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Fig. 2
premières injections et nous en avons un exemple très net
(voir graphique I et observation n° 5). Plus souvent, la température tombe en deux temps, aux environs de 38°. Le fléchissement se produit toujours et s’accentue de plus en plus. Le plateau à 38°, si l'on continue la sérothérapie, est parfois très écourté et, rapidement, la température tombe à 37° par des oscillations de courte amplitude. (voir graphique IT).
B. Cas traités vers le milieu de la pneumonie. — Dans ces - Cas traités déjà tardivement, l’action de la sérothérapie sur la température est encore très manifeste. Sans avoir l’action très rapide qu’il a dans les cas traités. tôt, le sérum fait osciller la courbe de température au-déssous de 40°: Mais, alors que pour les pneumonies traitées précocement une injection ou . deux de sérum antipneumococcique suffisaient parfois à ramener la température à 37°, il faut ic1 répéter les injections. La courbe oscille alors à 38° et cet état dure trois ou quatre jours pendant lesquels on fera 60 à 8o c/c de sérum jusqu’à la chute définitive à 37°. | Si l’on traite le malade au 7° ou 8° jour de sa maladie, il est possible, dans les pneumonies moyennement graves de voir le plateau tomber brusquement de 40° à 37°.
Lorsque l'affection est plus grave, soit du fait de l'âge du malade, soit qu’il existe des lésions cardiaques ou rénales, soit encore que l'infection demeure particulièrement sévère ou les foyers multiples, les résultats sont aussi très appréciables. La température, après injections intramusculaires, oscille au-dessous de 40°. C’est dans ces cas graves, où la chute définitive tarde à se faire, que l'injection intraveineuse de sérum manifeste particulièrement ses effets. En quelques
heures, après un choc protéique souvent assez intense, la température tombe à 38° ou même à 37° pour s’y maintenir parfois définitivement.
Quant aux congestions pulmonaires à pneumocoques, l’effet de la sérothérapie est la résolution rapide à 37°. Ceci est d'autant plus frappant que, dans ces cas de congestion pulmonaire, il ne s’agit pas, comme dans la pneumonie, d’affection cyclique, et qu’il est impossible de savoir quelle peutêtre la durée de la maladie. |
C. Cas traités tardivement . — C'est dans ces cas traités trop tardivement que le sérum manifeste le moins ses effets. Souvent en effet, en dépit des injections répétées, la température persiste au-dessus de 38°. Il s’agit souvent alors d’associations microbiennes survenues secondairement ou d’un: sujet taré dont la résistance à l'infection est considérablement affaiblie.
Quoi qu'il en soit, dans tous ces cas dont nous venons de parler, l’évolution du pouls est parallèle à la température.
ACTION SUR L’ÉTAT GÉNÉRAL. — Le plus souvent, l’état général du malade est amélioré sitôt après les premières injections de sérum. Les signes d'intoxication générale, lorsqu'ils existent, disparaissent rapidement ; les urines redeviennent claires et plus abondantes, il n’y a plus de délire, le pouls est plein et mieux frappé. Le malade se rend parfaitement compte d’un bien-être sur lequel il insiste beaucoup et qui le surprend agréablement après la phase si pénible du début.
On a nettement l'impression d’une désintoxication de l’or-
banisme et l’infection évolue sans les phénomènes d’intoxication habituels. &
En somme; le malade fait sa pneumonie à 38° avec un état général excellent; la phase précritique est le plus souvent inexistante et la convalescence s'établit peu à peu alors que la crise urinaire se produit, comme dans la pneumonie gué-
rissant spontanément, vers le neuvième ou le dixième jour.
ACTION SUR LES -LÉSIONS. — [La sérothérapie ne peut évidemment faire rétrocéder des lésions pneumoniques manifestes et fondre les exsudats constitués. Aussi, l’auscultation montre-t-elle des signes physiques très nets qui semblent en contradiction avec le mieux-être éprouvé par le malade et son état général.
Le souffle tubaire, bien marqué, ne s’atténue guère que vers le neuvième jour pour faire place aux sous-crépitants de retour. Mais lorsqu'on a attaqué le bloc pneumonique dès le début, il arrive souvent que la pneumonie est écourtée et qu’on ne trouve que quelques traces de lésions pulmonaires vérs le huitième ou le neuvième jour.
ACTION SUR LES COMPLICATIONS. — L'action du sérum antipneumococcique.est assez difficile à préciser par rapport aux complications. Nous n’aurons en vue ici que les complications les plus fréquentes, la pleurésie parapneumonique et la pleurésie métapneumonique sur lesquelles nous insisterons particulièrement.
Quelquefois, chez des malades porteurs de lésions pulmonaires en pleine activité, la pleurésie purulente peut-être mas-
quée tout d’äbord. Mais la persistance d’une température éle-
| grave amènent
bientôt à découvrir dans un côté une matité nette où la ponc-
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