemples. Enfin on n'a à s'occuper d'elles que pendant leur durée. Comme elles sont transitoires et ne s'installent pas à demeure dans l'organisme, du moment qu'elles sont guéries, leur prophylaxie pour l'individu, pour son entourage et pour la société est terminée. On n'a qu'à se répéter en cas de nouvelles contaminations blennorrhagiqucs ou chancrelleuses.
I. En est-il ainsi pour la syphilis? Non, et nous n'avons que l'embarras du choix pour en multiplier les preuves. Dans la trilogie vénéréologique, n'est-elle pas, en effet, la moins empreinte de ce qui constitue la maladie vénérienne? Sans doute, elle se contracte surtout dans les rapports sexuels ; mais est-ce que tous les actes de la vie, même les plus innocents, ne sont pas capables de la donner? Une infinité de circonstances, parmi les plus étrangères à ce qui tient aux choses d'ordre génital, créent ou favorisent la contamination. Comme la maladie est constitutionnelle dès ses premières heures et se traduit par une infinité de lésions dont un grand nombre et presque toutes, dans les premières années, sont aussi contagieuses que le chancre, le danger se montre sur tous les points de l'organisme, insidieux el presque toujours inattendu, d'apparence bénigne et d'autant plus redoutable.
L'ambiguïté des lésions virulentes, leur aptitude aux récidives, aux poussées incessantes, voilà déjà deux conditions morbigènes qui élargissent singulièrement le domaine et la durée de la prophylaxie syphilitique. Celle des deux autres maladies vénériennes est un enfantillage à côté d'elle.
Et remarquez quelle amplitude elle prend quand on sort de l'individu pour s'occuper de sa race, pour préserver, dans le mariage, le géniteur qui n'est pas souillé, pour empêcher ou pour assainir les grossesses syphilitiques , pour prévenir l'hérédo-syphihs, pour