‹ Traitement de la tuberculose rénaleChapitre 2 sur 22 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

C'est en 1872 que l'Américain Péters enlevait le premier rein tuberculeux,par suite d'une erreur de diagnostic. : :

En 1884, Ollier, de Lyon, . premier des | chirurgiens français, renouvelait cette opération. |

Depuis lors, les travaux se succèdent : Bro-

deur (1885), Vigneron (1593), du Pasquier (1873), dans leurs thèses inaugurales, contribuent à l'étude de la tuberculose rénale. En 1893, Nitze invente son merveilleux intrument, le cystoscope, qui permet de reconnaître les lésions vésicales.

PUS Pure

En 1896, Albarran soutient la nécessité de l'intervention précoce dès le moment où le diagnostic est posé.

Cette opinion rencontre d’abord une. vive opposition. Mais on avait été si longtemps désarmé contre cette tuberculose qu'on ignorait, on avait donné tant de soins inutiles à des vessies infectées secondairement, fasciné qu'on était par les symptômes vésicaux ; on redoutait tant, enfin, cette tuberculose rénale, fatalement mortelle, disait-on, dans une pé-. riode, variant de un à trois ans, que la plupart des chirurgiens francais et étrangers se laissent. éblouir par les résultats de la néphrectomie et deviennent interventionnistes à outrance.

En 1898, Tuffer écrit dans le traité de chirurgie de Duplay et Reclus : « Toute tuberculose. rénale primitive et unilatérale, le reste de l'organismeétantindemne,diagnostiquée audébut, doit être extirpée, comme il doit en être de tout foyer tuberculeux bien Jocalisé et isolé, sur lequel les procédés médicamenteux ou topiques n'ont pas rapidement agi.» Carlier, ‘Harttman, Legueu, se rangent à cette opinion.

M. Paul Delbet, à l'Association française d'Urotogie (6 octobre 1905), proclame que :

dues

« l'opération hâtive, faite dès que le diagnostic est fixé, tel estle seul traitement que le médecin prudent puisse conseiller à ses malades »,

À l'étranger, Kelly, Villy-Meyer, Bevan, à New-York, Casper, Kümel et Israël, en Alle- . magne, acceptent cette doctrine.

Seuls, les médecins, font encore la sourde

oreille, et, parmi les chirurgiens, 1l n’y a plus

guère, à Paris, que notre maître Le Fur, qui ose élever la voix pour s'opposer à l’interventon systématique et pour montrer les avantages qu'on peut retirer du traitement médical, au début et dans certaines formes de tuberculose génito-urinaire.

C'estluiquiainspirénotre thèseet fournitoutes

nos observations ; il n’a cessé de nous guider

de ses conseils : nous l’en remercions vivement.

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