‹ Traitement des AnévrismesChapitre 14 sur 58 · ÎI. — RAISON D'ÊTRE DE LA MÉTHODE · texte numérisé non relu

ÎI. — RAISON D'ÊTRE DE LA MÉTHODE

« La guérison spontanée des anévrysmes, disent MM. Lancereaux et Paulesco (1) s’effectuant, grâce à la formation de caillots dans le sac, dont la cavité se rétrécit ct finit par disparaître, le but idéal de la thérapeutique des anévrysmes doitétre de favoriser la formation de ces caillots. »

MM. Dasrre et FLoresco ont mis en évidence l’action

coagulante de la gélatine sur le sang (2).

(1) C. R. de l'Ac. de Méd. et /ournal de médecine interne, octo-

bre 1898.

(2) Voir plus haut : les propriérès de la gélatine.

MM. LaxcerEaUx et PauLcEsco font alors ces remarques (1):

1° « Le sang en contact avec une paroi vasculaire qui n'est pas parfaitement lisse, tend à se coaguler ;

2 « Pour qu'il se coagule, il faut, en outre, que le cours du sang soit ralentr.

« Or, ces deux conditions sont réalisées dans la plupart des anévrysmes dont le sac est presque toujours tapissé d'une couche de fibrine plus ou moins épaisse.

« Donc, si grâce à l'introduction d'une certaine quantité de gélatine, on peut augmenter la coagulabihité du sang, le dépôt de fibrine sera plus prompt et plus complet et peut-être suffisant pour obtenir l’oblitération de la poche anévrysmale ; ce sera, en un mot, la réalisation du but idéal de la thérapeutique des anévrysmes, »

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