‹ Traitement des AnévrismesChapitre 56 sur 58 · X. — RÉSULTATS DES OBSERVATIONS © 4 À à · texte numérisé non relu

X. — RÉSULTATS DES OBSERVATIONS © 4 À à

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tL On prétend que la gélatine, injectée dans le tissu celne lulaire sous-cutané, n’est pas absorbée. Théoriquement et expérimentalement nous avons prouvé qu’elle est

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abserbée. Cliniquement, nous voyons que chez un malade qui est mort denx heures après une injection, une section des tissus au point d'injection permet de constater que l’absorption du liquide était totale ; elle s'était faite en moins de deux heures (observation 13; page 75).

Une autre malade reçoit une injection vingt heures avant la mort: au moment de l’autopsie, une incision au point d'injection permet de constater que la peau et le tissu cellulaire sous-cutané ont un aspect normal, qu'il ne reste pas la moindre quautité de liquide, et qu'iln'y a pas trace d’inflammation locale. (Obs. 18, p. 96)

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Un fait frappant, c'est que les malades sont soulagés de leurs douleurs dès ia première injection. Plus tard, quand de nouvelles douleurs apparaissent, l'injection

les calme encore.

A la suite d’une injection, ainsi qué le disent MM. Lancereaux et Paulesco,le contenu du sac anévrysmal se coagule, la poche durcit tout à coup et les mouvements d'expansion disparaissent. Au bout de quelques jours, ces mouvements réapparaissent de nouveau. Une nouvelle injection reproduit les effets de la première.

Que s'est-il passé? Le caillot formé dans la première

injection obture tout d’abord le sac, mais il ne tarde pas à se contracter et permet de nouveau la pénétration - dans l’anévrysme du sang qu'une nouvelle injection

coagule de nouveau et ainsi de suite.

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On remarquera que le nombre des injections est toujours très élevé, le mécanisme de la formation du caillot tel que nous venons de l’exposer, permet de com-

A prendre cette particularité du traitement.

re | V W . | E SI. Définition. — Ce qu'il faut entendre par guéè rison de l’anévrysme. — L'anévrysme est guéri quand

le malade ne souffre plus et quand le sang ne pénètre plus dans le sac et que tout danger de rupture du sac est écarté. Alors la poche se rétracte peu à peu. les phénomènes douloureux étant disparus depuis longtemps. PhUn Il ne faut pas oublier les paroles mêmes des auteurs a de la méthode : « La gélatine constitue un excellent agent thér rapeutique ; elle ne guérit pas les anévrysmes, mais elle favorise le processus naturel de leur gué-

risOon. »

SIT. —- Nos observations ont permis de voir que les à anévrysmes sont d'autant plus faciles à guérir qu’ils sont plus petits et plus récents.

S IT. — Pourquoi, après être resté silencieux pendant quelque temps, l'anévrysme continue-t-il à grossir ? C’est que le caillot a pu être décollé par le sang à la suite de fatigue (Obs. IX pb. 66), à la suite de quintes de toux (Obs. VIII, p. 64).

On peut bien penser aussi que, par suite de l’altération primitive du vaisseau, les tissus cèdent aux limites de la tumeur avec l'artère. |

$ IV. — Les observations VIII et XVII prouvent que, même dans les cas désespérés, la méthode a permis aux malades de reprendre leur vie antérieure. L'un d'eux, en particulier, menait une vie fatigaute, comme s'il n'avait pas eu de tumeur.

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