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coup plus récentes qu'à l'étranger. Des essais de vaccination colibacillaire ont été pratiqués en 1896 par Alba-. ran et Mosny, mais ces tentatives sont restées sur le terrain purement expérimental et n'ont été appliquées qu'à des animaux.
En 1003, les idées de Wright, le père de la vaccinothérapie, furent exposées à la Société royale de Londres. Jusque-là, Frankel et quelques auteurs n'avaient obtenu que des résultats tout à fait incertains et l’essor de la vaccinothérapie avait semblé être paralysé.
C'est Wright qui fut à cet égard un des promoteurs les plus enthousiastes de la méthode. Il y introduisit des notions d'ordre biologique de grande importance. Il prépara pour lutter contre différentes maladies infectieuses des dilutions injectables de microbes tués par la chaleur, notamment dans la staphylococcie, l'acné, l’anthrax et ia gonococcie.
D'après lui, les vaccins entraînent la production d’opsonines, déterminant ainsi dans l'organisme un stimulus pour les réactions humorales. Ces opsonines sont -spécifques et favorisent la phagocytose. Pour mesurer la défense de l'organisme, il conseilla la recherche de l'index opsonique, dont l'utilité est très contestée maintenant. Actuellement, on admet que la vaccinothérapie peut être pratiquée avec le seul contrôle clinique (état local, général, réaction de shock, etc.).
Wright crut qu'il était bon d'employer de préférence des microbes empruntés aux lésions du malade même, mais 1l admit aussi qu'il est bon de se servir également de vaccins préparés à l'avance avec d’autres microbes (stock
vaccin).
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Un peu plus tard, en 1909, Owe Wulf a fait une étude approfondie des infections à colibacilles. Ce n’est que très tard, en 1910 seulement, les idées de Wright se répandent largement en France. Tuffier et Mauté, en 1910, traitent des pyélonéphrites gravidiques par les vaccins.
Depuis cette date, de nombreux essais ont été tentés pour toutes sortes d'infections avec des résultats qu’il est encore difficile d'interpréter.
Nous avons cru pouvoir apporter une modeste contribution aux recherches de cette thérapeutique nouvelle, en observant et en surveillant un certain nombre de malades qui ont été soumises au traitement par les vaccins.
Nous avons étudié, plus ou moins longuement, suivant le nombre de malades qu’il nous a été permis d'observer dans le service, pendant cette période de huit mois d'expérimentation clinique, cinq catégories d'infections de la grossesse ou des suites de couches traitées par les vaccins. Et c'est d'après te plan que nous avons enregistré ici ces observations. Ce sont :
1° Des infections aiguës graves généralisées ;
2° Des infections moyennes du post-partum ou abortum sans localisation et avec conservation d'un bon état général ;
Des infections ayant tendance à se localiser
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(périmétrites, phlegmons du ligament large, salpingites, collections purulentes de siège variable) ;
4° Abcès du sein (le plus souvent à staphylocoques) ;
5° Pyélonéphrites gravidiques.
Enfin, nous avons classé à part, à titre documentaire,
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l'observation d'une accouchée atteinte de rétrécissement mitral congénital qui fit une poussée d'endocardite infectieuse post-partum, et présenta, à l'occasion d’une injection de Delbet, des accidents syncopaux fort graves. La contre-indication, dans ce cas, comme dans toutes les affections cardio-vasculaires, semble absolue.
Nous rapportons ici soixante-deux observations : les unes traitées par des cultures de germes prélevés sur ellesmêmes et atténués par la chaleur (lochies, pus d'abcès, pus des urines); les autres, par des stock-vaccins avec le contrôle du laboratoire, pour s'assurer de la nature du germe déterminant ; et enfin les dernières, n'ayant reçu que des injections de stock-vaccins polyvalents, sans qu'il y ait eu d'examen bactériologique des sécrétions pathologiques.
Pour la dernière catégorie d'observations, qui est la plus nombreuse, la valeur scientifique est sans doute plus contestable que pour les deux précédentes, puisque nous ne nous sommes pas aidés du laboratoire.
Tout d’abord, nous signalons les difficultés d'ordre pratique (difficulté des hémocultures, rareté des lochies, dès que l'infection prend une allure générale).
En outre, M. Delbet ne croit pas à la spécificité microbienne, et d’ailleurs Wright lui-même a non seulement abandonné l’auto-vaccin, mais se demande même si l'injection/d'un vaccin préparé avec des microbes différents de celui qui a produit l'infection ne donnerait pas des résultats supérieurs. À ce point de vue, nous nous permettons d'ajouter que dans les observations que nous publions ici, et dans certaines infections, les résultats ont semblé plus satisfaisants avec les stock-vaccins qu'avec les auto-vaccins.
Nous avons injecté des vaccins polyvalents (vaccins de
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Delbet, des vaccins du commerce Grémy, I. O. D etc., des auto-vaccins et enfin des stock-vaccins, dont la teneur microbienne fut variable et appropriée à la nature probable des germes pathogènes déterminants.
Nous nous sommes contenté d'enregistrer quotidiennement les phénomènes cliniques qui ont suivi les injections de vaccin, sans donner aucune déduction sur la valeur de la méthode actuellement controversée.
Nous n'avons seulement cherché qu’à publier des faits, à les enregistrer aussi soigneusement que possible, pour jeter aux débats ces quelques nouvelles dizaines d’observations, dans l'espoir qu'elles apporteroht peut-être des documents intéressants. Nous n'avons pas la prétention de démontrer que si telle chute thermique est survenue ou si telle amélioration locale ou générale, telle sédation des phénomènes douloureux se sont produites, elles sont dues à la thérapeutique vaccinale. Dans un avenir indéterminé, les progrès de la science nous permettront peut-être d’expliquer plus nettement ces faits et de les considérer plus que comme d’heureuses coincidences.
Enfin, nous demandons qu'on veuille bien nous excuser d'avoir combiné au traitement les abcès de fixation ou quelquefois la colloïdothérapie, mais comme la méthode est considérée encore actuellement par beaucoup de médecins comme une thérapeutique d'exception, nous ne nous sommes pas cru autorisé à faire perdre aux malades le bénéfice du traitement habituel des infections puerpérales
ou gravidiques.
Principe de la méthode
Les vaccins, en général, sont formés d'antigènes qui sont destinés à provoquer dans l'organisme la formation. de substances immunisantes ; celles-ci tendront à paralyser l'activité des microbes et à rendre leur'action nulle.
Nous laisserons volontairement de côté toute la question des protéines employées comme vaccins, que nous n'avons pas expérimentées dans le présent travail.
Les vaccins bactériens dont nous nous sommes servi sont formés de microbes ou de toxines atténués par le vieillissement, la chaleur ou les antiseptiques et en suspen-
sion dans un liquide inerte.