INTRODUCTION
Jusqu'à ce jour, les sels de bismuth ont été surtout employés, à l'intérieur, pour le traitement et le diagnostic des affections du tube digestif, à l’extérieur, pour le pansement des plaies traumatiques ou post-opératoires (Kocher), dans certaines affections cutanées et pour le traitement des trajets fistuleux. L’usage des composés du bismuth comme antisyphilitiques a été très restreint. Le protoiodure de bismuth est le seul corps dont nous ayons trouvé mention; il était employé dans les cas d’affections syphilitiques secondaires par Massucci et le professeur Reynold. En 1889 Balzer rendit compte, à la Société de Biologie, d’une série d’expériences sur la toxicité du
bismuth, qui avaient pour but : l'étude des phénomènes locaux
et généraux des préparations de bismuth avant l’emploi dans le traitement de certaines maladies et notamment de la syphilis. Les conclusions de cet auteur engagent à une grande prudence pour l’em-
ploi des sels de bismuth, en raison des accidents observés, et à partir
de ce moment, la littérature médicale reste muette sur l'emploi du bismuth dans la syphilis.
En 1914, Sauton indiqua l’action antiseptique du bismuth vis-à- :
vis du bacille tuberculeux en culture, et, poursuivant ses recherches avec M. Robert, il montra, en 1916, que le bismuth possède une action préventive, et, jusqu’à un certain point, curative, vis-à-vis de la spirillose des poules. Ces auteurs ont annoncé également des résul-
tats positifs, en ce qui concerne le traitement des trypanosomiases