Peu de liquide, pas de caseum : injection de thymol
10. — Expression amenant gros comme un pois de caséum blanc. Les ganglions semblent vidés. On curette le ganglion superficiel, qui contient quelques débris fongueux. Pansement humide.
15. — Les ganglions traités sont vidés, affaissés. La fistule est fermée mais les ganglions carotidiens inférieurs persistent, peu diminués, L'enfant est mis à la solution arsénicale phosphorée, huile de foie de morue, viande crue. L'état général est excellent.
10 février. — On perçoit une masse indurée du volume d'un pois, au lieu des ganglions traités. Toute la chaine ganglionnaire est en régression. Bon état général : cicatrice rosée de un centimètre de
diamètre plane.
Obs. XVII. — D..., Marguerite. — 3 ans, Ganglion ramolli traité par injection de thymol, guérison après expression. Pas de cica-
trice visible,
Ponction en plein ganglion.
Gicatrices multiples de ganglions fistulisés à la région cervicale. Gomme cicatrisée de la jambe,
Ganglion carotidien inférieur gauche, du volume d’une noix, avec peau tendue, rouge foncé. Très mauvais état général : viande crue, huile de foie de morue tous les jours à partir de 4er septembre.
. 4e septembre 1909.— Ponction : un demi cent. cube de liquide séro-purulent, Injection de quelques gouttes de thymol camphré.
3. — Ponction.: un centimètre de liquide épais, grumeleux, verdâtre. Injection de quelques gouttes de thymol camphré.
: 5. — Quelques gouttes seulement de pus très épais, des grumeaux obstrueut partiellement l'aiguille. Injection de quelques gouttes de thymol camphré. :
7. — Le ganglion ést rouge, tendu, violacé. La ponction ramène 3 centimètres de liquide épais et grumeleux : le ganglion paraît vidé, mais est encore très volumineux.
19. — Le liquide s’est reformé rapidement : un centimètre cube de pus très grumeleux. Injection de thymol camphré.
21. — Peau très rouge. Le pus est très épais, grumeleux, coulant avec difficulté. Injection de quelques gouttes de thymol.
22. — Liquide très épais et très filant. Injection de thymol.
- 23. — Liquide purulent, un centimètre cube, Grumeaux abondants. Le ganglion n’est pas complètement vidé, ‘et une grande quantité de tissu n’est pas liquéfié.
25. — Les ponctions précédentes faites avec une aiguille ne pouvant ramener les débris caséifiés, on ponctionne médiatement avec : un petit trocard du modèle du D" Calvé et on ramène d’abondantes fongosités. |
27. — La ponction n'ayant pas réussi à vider le ganglion, la peau est rouge violacé, de plus en plus menacée. Elle présente même un point blanc de sphacèle : ce point est ponctionné directement avec un trocard et par aspiration d’abord, par expression ensuite, on vide à peu près le ganglion, qui était rempli de débris durs caséifiés.
29. — Nouvelle expression du ganglion, amenant un liquide hématique et des débris caséeux.
- & Octobre, — Fistule fermée : on sent encore le ganglion sous la cicatrice.
19. — Le ganglion est dur, la peau est rouge, vidée. Ponction blanche.
90. — Un point blanc de sphacèle est ponctionné, un demi centimètre de fongosités est amené par exprèssion.
21, — Nouvelle expression : le ganglion est vidé complètement.
2 Décembre 1909, — Coloration rosée de la peau sur une étendue de 2 à 3 centimètres avec une croûtelle grosse comme une tête d’épingle à l’emplacèment de la dernière ponction d’un point sphacélé:
Très bon état général,
S'il est des cas où le traitement méthodique de l’adénite bacillaire donne rapidement des résultats, s’il en est où la marche de l'affection est régulière, où les fongosités liqué-
fiés sont opérés sous forme de liquide de plus en plus limpide, s’il est d'autres cas moins favorables où le ganglion peut être tout entier évoqué par l’orifice minime d’une ponction ou d’une incision, il est des cas particulièrement rebelles ou des poussées successives favorisent l’envahissement des tissus voisins, lors de la lésion primitive, etaugmentent singulièrement la durée de la maladie.
Il nous a été donné d’examiner chaque jour un malade soigné par M. Audrieu, et durant son absence par M. Calvé. Ce malade, dont nous rapportons l'observation, présentait cette particularité fâcheuse de faire continuellement des poussées tuberculeuses dans le tissu cellulaire de la région malade, cela à une grande distance du ganglion. En somme, ce qui est intéressant dans l'observation qui suit, c’est que longtemps après la guérison des ganglions traités, il fallut lutter contre l’infection très marquée du tissu cellulaire sous cutané. Nous insistons particulièrement sur l'utilité des ponctions répétées qui permirent de limiter une infection dela peau très étendue. On
ne put malheureusement pas empêcher la fistulisation, mais du moins: ‘celle-ci fut-elle minime et laisse une cicatrice insignifiante,
Obs. XVIII. — Henri H..…, 29 ans, — Ganglions tuberculeux carotidiens traités Par injections et ponctions, Invasion du tissu cellulaire et infiltration de la peau. Vaste abcès sous-cutané fistulisé, incisé,
curetté et guérison avec une cicatrice punctiforme.
Antécédents. — Ganglions inguinaux droits bacillaires suppurés : en 1887. Rougeole, scarlatine, puis poussée de rhumatisme articulaire aigu avec endocardite et pleurésie en 1894, L'hiver suivant, gros engorgement des ganglions sous-maxillaires, durant plusieurs mois. Typhoïde en 1903. Pas de syphilis. ;
Depuis j janvier 1909, insomnie et ‘Somnolence, fatigue intellectuelle et physique, modifications du caractère, troubles généraux marqués, qu'on pense bien à dés phénomènesintestinaux. L'examen du malade est alors pratiqué minutieusement par M. Oettinger et aucun signe de tuberculose n’est décelé : c’est en mai 1909 que paraissent les premiers phénomènes locaux. Dans la région carotidienne droité grossit un ganglion haut situé, d'abord immobile, bientôt entouré d’une zone inflammatoire. A la fin d'août, ceganglion atteint le volume d'un gros œuf de pigeon ét est atteint d’une zone inflammatoire considérable.
27 Août 1909. — M. Papillon constate la présence de deux ganglions, prétrochéal siégeant au niveau des premiers anneaux de la trachée, atteignant le volume d’une amiende, fluctuant, tendu, recouvért d'une peau rouge, incolorée, très mince, sur lé point de s'ulcérer. L'autre, volumineux atteint lé volume d'un œufde poule, Situé dans la région carotidienne, il déforme la région ou il se manifeste comme une énorme voüssure. La peau, rouge, infiltrée revêt l'aspect classique de la peau d'orange : le ganglion n'est pas ramolli,
80. — Le ganglion prétruchéal menace la peau : l’état général est de plus en plus altéré : sueurs nocturnes, asthénie, somnolence, amaigrissement de 2 kilogs depuis le 10 août. Départ pour Berck.
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31. — Le D' Andrieu ponctionne le ganglion prétrochéal. On en
retire avec difficulté quelques gouttes de liquide épais et grumeleux, verdâtre. Une injection d'éther iodoformé est faite, fort douloureuse. La sensation de brûlure et de tension dure de quatre à cinq heures, le malade étant très nerveux et déprimé.
1% Septembre. — La ponction, faite avec, une aiguille de moyen calibre, amène 2 centimètres cubes de liquide clair, hématique,
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filant, coulant bien. Le ganglion reste dur, mais la peau, violacée, est cependant beaucoup moins tendue,
2. — Le ganglion se remplit rapidement et la peau est de nouveau tendue. -
h. — La ponction amène 3 centimètres de liquide très fluide, hématique. Après la ponction, le ganglion apparaît beaucoup moins - dur, mais l’infiltration péri-ganglionnaire reste manifeste. La peau
est encore rouge, mais n'a plus de teintes violacées : elle n’est plus tendue.
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5. — Même état du ganglion prétrachéal. Il semble que la périadénite du ganglion latéral carotidien diminue. Pourtant on constate au pôle supérieur de ce ganglion, en regard de la corne de l’kyoïde un point nettement douloureux.
6. — Le ganglion prétrochéal a perdu la rougeur de la peau qui le recouvre.
10, — La ponction amène hors du ganglion prétrochéal 2 centimètres de pus fluide hematique. |
16. — Durant ces premiers jours ‘du séjour à Berck, le ganglion latéral carotidien ‘a évolué rapidement. De consistance pâteuse, il est douloureux dans tout son pôle supérieur, adhère à la peau, rouge et atteint le volume d’un œuf de poule. Le ganglion pré-trachéal contient également du liquide, mais en petite quantité et ne présente aucune menace pour les téguments superficiels : la peau est infiltrée sur toute la région relevant de la mastoïde au maxillaire en haut et à deux travers de doigt au-dessus de la clavicule en bas
La ponction du ganglion latéral, carotidien, faite avec une aiguille de moyen calibre, amène un centimètre cube de liquide épais, verdätre, grumeleux, s’écoulant avec la plus grande difficulté. On injecte quelques gouttes de thymol camphré, additionné d’un peu d’éther. Le liquide injecté est d’ailleurs aspiré immédiatement, l’aiguille restant en place. Pas de douleur au moment de l’injection du liquide modificateur.
17. — Durant une partie de la journée et presque toute la nuit, des sensations douloureuses sont apparues dans les ganglions malades, sensations de tension et de brûlure. Le matin du 17, les deux ganglions sont rouges, très tuméfiés, douloureux. La peau a pris un aspect squameux par suite de l’éclatement de la couche carnée en divers points. Le pus retiré par ponction est peu abondant: 2 centimètres de pus très épais, hématique, filant, sans grumeaux. On constate la présence d’une communication établie entre les deux ganglions. On vide ainsi complètement le ganglion prélaryngé, qui reste affaissé, alors que le ganglion carotidien, latéral, reste volumineux et dur. :
90, — Les ganglions sont rouges, mais peu tendus. 4 centimètres cubes de pus hématique, très liquide. sont retirés par la ponction, qui paraîl avoir vidé complètement les ganglions.
26. — Le liquide se reforme lentement, mais l’abcès, devenu très superficiel, envahit de proche en proche le te cellulaire souscutané. Un bourrelet induré, en relief, rouge violacé, limite en basce décollement qui gagne peu à peu.
30. — L'état des abcès est le même. On retire par ponction 3 centimètres de pus épais. Injection de thymol camphré.
1er octobre, — Peau rouge, amincie, violacée. Un bourrelet inflammatoire en forme de croissant à concavité supérieure circonscrit le décollement qui descend de plus en plus, La nuit a été troublée par des sensations de tension et de brûlure dans les abcès. 5 centimètres de pus filant, hématique, sans grumeaux, sont retirés par ponction.
4. =— Le malade ayant été faire un court voyage, les ganglions se sont rapidement remplis, rouges, douloureux, tuméfiés, très fluctuants; ils sont recouverts d’une peau des plus minces et menacent de se fistuliser, La tension est telle que plusieurs fois durant la nuit’ le malade est brusquement réveillé lors de changements de position ne laissant pas les muscles du cou dans un état suffisant de relâchement : l'abcès est nettement constitué par un envahissement et une distentian du. tissu cellulaire, ,
5.— 8 centimètres cubes de pus très fluide, rougeâtre, sans grumeaux s'écoulent avec la plus grande facilité lors de la ponction. Lés ganglions apparaissent alors aplatis et vides, mais le décollement est toujours limité par un croissant induré, douloureux et rouge (schéma 7), ie