‹ Traitement de la syphilisChapitre 7 sur 7 · TRAITEMENT DES ACC ERVEUX PRÉCOCES DE LA · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES ACC ERVEUX PRÉCOCES DE LA

philis secondaire atteint surtout t alTecter aussi les organes intern i de la syphilis constituent un des ] lie et exigent un traitement partiel

est un des organes le plus fréquen ement affecté, soit l'iris seul, soit

s débute par des symptômes de coi connaître la nature, pour instituer i conjonctive commence ù devenir 3mcnt la pupille, on voit qu'elle a j igmente encore quand on dilate la litement de l'iritis et de l'irido-clK >nt l'emploi simultané des injecti de potassium, car ces déterminât] graves.

l faire une injection quotidienne de ure et donner deux à six grammes us de ce traitement général, il es e émission sanguine locale, en appi emporalc. Pour éviter les synéchii le par l'instillation de collyre au su iloie habituellement un collyre at ivante :

fais instiller trois fois par "jour u es huit heures.

TRAITEMBNT DE LA SYPHILIS lains cas; quand la pupille se dilate difiicilemenl cter quatre gouttes et même quelquefois sis gou toutes les six heures ou une goutte toutes les quali

utres cas, au contraire, deux gouttes, une matin

n entendu, d'ailleurs, que la continuation du coll; dilatation de la pupille. Quand celle-ci est suflisan nuer la dose de l'atropine et même la cesser con jnt nécessaire de surveiller attentivement la teni

atropine n'est pas employée assez tôl, et c'est I ;s adliérenccs se sont déjà produites et la pupille : t. Dans ce cas, quand les phénomènes aigus ont ^onjonctivale a disparu, il est bon, avanl de cesseï ayer de rompre les adhérences iriennes. On y arri ins l'œil alternativement, d^un jour à l'autre, de pille et de l'ésérine qui la contracte, e à l'atropine est le même que celui dont j'ai doni <c collyre à l'ésérine doit èlre formulé ainsi ;

lie un jour le collyre d'atropine, le jour suivant le ntinuant ainsi quatre qu cinq jours de suite. Si, ; n'a pas obtenu de résultat, il ne faut pas continuer rminalions oculaires profondes de la syphilis so 3ns sous-culanées mercurielles et de l'iodure de , comme l'iritis. Mais il faut savoir que les lésions eaucoup plus graves et beaucoup plus rebelles qi s ne guérissent pas ou ne guérissent qu'imparfaite rit spécifique le mieux institué.

)ns du Inrynx sont également assez fréquentes de la syphilis. Ce sont habituellement des ulcf X plaques muqueuses de la gorge. Celte laryng linaire sous rinducncc seule du traitement meneur it une grande prudence dans l'administration d à cause de la facilité avec laquelle les préparai des œdèmes congestifs dans les replis laryngés, si utile quelquefois de traiter localement les plaqu !t de les cautériser par des attouchements avec un rgcnt k. 1/50- On y arrive assez facilement à l'a

st souvent affecté au début de la syphilis; c'est par

rie légère, semblable à toutes les albui |iies (l'une néphrite superficielle congé m dans le traitement habituel de la i mt inaperçue. Mais, quelquefois ausf êliale, dont le caractère particulier est lanlc. La perte quotidienne d'albumine i davantage.

B lésion aussi profonde, comprometlan inspirer une grande circonspection d rits spécifiques qui risquent de s'accur nt des phénomènes d'intoxication et en in. .

traitement comprend le mercure et l'io ■escrire avec beaucoup de prudence, à , en augmentant progressivement le ivé la susceptibilité du malade et la [ fait comparativement l'expérience de n sérum sanguin.

préparation mercurielle qui m'a seml le de mercure, dont la dose quotidieni e rein est intact, est de quinze à vingt < litique, on peut commencer par cinq ■r la dose jusqu'à dix centigrammes et "a ensuite, au. bout de quelques jours ire à la dose quotidienne de un centigi même prudence sera observée dans «ium. Il faudra commencer par cinquani ur et n'augmenter que progressivemen ;s accidents d'intoxication iodique ne s gré le traitement mixte, mercuriel et i érit pas toujours. Parfois les malades ur rein dégénéré ne peut supporter le ilement est insuffisant et la néphrite ] les conséquences du mal de Bright.

foie peut être atteint, dans le cours de façons différentes, qui exigent un trait tère et l'hypertrophie du foie qu'on o lujours, sous la dépendance de l'infect ictère est simplement symptomatique d ire, provoqué par les médicaments. D ine toxique; il est produit par faction mprend combien il est important de d a syphilis, et de s'assurer que cet ictèr 1 mercurielle; car alors il faudrait cess ;u de continuer à le prescrire à dose

quand il est bien certain que la lésion hépatique est produil

""" "'^me qu'il faut instituer ou continuer ie traitement s]

e d'ailleurs dans ce cas aucune indication partiel

de sublimé ou aux injections sous-cutanées solubles

im qu'il faut avoir recours, comme dans toutes le

iéterminations nerveuses comptent parmi les mani s les plus fréquentes de la syphilis secondaire. Ces li s indiquent toujours une virulence exceptionnel! ique, bien qu'elles soient aussi favorisées, dai , par l'hérédité nerveuse ou par le tempérament nei

qu'il en soit, la syphilis à son début peut porter so Srlphériques, sur l'encéphale et sur la moelle épinii tiques, qui atteignent avec prédilection le nerf cubit

dans plusieurs observations, les artérites cérébra

I demandent nn traitement mixte, mercurlel et ic

II n'y a pas de temps à perdre pour arrêter les prog aire qui- accompagne les névrites, pour prévenir le ,1 et la paralysie, auxquels aboutit fatalement l'a lour enrayer la désorganisation de la moelle et la jui sont les conséquences rapides de la myélite sypt

aux injections mercurielles solubles qu'il faut des accidents aussi redoutables, aux injections de l . la dose de deux centigrammes par jour, auxquell : j'iodure de potassium à haute dose, six à huit grar léme traitement est applicable aux gommes périe du crâne et, particulièrement, aux gommes orbital ■es et qui peuvent produire des paralysies oculaires.

e. — DURÉE DU TRAITEMENT DE LA SY SECONDAIRE

est le traitement qui convient aux diverses man e secondaire de la syphilis, lurée pendant laquelle ce traitement doit è(re admi do la persistance plus ou moins longue des accideni a des cas dans'lcsquels le traitement doit être p4'e !ilx dans lesquels on voit les mêmes accidents récidi ice, ou persister dans la même régioB avec une ténac t surtout à la langue. et dans les- régions plantaires ei e ces syphilides tenaces, dont le traitement ne peui , ce sont des plaques muqueuses ; à la paume des mf ids, ce sont des syphilides squameuses psoriasiforrai esquelles on est obligé quelquefois d'avoir recour

ilTBHENT m LA PERIODE SECONDAIRE

ulminîstralioii du mercum avant (l'arrivur

lUYcnt longtemps altendrc.

p)iilis secondaires dans lesquollos les platiue

[Térenles, se reproduiseRt incessamment;

a cutanée généralisée se pmlonge, malgi-é

>rmale.

as, qu'il s'agisse de sypliilides persistante

léralisées, il ne peut y avoir de règles

I mercure. Il faut donner le traitement

suspendant seulement de temps en lemp!

a des menaces de stomatite mei'curielle,

d'intolérance gastrique.

elles, il est indispensable d'associer toujou ure et de continuer m6me la médication mt lesquelles on est obligé de suspendre

dans ces sypliilidcs tenaces qu'il est nécc e ordinaire du mercure. Au lieu de deux )enzoate de mercure en pilules ou on injt oit ti'ois pilules d'un centigramme de subi sous-cutanée de deux centigrammes de h tigramme de sublimé.

cas exceptionnels, on peut, pour les sjphil 5 dire, et de moyenne intensité, poser cer urée pendant laquelle le traitement doit éti it être intermittent et coupé par des intervs

que, si de nouveaux, accidents apparaissi os, le traitement devrait être repris immé

que je vais indiquer pour les difîérenis n ire ne sont pas absolues et comporterit de ndées par les circonstances individuelles.

inéiale, le mercure, employé en préparali cale, à laquelle, sauf exceptions, il faut d< iections sous-cutanées, doit être prescrit année, pendant cinq mois la seconde an ième année et pendant deux mois la quat odure de potassium au mercure à partir d(

il faut le donner de préférence dans les i l'absorbe pas de mercure, ituellement, la première année, par preseri

de suite, si le malade peut le supporter. < s de traitement de trente jours, séparées \

mois de traitement initial, il est bon de 1 mois, au bout duquel on ordonne un non buit mois qui restent pour terminer l'ann*

aura quatre mois de trailemeiit et guatre mois de repos, qui al

de mois en mois.

La seconde année sera organisée de la façon suivante : un mois un mois de traitemenl, un mois de repos, un mois ilc traitemenl et demi de repos, un mois de traitement, un mois et demi de mois de traitement, un mois de repos, un mois de traitement et ui repos.

L'iodure de potassium sera donné à la dose de un à deux grai jour pendant les deux périodes de six semaines du milieu de séparées l'une de l'autre par un mois de traitement mercuriel.

Pendant la troisième année, les quatre mois de traitement i seront séparés les uns des autres par deux mois de repos. L'i potassium sera prescrit pendant trois des huit mois de repos à ii à peu près réguliers.

Les deux mois de traitement de la quatrième année seront de p un mois de printemps et un mois d'automne. L'iodure de potas! ordonné pendant trois des mois intercalaires, soit par périodes d soit par périodes de quinze jours.

Les règles précédentes s'appliquent aussi bien aux pilules de qu'aux injections de benzoate de mercure, mais, pour ces den dose d'entretien doit être seulement d'un centigramme par jour.

Si l'on est amené à prescrire le mercure en frictions, celles manière générale, ne doivent pas être faites pendant plus de ving suite, de sorte que, pour les frictions, dans cliacune des quatn ciiaque mois de traitement mercuriel, est seulement représenté jours.

Les règles du traitement sont plus difliciles à établir, si l'on est s'adresser aux injections insolubles.

Qu'il s'agisse de calomel ou d'huile grise, la règle ordinaire < comme je l'ai dit plus haut, de ne pas injecter plus de cinq cent de substance active à la fois. Chaque cure mercurielle, correspon mois de pilules ou d'injections solubles, doit comprendre vin trente centigrammes de mercure ou de sel mercuriel, répartis e six injections.

Ces injections seront faites, les deux premières à cinq ou six j( lervalle, la troisième au bout de huit jours; mais, pour la qua sera prudent d'attendre plus longtemps, dix ou quinze jours, à laccumulalion du mercure dans l'organisme. Les injections devront être faites, de même, à dix ou quinze jours d'intervalle.

Ces délais nécessaires entre les injections font que ctiaque cui rielle par les injections massives, au lieu de durer un mois, dure] six semaines. Par conséquent, si l'on veut laisser un intervalle cures, il faudra ou que cet intervalle soit plus court qu'avec les les injections solubles, ou, si l'on veut qu'il soit de même dur nombre des cures mercurielles dans une année soit moins grar veut laisser entre deux cures successives le même intervalle qi

sels solublès, on ne pourra faire dans la première année que cinq cures mercurielles au lieu de sept.

Pour les trois années suivantes, le nombre des cures mercurielles diminuant d'année en année, il y a moins d'inconvénient à diminuer aussi rétendue des périodes de repos. Pour la troisième et la quatrième années surtout, qui ne comportent que quatre et deux cures mercurielles, il est de peu d'importance de réduire l'intervalle qui doit séparer deux cures.

L'iodure de potassium sera prescrit, concurremment avec les frictions et les injections insolubles, de la même manière et pendant le même temps qu'avec les préparations solublès.

Je crois utile de répéter, d'ailleurs, que je ne conseille pas le mode de traitement par les injections insolubles, parce qu'il est infidèle et dangereux, et qu'on ne doit s'adresser à lui qu'obligé par les circonstances.

Cette méthode des traitements successifs et intermittents, continués en dehors de tout accident, quelle que soit la préparation qu'on emploie, méthode dont M. Fournier est le promoteur le plus autorisé, a pour but théorique de détruire le virus syphilitique, de neutraliser, en quelque sorte, l'intoxication générale de l'organisme. C'est certainement la méthode thérapeutique la plus logique, à laquelle je souscris sans restriction. Mais ce serait une erreur de croire qu'en pratique elle arrive toujours au résultat désiré. Elle diminue vraisemblablement la fréquence des accidents ultérieurs, des accidents tertiaires, surtout des accidents tertiaires graves, mais elle ne réussit pas à les supprimer dans tous les cas. Il faut reconnaître que la syphilis la mieux et la plus régulièrement traitée n'est pas toujours à l'abri des accidents tertiaires.

Cependant,, après quatre ans de traitement régulièrement institué, comme je l'ai indiqué plus haut, et régulièrement suivi, on peut, dans la majorité des cas, considérer le syphilitique, sinon comme définitivement guéri, au moins comme inoflFensif.

Toutefois, si le syphilitique désire se marier et se reproduire, il est prudent d'attendre encore et de le soumettre à une expectation d'une année, sans traitement. Si, pendant cette cinquième année, on ne voit apparaître aucun accident nouveau, on pourra permettre le mariage, après une nouvelle cure mercurielle et une nouvelle cure iodurée, d'un mois chacune.

Lorsque la femme d'un syphilitique marié dans ces conditions devient enceinte, il est nécessaire, bien que la mère soit saine et n'ait pas été contagionnée par son mari, de lui faire suivre un traitement mercuriel, pour prévenir l'infection héréditaire possible du fœtus. Cette pratique n'est pas commode à suivre, car, en vertu du secret médical prescrit par la loi, secret qu'il faut toujours observer, quelque immoral qu'il soit, on est obligé de dissimuler à la femme la nature du médicament qu'on lui fait prendre.

Ce traitement préventif de l'infection du fœtus doit être, à plus forte raison, prescrit quand c'est la femme qui est syphilitique et mariée avec un homme sain, et, à plus forte raison encore, quand les deux conjoints sont d'anciens syphilitiques.

I) n'est pas nécessaire ordiiiairement, surtout quand c syphilis antérieurement bien traitées, de prescrire un ti pendant la grossesse. Un centigramme de sulilimé par jo un centigramme de benzoate de mercure, en injection s( sent dans la généralité des cas.

S'il s'agit, au contraire, d'une femme enceinte dont la s en pleine activité, dans sa période secondaire, ou si la fc d'accidenis spécifiques pendant sa grossesse, le Iraitemen être inslitué d'une façon intensive, comine dans une s; grave, c'est-à-dire qu'il faudra avoir recours aux inject solubles, benzoate ou peplonatc de mercure, a la dost grammes.

TRAITEMENT DE LA PÉRIODE TERTl a. —TRAITEMENT GÉNÉRAL

Les détails dans lesquels je suis entré relativement à 1 médication mercurielle pendant la période secondaire de geront d'autant l'exposé du traitement qui convient à la

Ce sont, en effet, les mêmes formules de pdules et cutanées qui sont applicables aux deux périodes. Le Irai les manifeslations de la syphilis est toujours le même; mercure qui est le médicament spécifique par excellence.

Mais Viodare de potassium, qui est déjà, dans la péno< adjuvant utile de la médication mercurielle, trouve dans li des indications constantes.

L'iodure de potassium n'est pas un spécifique comme surtout un résolutif des néoplasies syphililiques. C'est po est si efficace dans les hyperplasies conjonctives qui car part des lésions localisées de la syphilis tertiaire, qu'il cules cutanés ou de gommes, ou de prolifération anbryoi viscérale.

L'iodure de potassium doit donc être toujours associé toutes les manifestations de la période tertiaire de la s qu'on appelle le traitement mixte, lUais, de même que mercure produire facilement et rapidement, même à p certains sujets, des phénomènes d'intoxication et des e rance, de même il y a des organismes, absolument inti préparations iodurées, non seulement pour l'iodure de aussi pour l'iodure de sodium, qui est moins toxique que en possédant une efficacité à peu près égale, el par le quel(|uefois de le remplacer.

Les accidenis d'intoxication iodique sont variables d'i:

TRAITEMENT DE LA PERIODE TERTIAIRE gers et passagers, quelquefois graves. Le plus souvent, lent de l'enchUrènemeiiE, un peu de corjza et de larmoie isent au début du traitement et cessent après quelques je ce. Mais, dans d'autres cas, l'intoxication donne lieu à ii 3, à une véritable indammation des premièpcs voies aéri ire, de la muqueuse du pharynx et du larynx, parfois rhagies de ces muqueuses ou encore à des bémorrhagî iulement à des taches purpuriques, mais à des suffusior u moins étendues.

oxicitéde l'iodure de potassium est, en eiTel, essentieller are et c'est dans la production de ces hémorrhagies mul icipal danger de la médication iodurée.

tolérance de certains malades pour les iodures est telli seule dose de cinquante centigrammes d'ioilure de sodiui serve doux fois, pour déterminer immédiatement une é te. Chez ces malades, l'iode ne s'élimine qu'avec une ( on en trouve encore des traces dans l'urine au bout d( lérance pour les préparations iodurées parait donc teni ï un défaut de la perméabilité rénale. J'ai vu un cas rhagie, provoqué par l'iodure de potassium, chez un h me syphilis cérébrale grave, qui était eii même temp te interstitielle avec albuminurie. La médication ioduré tmorrhagie bronchique abondante, et l'accumulation du s aériennes produisit la mort rapide par suffocation et p; ut reconnaître, d'ailleurs qu'en dehors du purpura, les h es sont rares. Plus fréquemment on observe d'autri es, principalement des érythèmes et de l'acné, qui i uleuse. Exceptionnellement, on a signalé des dermites uses.

multiplicité de ces accidents odiques montre qu'il y esquels on ne peut prescrire l'iodure de potassium qu'a' î difficulté et l'on se trouve ainsi, chez eux, privé d'un ux pour le traitement des accidents tertiaires de la syph l'a semblé, néanmoins, qu'on pouvait, dans une ccrta ier à cette susceptibilité fùcheuse. J'ai vu plusieurs fois 1 e l'extrait de ratanhia, concurremment avec l'iodure dt lir, chez des individus prédisposés, l'apparition du purp ut aussi remédier à l'intolérance stomacale de certains n ■e de potassium et s'opposer parfois à la production nasal et de l'acné iodique, en faisant absorber, en môm' [icamcnt, de l'eau de Vichy ou du bicarbonate de soude grammes par jour.

s certains cas, l'iodure de potassium, sans être, à propre e, ne peut être supporté par l'estomac et occasionne t . Il suffit alors d'administrer la solution iodiirée en laver bsorber sans inconvénient.

Chez les malades qui supportent facilement, à la fois, l'iodure de p( sium et le mercure, il faudra prescrire, en même temps, ces deux ir caments dans toutes les manifestations de la syphilis tcrtiaii'e.

Poiir le mercure, suivant la gravité des accidents et suivant leur téna on s'adressera soit à la forme pilulairc, par ingestion buccale, soit injections sous-cutanées solubles. La dose quotidienne habituelle s omme dans la période secondaire, de deux centigrammes de sublimi pilules, ou de deux centigrammes de benzoate de mercure en inject Quelquefois il sera nécessaire de donner trois centigrammes de sel me riel par jour, soit trois pilules d'un centigramme de sublimé, soit injection de deux centigrammes de benzoate de mercure, plus une pi d'un centigramme de sublimé. On a vu, d'ailleurs, que la même met lion intensive était quelquefois indiquée aussi à la période secondaire. Quant ù l'iodure de potassium, il sera prescrit à dose variable sui les cas, de deux à buit grammes par jour et même quelquefois davant

b. — TRAITEMENT LOCAL DES SYPHILIDES CUTANÉES TERTIAIRES

Comme la syphilis secondaire, la syphilis tertiaire peut atteindre to les parties du corps', la peau, les muqueuses et les organes internes.

En dehors du traitement général, les lésions cutanées exigent auss traitement local, qui est ici d'autant plus important que les sypbilides tiaires sont ordinairement plus profondes que les syphilides secondai qu'elles sont toujours constituées par une infillration embryonnaire derme, que celle-ci évolue vers l'organisation fibreuse ou vers le ramo sèment et l'ulcération.

Il y a donc, au point de vue général, deux sortes de sypbilides culai tertiaires : les unes infiltrées et sèches, les autres ulcéreuses. Les premii demandent un traitement local résolutif; les autres ont besoin de pa j

ments modificateurs. i

Les sypbilides sèches, papuleuses et tuberculeuses, seront recouverte j

sparadrap de Vigo cum mercurio. Ce topique est le plus employé; ( aussi le meilleur. C'est également avec un morceau de sparadrap de 1 qu'il faudra recouvrir les gommes avant leur ramollissement. ;

Les ulcérations tertiaires, gommeuses ou autres, seront lavées fréqu |

ment avec une solution de sublimé au millième et pansées soit ave pommade au calomel au dixième, soit avec la poudre d'iodoforme, aussi avec des bandelettes de sparadrap de Vigo.

Pour les syphilides ulcéro-croûteuses, le meilleur traitement consis respecter la croûte, quand elle est solide et adhérente, car elle constitui ,

pansement protecteur nalurel, au-dessous duquel s'opère la cicatrisatioi l'ulcération. Ij,.

Dans certains cas, les ulcérations syphilitiques tertiaires présentent i ^

complication que nous avons déjà signalée dans l'évolution du chan j^.^^

;513] TltAITEMENT DE LA PÊRIO

«ypliilitiquc : c'est le phagédénisme. Ces ulcé ois une marche envahissante, dont tous :ieaucoup de peine à triompher. Le meillei léjà indiqué pour le chancre pliagédénique ; ongues et fréquentes avec une solution fail joudre d'iodoformc ou de compresses imbib le zinc au millième et des bains généraux p:

p. — TRAITEMENT DES DÉTERMI ET NERVEUSES DE LA SYP

Le traitement des déterminations viscén l'autanl plus important que, dans la plupart liliques se manifestent par les mêmes sympt nature très difïérenle, par des symptômes t( bien des cas, le diagnostic ne peut être i [l'épreuve. C'est seulement par le résultai [ spécifique qu'on pourra déterminer la natu tique d'une lésion.

Les considérations précédentes s'appilqu' tions de la langue. Les glossites tertiaires, j la langue, sont parfois très difficiles à disl de diagnostic douteux, c'est surtout, on pou médication mercurielle qu'il faut s'adresse potassium est très dangereux dans le canci maladie. Lorsque le diagnostic de la syphil traire le traitement mixte qu'il faut institue: injections quotidiennes de sel mercuriel sol la dose de deux centigrammes par Jour; en l'iodure de potassium à dose progressivem grammes par jour et même davantage.

C'est également par un traitement mixte é le syphiiome ano-reclal. Cette affection exij vention chirurgicale pour remédier à l'o matières par la néoplasic syphilitique.

La syphilix hépatique, qui ressemble bea' cirrhose atrophique du foie, est également curielles solubles et de l'iodure de polassii combien il est important, en présence d'un lacle à la circulation veineuse du foie, de gique antérieur et de rechercher la syphi deux cas de sclérose hépatique, présentant

3lropbique du foie et dont la nature syphilitique a été constatée à 1 topsie, j'ai observé uqc pailiculailté de Vuscite qui, si elle était confin par des observations nouvelles, pourrait Cire d'un grand secours dans cas de diagnostic douteux; l'épancbement ascitique, ponctionné pendan vie, présentait une coloration venlûlre duc à la présence de la mati colorante delà bile.

Les lésions tertiaires de Voppareil respiratoire sont aussi parfois d diagnostic très difficile et l'on ne saurait trop recommander au médecin penser toujours h la sypbilis en présence d'une laryngite ou d'une pneui pathic chroniques. C'est surtout avec la tuberculose qu'on est expos* confondre ces lésions tertiaires, bien que le diagnostic soit rendu beauct plus facile aujourd'hui par la constatation du bacille tuberculeux.

La sypbilis laryngée ou pulmonaire doit être combattue par un tra ment mixte énergique, comprenant les injections mercurielles soluble: riodurc de potassium. Mais, ainsi que je l'ai déjà fait remarquer à pro du traitement de la syphilis secondaire, l'iodure de potassium peut av une action très funeste dans la syphilis laryngée, à cause de la congest œdémateuse qu'il provoque souvent et qui peut déterminer des phénomè d'asphyxie. Il ne faut donc prescrire l'iodure de potassium qu'à petite de dans la syphilis laryngée, et après avoir éprouvé la susceptibilité malade.

Les gommes du poumon présentent tous les symptômes locaux et gé raux (le la phlhlsie pulmonaire et bien des cas curables de syphilis puli naire ont dû être méconnus, faute d'y avoir pensé. Le traitement gommes pulmonaires ne dilTèrepas d'ailleurs de celui de toutes les lésl tertiaires viscérales ; c'est encore aux injections solubles et à l'iodure potassium qu'il faut s'adresser.

Même dans les cas oJi la nature tuberculeuse des lésions est confirr par la constatation des bacilles caractéristiques dans les crachats, U p être avantageux, chez les anciens syphihti(iues, de donner le traitem spécifique. I>lui-ci améliore souvent l'état général des malades et même 1 état local.

Dans le rein, les lésions syphilitiques tertiaires sont des gommes, d le traitement ne présente rien do particulier à noter, si ce n'est qu'il nécessaire de vérifier de temps en temps la perméabilité rénale, afin d'év l'intoxication mercurielle ou iodique. J'ai déjà dit que la véritable néph syphihtique, dont le traitement est beaucoup plus difficile et le pronOo..^. plus grave, est une affection de la période secondaire. Chez les anciens syphilitiques, on peut observer la néphrite Interstitielle, mais cette lésion est plutôt para-syphilitique, comme je le dirai plus loin, et le traitement spécifique n'a plus d'action sur elle ou n'a qu'une action très incertaine.

Les alléralions cardiû-vasculaires ne sont pas rares dans la période tertiaire de la syphilis et iUaut avouer qu'elles sont souvent méconnues. Les

TRAITEMENT DE LA PÉRIODE TERTIAIRE i( myocarde sa manifestent par des symptômes l'écordjale, essoufflement, phénomènes mal détcr i, quelquefois un peu d'arythmie cardiaque; ce : toute myocardilc, çt, faute de renseignemenls si

ou de constatation de traces d'anciennes syphilid' chappe facilement, jusqu'a;j jour où le malade su iibilement par lampture du cœur. On voit comiti présence d'une myocardite, de soupçonner la sv e il y a à instituer de lionne lieure un traitement m r une terminaison aussi redoutable.

uelquefois utile, en même temps, de soutenir la

par l'administration de la caféine et de la digital myocardite s.

ms vasculairei, artérites et phlébites, dans la conti lus du traitement mixte mercuriel et ioduré, prés irapeuliques ordinaires de toutes les artérites e ;l sont exposées aux mêmes complications.

irlout dans l'encéphale que les artérites sypkitii : c'est là aussi qu'elles comportent le pronostic le iplégies dues à la thrombose artérielle d'origine 1res, et, particulièrement chez les jeunes gens ou il est de règle absolue, en présence d'une attaque lémiplégie, de penser toujours à la syphilis et de raitement mixte, des frictions mercurielles ou, de sous-cutanées solubles et de l'iodure de potassiun: lent doit même être prescrit dans les cas où l'on n t syphilitique certain, si le malade ne porte en b imiplégie, notamment s'il n'est pas atteint d'aire{ )ute, il serait coupable de s'abstenir, car il faut ti yphilis ignorées.

lilis cérébrale ne se manifeste pas toujours et sei nais aussi par des méningites gommeuses, par des a surface inlra-crùnienne et par des exostoses du ci t évidemment variables suivant le siège et l'étei

présence de paralysies incomplètes des membi'( aralysies crâniennes quelconques, notamment de faut toujours, sans hésiter, prescrire les injectio t l'iodure de potassium, après avoir examiné les i bilité rénale. La paralysie de la troisième paire, pas due au tabès, est toujours de nature syphilitiq issi un certain nombre de méningites déterminées les, qui présentent des symptômes assez semblab

tuberculeuse et qui sont d'autant plus importai int curables parle traitement spécirique.

Les lésions médullaires de la syphilis tertiaire reconnaissent plusieurs causes. L'altération de la moelle épinière peut être due à la compression! exercée par une exostose ou une gomme des vertèbres ou par une ménin-] gite gommeuse rachidienne. Mais le type le plus commun de la myélite tertiaire es^ilBi myélite transverse. Quelle que soit sa lésion initiale, la syphilis^ médullaire est une des causes les plus fréquentes de la paraplégie. Toute paraplégie chez un ancien syphilitique, et môme toute paraplégie d'oiigine incertaine, dont on ne trouve pas la cause évidente en dehors de la syphilis, doit être, sans délai, traitée par la médication spécifique. Cette règle est vraie dansions les cas, à tous les âges, et l'on ne doit pas se laisser arrêter par les dénégations du malade, qui, de très bonne foi, peut n'avoir pas souvenir de sa syphilis antérieure.

De la précocité du traitement dépend le succès de l'intervention tliérapeutique. Si on laisse la sclérose s'établir et les dégénérescences secondaires se produire, le traitement antisyphilitique risque de demeurer impuissant. Ce traitement doit atteindre son maximum d'intensité et de rapidité ; il faut prescrire une injection quotidienne de deux centigrammes de benzoate de mercure et donner l'iodure de potassium à la dose de quatre, six, huit et dix grammes par jour.

Il est utile, en même temps, de pratiquer des révulsions fréquentes le long de la colonne vertébrale sous forme de pointes de feu. Le traitement de la rétention d'urine et des matières fécales qui accompagne toute paraplégie ne présente ici aucune indication particulière.

Les lésions osseuses et articulaires, les exostoses, les périostoses, les gommes périostiques, les ostéites syphilitiques seront traitées parles pilules de sublimé ou les injections de benzoate de mercure et par l'iodure de potassium aux doses habituelles. Il est utile en même temps de recouvrir les exostoses et les périostoses des membres avec un emplâtre de Vigo cum mercurio.

Les gommes de la voûte palatine et du voile du palais, qui ne sont pas rares et qui, faute d'un traitement assez tôt institué, aboutissent à la perforation, demandent quelques soins locaux, quand cette perforation est effectuée. Il faut, pour exciter et pour activer la cicatrisation, toucher les bords de la perforation avec la solution de nitrate d'argent au cinquième ou même avec le nitrate acide de mercure, quand l'ulcération suit une marche envahissante. Dans quelques cas, des badigeonnages avec la teinture d'iode sont suffisants. Il est à peine besoin d'ajouter que la médication mercurielle et iodurée doit être prescrite comme d'habitude.

Le même traitement mixte doit être ordonné dans Vorchite syphilitique, sans modification spéciale. J'en dirai autant des autres déterminations viscérales de la syphilis tertiaire, que je ne mentionne pas en détail parce que leur médication ne présente rien de particulier.

Les lésions de la syphilis tertiaire, quel que soit leur siège, cèdent habi-

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