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conque du corps peut produire une congestion pulmonaire qu'on explique par des phénomènes vasomoteurs. Feuillié croit de plus que dans bien des cas le froid peut produire directement ou indirectement par des troubles humoraux, dans les capillaires refroidis une leucolyse d’autant plus forte que la leucopathie préalable du sujet était plus accentuée. Les sucs de leucolyse libèrent une quantité notable d’albumoses (1) dans la circulation comme si on venait de les injecter dans la veine : le résultat est un choc peplonique (peptonique signifiant albumosique). Alors comme dans les expériences de Feuillié, on conçoit la production d’une fluxion, consistant en vaso-dilation, congestion, flux et infiltrations leucocytaires, emphysème aigu, au moindre refroidissement surtout si le sujet est un leucopathe, fluxion se produisant de préférence au niveau où il existe comme épine irritative ‘les reliquats de fluxions antérieures d’une affection aiguë ancienne Ou chronique (bacillose guérie ancienne du sommet).
Le choc (2) anaphylactique semble produire une dyscrasie temporaire dont les suites sont identiques à celles des injections de blanc d’œuf ou de cantharidine. Celte étude est un complément de la constatation de ces éclipses parfois si accentuées d’une partie des leucocytes de la grande cireulation au cours des phénomènes de choc. L’anaphylaxie est
1 Achard et Feuillié, Société de biologie, séance du 18 décembre 1920.
2, Société médicale des hôpitaux, séance du 28 juillet 1922,
capable de produire non seulement des œdèmes
microscopiques ou macroscopiques, mais des ea
tarrhes leucocytaires dans les canaux évacuateurs variés,des infiltrations leucocytaires et des scléroses. |
Certains phénomènes pathologiques rangés dans le
cadre de l’anophylaxie ne sont que des crises leucopathiques banales. ane
En résumé, sans aucune cause locale, ni ment par acte leucocytaire consécutif à une dycra- À sie sanguine (à une injection intraveineuse par exemple) il peut se produire des flux leucocytaires énormes dans des organes variés comme la peau, le rein, |’ intestin, les voies biliaires, les séreuses et les poumons. Une partie de ces leucocytes sort à la peau ou par les canaux évacuateurs non préalablement lésés, les autres infiltrent les organes pouvant se transformer en tissu scléreux sans qu'il y ait comme primum movens le moindre trouble local ni la moindre lésion de l’élément noble.
M. Breton à
PAR LA MÉTHODE LEUCOTHÉRAPIQUE, RÉNOVATRICE, DÉPURATIVE ET DÉRIVATIVE
Le traitement classique des bronchites chroniques essentielles n’est en réalité qu’une thérapeutique de symptômes. On y a surtout en vue les deux symptômes dominants : la toux et l’expectoration.
Calmer la toux tel est le premier principe : Pour cela, le médecin s'adresse soit aux alcaloïdes tirés du règne végétal : l’opium et ses dérivés : dionine, codéine, morphine, qui sont en même temps d’excellenis calmants de la dyspnée et en dehors de l’opium, la belladone, employée surtout du fait qu'elle s'adresse au pneumogastrique, l’aconit, l’eau de laurier cerise ; soit à la chimie organique : le bromoforme et les bromures.
Modifier et tarir les sécrélions, tel est le second principe : on a recours aux iodures, aux sels d’aniimoine, au benzoate de soude ou aux balsamiques : terpine, térél'enthine, créosote qui sont cn même temps désinfectants.
On associe en général la médication béchique et la médication expectorante, soit sous forme de pillules ou cachets, soit sous forme de potions,
Comme moyens physiques : la révulsion, les inhalations, les injections intra-irachéales, la cure hydrominérale surtout par les eaux sulfureuses, dont nous parlerons plus loin. Parfois même, en désespoir de cause, on s'adresse à une médication dont on a espéré beaucoup : la vaccination par les vaccins de Wright.
Le chapitre des conseils occupe une large place: éviter le froid et toutes les causes d'irritation bronchique. |
Quel en est le résultat ? Pratiquement, il est le plus souvent lamentable ; malgré une légère accalmie, le catarrheux n’en est pas moins un infirme astreint à garder le lit durant toute la saison froide.
Dans notre méthode de thérapeutique, nous ne nous occupons que du globule blans : à la leucopathie nous opposons la leucothérapie. Les soins locaux sont tout à fait accessoires ; cependant, quand l’indication s'impose nous ne manquons jamais d’apporter le maximum de soulagement en nous aidant du traitement classique : opiacés, balsamiques, ventouses, inhalations, révulsifs,
La thérapeutique leuccthérapeutique se résume en trois mots : rénovation, dépuration, dérivation.
Feuillié nous a souvent proposé la comparaison suivante : Considérons un régiment de 2.000 hommes où se trouvent 500 éclopés. Il est de beaucoup préférable de se débarrasser des éclopés et de se battre avec les 1.500 hommes valides. En même temps, il se fera de nouvelles recrucs el il ue restera
que des sujets valides : on aura fait une rénovalion et un rajeunissement de l’armée.
De même dans ces catarrhes pulmonaires, dans ces flux leucopathiques, à côté de l'armée valide des leucocytes, il y en a un grand nombre de fragiles, de débiles présentant de grandes altérations qui vont encombrer les organes et qui pour une cause minime feront un supplément de pus ou d’infiltration cellulaire : Ce sont ces globules blanes malades qui produisent le catarrhe : en les supprimant, on détruit par là-même, la cause et les effets du catarrhe.
La rénovation : la place des globules fragiles détruits va être de nouveau occupé, mais celle fois, par des globules sains, d’où rénovation spontanée. De plus, en se détruisant ces globules fragiles vont libérer des albumoses (Feuillié) des ferments (Feuillié, Fiessinger), qui vont transformer la crase sanguine, modifier la dyscrasie, cause de la fragilité leucocytaire : d’où rénovation provoquée. |
Le retour à la normale, la meilleure défense leucocytaire va s effectuer grâce à la part dépurative et dérivative de la méthode. On provoque des flux intestinaux dans lesquels il va y avoir des flux leucocytaires et un flux humoral : tovs les leucocytes fragiles vont être éliminés en même temps que les humeurs nuisibles ; on favorise une diurèse intense
avec polyurie, polychlorurie, carbonaturie. Notre
méthode va agir comme l’abcès de fixation qui produit son effet non pas en fixant des microbes mais par simple leucothérapie : augmentation du nombre
(un verre de pus de 120 grammes et plus chez un chien de 20 kilos), in situ les globules détruits vont libérer des sucs leucocytaires qui seront résorbés et modifieront les humeurs de l'organisme.
Nous obtenons cette triple action par un seul
médicament ; le mercure. Nous employons le mercure sous toutes ses formes ; ingestions, frictions, piqûres. Le moyen d’administration le plus pratique et le plus simple: c’est le calomel, auquel nous ‘ajoutons parfois pour favoriser la diarrhée de l’aloès
ou de la Re Nous donnons 2 à 4 cachets par
jour renfermant 4 , centigrammes de calemel. Si la diarrhée tarde à venir il faut la provoquer par un supplément de 1 à 3 cachets de calomel seul
cinq centigrammes; on en limite le nombre si la diarrhée est trop intense, plus de : à 4 selles par vingt-quatre heures. Nous y associons la médication opothérapique qui sera faite suivant les cas de poudre de surrénale et surtout de poudre de thyroïde (flux leucopathiques dans la thyro-parathyroïdectomie): 1 à 3 centigrammes. On fait une série de quatorze jours consécutifs et on recommence une ou plusieurs séries semblables avec intervalle de sept jours. On peut compléter le traitement par quelques piqûres de sels mercuriels solubles. Dans
d’autres cas nous prescrivons :
Calotael A ous IE 06 GT IE QUE CET:
Arrhénal.,:..14....4#%es es 0018) 05 CbT:
Poudre de corps thyroïde......... 0 gr. 02 cgr.
Pour un cachet.
des leucocytes, afflux [des leucocytes ‘au point lésé
Nous faisons remarquer que l’ensemble de ces médications thérapeutiques est donné en dehors de toute présomption de syphilis; celle-ci ne représentant qu'une infime minorilé des affections améliorées ou guéries par le mercure. Ÿ aurait-il même syphilis méconnue, que cela n'infirmerait nullement rotre méthode, car la quantité de mercure est si minime qu'il serait puéril de prétendre que l'amélioration a été produite par le traitement antisyphilitique et qu’on a fait œuvre vraiment spécifique antisyphilitique. D'autre part, d’après Feuillié dans la syphilis, grande cause de leucopathies, il y a deux choses à considérer :
Ce qui est sous la dépendance locale du tréponème lui-même.
Ce qui revient à laleucopathie de la diathèse syphilitique, leucopathie qui n’est nullement spécifique quoique due à la syphilis, mais toujours banale, ressemblant à celle de la goutte par exemple et dont les conséquences sont toujours les mêmes.
Le mercure ne serait pas ainsi un agent tréponémicide marqué, mais agirait plutôt sur la leucopathie de Ia diathèse syphilitique; ayant ainsi opéré une rénovalion leucocytaire, il permettrait à l’organisme de juguler le tréponème ou de l’annihiler temporairement tout au moins. Le mercure n’agirait donc sur la syphilis que par action leucothérapique. Mais ici pour éviter toute discussion, nous ne donnerons que les cas ou nous aurons pu, à peu près sûrement, éliminer le facteur syphilitique.
Le mercure est le type des médications simples multivalentes, en l’associant à d’autres produits comme l’arsenic ou le corps slyroïde 6n obtient d'excellentes médications composées multivalentes.
Le mercure agit. |