‹ Traitement de la syphilis [electronic resource]Chapitre 97 sur 610 · PROCÉDÉS DIVERS DR FRICTIONS MERGURIELLES · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS DIVERS DR FRICTIONS MERGURIELLES

purement théorique que le mercure, pour guérir la syphilis, doit suivre la voie qu'a prise la matière contagieuse pour infecter l'organisme. 11 ne faisait subir aucune préparation à ses malades.

Pihorel, au contraire, les purgeait, les saignait, les baignait pour les rendre plus aptes à l'absorption mercurielle. 11 faisait frictionner le dessous des pieds et la paume des mains, la face interne des jambes ou celle des bras et des poignets, avec la pommade suivante :

If Onguent napolitain 90 grammes.

Sulfure de chaux ammoniacale 19 —

Cirillo se servait pour les frictions d'une pommade au sublimé et au chlorhydrate d'ammoniaque. Préparation préalable des malades. Friction sur la plan Le des pieds. 11 choisissait, comme on l'a fait beaucoup depuis, le printemps et l'automne pour ordonner ces frictions.

Scotigna, pour mieux doser que ses prédécesseurs, faisait placer le soir dans chaque aisselle de 2 à 4 grammes d'onguent napolitain, et il maintenait, toute la nuit, la peau en rapport avec le médicament. Le lendemain, disait-il, l'absorption était complète.

Clare frictionnait trois ou quatre fois par jour la face interne des joues, aux environs du conduit de sténon, avec 2 ou 5 centigrammes de calomel.Plus tard, il choisit les gencives et la face muqueuse des lèvres. Le malade ne devait ni cracher, ni avaler, ni boire pendant une demiheure après chaque friction. Comme dentifrice, il prescrivait un mélange de mercure doux et de bol d'Arménie. D'après lui, 40 centigrammes de calomel pris par ce procédé correspondaient à lE'', 50 environ d'onguent mercuriel en frictions cutanées. Brachet (de Lyon) adopta la méthode de Clare en la modifiant. 11 faisait placer le médicament sur la langue, qui opérait elle-même la friction contre le palais. Ces frictions glosso-palatines se faisaient matin et soir.

La méthode de Larrey consistait « en frictions faites le soir sur les pieds que l'on recouvrait de chaussettes pendant la nuit et qu'on lavait au savon le matin ».

C'est sans doute ce procédé qui a suggéré à M. Denis-Dumonl la chaussette napolitaine.

Il est inutile de dire qu'on a renoncé à tous ces procédés fantaisistes, qui sont bien inférieurs aux véritables frictions failes comme il a été dit précédemment.

II. Plusieurs tentatives ont été faites, dans ces derniers temps, pour substituer le rajoute! à l'onguent mercuriel, dans l'iiydrargyrolhérapie par le procédé ries frictions.

M . Bovero emploie, pour ces frictions, :>0,7o centigrammes ou 1 gramme de calomel, uni à n grammes de lanoline et à 1 grain nie de beurre de Cacao, ou mieux de graisse purifiée. Les frictions sont faites, tous les cinq ou huit jours, pendant vingt-cinq minutes. An bout de cinq à sept frictions, les accidents secondaires ont disparu.

M. Bovero suspend alors le traitement pendant deux semaines ou Mauriac. 9

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