‹ Traitement des Affections Pulmonaires Aigües à Pneumocoques Par Le Sérum Antipneumococcique PolyvalentChapitre 13 sur 21 · LT · texte numérisé non relu

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une fréquence assez grande des accidents sériques consécutifs à l'injection de sérum antipneumococcique. Il notait que ces accidents survenaient au cours de la convalescence, assez régulièrement vers le douzième jour après la première injection.

Il semble, en effet, qu’il y ait plus d'accidents sériques actuellement qu’au début de l’emploi du sérum, mais ceci nous paraît dû, principalement, à la plus grande consommation de sérum antipneumococcique qui ne permet pas de le stocker et ces accidents se manifestent surtout avec les sérums frais.

Il ne nous a pas-été donné de voir d’accidents sériques graves se produire après injection intramusculaire de sérum. Tout au plus peut-on noter quelques douleurs rhumatoïdes peu intenses et disparaissant rapidement. Une fois ou deux est survenu un érythème assez prononcé accompagné d’une légère courbature, le tout rétrocédant en trois à cinq jours. Nous n'avons pas observé de poussées fébriles très intenses, atteignant ou dépassant 40°, s'accompagnant de troubles inquiétants : vomissements, diarrhée ou albumine.

CAS OU LA SÉROTHÉRAPIE N'AGIT PAS. — Est-ce à dire, d’après tout ce qui précède, que l'injection de sérum antipneumococcique aura une action efficace dans tous les cas où on l’emploiera ? Nous ne pouvons le prétendre.

Il existe, en effet, des cas très graves où la sérothérapie antipneumococcique, pas plus qu'aucune autre, ne peut prétendre à guérir tous les malades chez lesquels on l’applique et retarder l'issue fatale. Des individus présentants des tares multiples, dont les reins et le foie fonctionnent mal, atteints

d'infections hypervirulentes et se présentant tardivement devant le médecin, peuvent ne retirer aucun bénéfice de l’injection de sérum antipneumococcique.

Il semble surtout que, dans tous les cas où le sérum antipneumococcique n'a pas une action nettement et rapidement favorable, il s’agisse alors d'associations microbiennes (Streptocoques, staphylocoques, bacille de Pfeiffer, etc.) où le pneumocoque n'entre que pour une part assez minime. De là le pronostic plus réservé qu’il faut porter dans les affections secondaires à une infection telle que la grippe. Les bronchopneumonies d'origine grippale comportent, en effet, une grande léthalité et l’action du sérum antipneumococcique, plus lente et plus difficile à se faire sentir, reste souvent impuissante. ;

Certaines pneumonies paraissent également rebelles au traitement sérothérapique. C'est ainsi que dans un cas nous avons été étonnés de la non-efficacité du sérum. A l’autopsie on découvrit chez ce sujet une pneumonie tuberculeuse avec lésions pulmonaires anciennes et granulie (observation n° 15). L'emploi du sérum antipneumococcique permet dc départager ces pneumonies tuberculeuses Sur lesquelles il n’agit pas.

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