OBSERVATION VII
M. D..., beau-frère de la précédente malade, âgé de 32 ans, avait eu jadis une pleurésie à droite, toussait fréquemment, se plaignait de sueurs nocturnes. En mars 1900 M. D. se refoidit et prit une poussée aiguë de bronco-pneumonie. Traitement par des lavements créosotés, amélioration rapide. Au bout de 15 jours les phénomènes aigus s'étaient amendés complètement ; il persistait seulement des craquements secs au sommet droit, de la rudesse respiratoire et de l'expiration saccadée à gauche ; bacilles assez nombreux dans les crachats. Traitement : cacodylate de soudeen injection, thiocol (1 gr. 50 par jour), pointes de feu, toniques, hygiène.
Amélioration rapide ; au bout de 2 mois le malade n'avait plus de bacilles dans les crachats, tous les phénomènes morbides avaient disparu ; quand M. Schoull a vu le malade pour la dernière fois (fin juin) il paraissait absolument guéri,
Prise
Nous passons sous silence plusieurs travaux de moindre importance, pour mentionner le dernier travail publié par M. le professeur Mendelsohn (13) de Berlin sur le thiocol. Cet auteur, qui emploie depuis plusieurs mois le thiocol, estime que ce n’est que maintenant qu’on peut appliquer le traitement créosoté dans toute sa vigueur, parce que nous avons dans le thiocol une préparation qui, tout en ayant les bons effets de la créosote, n’en a aucun inconvénient. M. Mendelshon confirme pleinement les bons effets du thiocol sur l’appétit, la nutrition, le poids du corps, la fièvre, les sueurs nocturnes, la toux, l’expectoration, et considère le thiocol comme le meilleur médicament de la phtisie.
Dans toute la littérature médicale, nous n'avons qu'un seul travail concernant le traitement de la tuberculose infantile par le thiocol. M. Oelberg, (14) de Vienne, rapporte une série d'observations qui méritent d’autantplusl’attentionqu'ils’agit de gens très pauvres vivant dans des conditions hygiéniquesles plus tristes.
Voici quelques-unes de ces observations :