Ponction blanche pansement compressif
21. — Peau rouge, squameuse, mais diminution du bourrelet supérieur.
27. — Un demi centimètre de liquide citrin, très épais, coulant
mal. La peau présente un petit bourrelet : pansement humide.
30. — Une fistule s’est produite au point. où était faite la dernière ponction, trop près de la lésion. Par expression on ramène un peu de liquide épais, sans aucun débris fongueux.
11 Janvier 1910. — Il ne reste plus qu'un bourrelet, gros comme. le petit doigt, long de 3 à 4 centimètres, occupant la partie médiane du ganglion, dont il ne reste vien autre. Ce bourrelet {schéma 4),
présente une peau rosée, mais solide quoique fort mince, ulcérée à
ScHéma 4.
son extrémité supérieure, au lieu où s'est fistulisée la ponction. On perçoit des masses fongueuses,
Incision de un centimètre à la partie déclive. Expression et curettage amenant gros comme une noisette de fongosités. Pansement à l'eau d’Abbare. |
17 février. — Les pansements à l’eau d’Alibour ont été continués ; mais les fongosités qui tapissent la peau n'ayant pas été complète-
ment” détruites ont seulement continué à se produire par les deux
petits orifices supérieurs et inférieurs. On fait donc uné injection d’éthér iodoformé dans ces orifices, injections qui font un dépôt d'iodoforme sur les parois malades de la peau décollée.
10 mars. — La cicatrisation est complète, mais deux injections d'éther iodoformé ont été pratiquées depuis le 17 février. Une croûte existe encore sur la fistule supérieure. HR ee à
Dans beaucoup de cas il n'existe point de vaste décolle ment, pas d’invasion du tissu cellulaire et de la peau sur une grande étendue. Mais au cours d’un traitement conduit avec prudence, cependant, on voit un envahissemen: localisé de la peau, au droit d’un ganglion. Parfois aussi, on est en présence d'un malade soigné trop tard et qui présente, lorsque le médecin est appelé, un envahissement localisé de la peau.
C'est généralement un point violacé, plus ou moins déprimé, à peau mince où va se produire la fistule. Parfois c'estau contraire un point jaune, plus ou moins en relief, ou bien encore une desquamation de la couche carnée en larges squames sèches,recouvre le point malade, bulbeuse, lisse, visi blement très mince. Il est délicat de savoir s'il convient ou non de considérer la fistule comme inévitable : c’est là une affaire d'appréciation que seule peut donner une expérience assez considérable.
Si l'on n'intervient pas, la fistule se créé, et chaque jour, à moins de soins minutieux, l’'ulcération va augmen- -ter : d’ailleurs cette fistule, même spontanée est beaucoup ‘moins redoutable si le ganglion a été traité déjà par des ponctions et des injections modificatrices | a ont limité lPactivité des lésions. À Si l'on intervient, au contraire, on est | maître de la situa-
— Alf —
tion.de force presque absolue en faisant l'intervention assez précoce. On.peut, ou bien ponctionner le. point le plus malade avec, un gros trocard, ou bien encore au bistouri. Mais, dans ce cas, il faut bien savoir que l'ulcération se- “cundaire sera toujours plus grande que l'incision faite par le chirurgien; la plaie augmentera de dimension durant deux ou trois jours,
Ge sont là des faits dont il faut étre prévenus. Mais al faut bien savoir également ; qu l'est facile de limiter Vul cération par un attouchewtent au nitrate d’ argent.
A incision faite, on exprime fortement le ganglion et on en peut ainsi faire sortir en une seule séance tout le ca- Séum. Quant apparaît unelégère hémorrhagie; il convient de cesser l'expression, car elle à alors donné tout le : rér sultat qu’on pouvait attendre d'elle. |
: On fait ensuite des-pansements soit à l’ alcool, soit mieux avec l’eau d’Alibour PoUReR
Sulfate de’cuivre ............. 2 grammés,
ALMA TE DE PI er a one ‘7 grammes.
de nt ere 0 gr.40.
Eau née de 2 ae JE . . 200 grammes, —
| Quand on se trouve, non en présence d’un sans lion les mais d’une masse ganglionnäire, on peut successivement vider tous les ganglions de cette masse par l'ul- -cération produite. On peut alors agir sur le ganglion per- ‘foré aver üne grande intensité, car on n’a plus à craindre d’ulcération de la peau étendue.
… Enfin, dans certains cas où l Re est seqnte. on peut ‘enlever à à la curette les débris caséeux ou les frag- - ments qui adhèrent à la paroi du ganglion et que ne sau-
. “ 6: . , FN es Ë raient faire les injections modificatrices, même l’éther iodoformé, très recommandable dans ces cas.
Obs. XVI. — PIEN. Yvonne, 14 ans. Entrée le 14 mai 1909. — Malade portant de nombreux ganglions carotidiens. Traitement des plus volumineux par injections modificatrices et ponctions. Les
autres sont soumis à l’action du traitement général seul.
Etat général médiocre. Une masse ganglionnaire du volume d’un gros œuf de pigeon, dans la région carotidienne supérieure gauche. Cette masse semble composée de plusieurs ganglions, sans qu'il soit possible de les délimiter de façon même imprécise. Elle est mobile sur les places voisines. À sa partie supérieure est la cicatrice d’un ganglion fistuleux, cicatrisé depuis l’arrivée de l'enfant à Berck.
Toute la chaîne carotidienne apparaît, à droite comme à gauche, exagérée par des ganglions du volume d’un pois ou d’une noisette. Pas de lésions dentaires (schéma 5).
2 Novembre. — On fait prendre à l’enfant de la viande crue, et de l'huile de foie de morue.
12. — On a fait sans résultat trois injections de calomel dans la
masse ganglionnaire. Injection de un demi-centimètre cube d’huile gomenolée à 50 °/,.
13. — Réaction violente, douloureuse. La peau est ridée, rouge, infiltrée, adhérente aux plans sous-jacents. La masse ganglionnaire a doublé de volume, est devenue très douloureuse. Au pôle supérieur est apparue une phlictène et un petit point blanc, ébauche d’ulcération,
La ponction faite de loin, amène facilement 5 centimètres cubes d'un liquide très épais, filant, peu grumeleux. Le ganglion reste dur.
Pansement humide en permanence.
15, — Peau enflammée, rouge, sur toute l'étendue du ganglion qui
est de consistance pâteuse. Pas de fistulisation comme on le redoutait. Fluctuation profonde. Pas de douleur.
Ponction : un demi-centimètre d’un liquide très épais, visqueux, filant, peu coloré en rouge, sans grumeaux. Injection de un quart de centimètre cube d’huile gomenolée à 1 °/,.
10. — L'irritation péri-ganglionnaire est calmée, mais la ponction révèle un tissu ramolli, non liquéfié. Injection de un quart de centimètre cube d'huile gomnolée à 20 °/,.
17. — Le ganglion n’est pas liquéfié, mais a une conoistance pàteuse. Le pus non liquide suffisamment ne peut passer par l'aiguille.
L’irritation cutanée est calmée, mais l’infiltration du tissu cellulaire non cutané persiste. De consistance pâteuse, le ganglion ne présente pas de fluctuation nette, Injection de un centimètre d’huile gomenolée à 20 °/,.