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4. Annales de la Société de Dermatologie, 1806- 1897. Thèse de Paris 1897. Traitement mercuriel dans les tuberculoses cutanées, le luvus.
Non-spécificité du traitement mercuriel : le mercure ne guérit pas que la vérole (Fournier).
5. Traitement de la tuberculose pulmonaire par le mercure: Gouguenheim, Hallen, Dubois.
6. En 1853, Schilling de Rome a traité avec des résultats toujours brillants par injection de calomel des centaines de cas de lichen, eczéma aigu, eczéma chronique, psoriasis, érythème diffus.
7. Dans le Bulletin de la Sovièté de Médecine du Bas-Rhin (20 avril 1922), M. Blum et Sevale étudient l’action du traitement mercuriel dans les œdèmes.
8. Lamy a rapporté que dans le traitement des myélites aiguës, certains auteurs attribuent de bons effets au mercure en dehors de toute syphilis.
Les deux inconvénients du traitement mercuriel soni : Ù
io La crise de côlite parfois dysenteriforme, mais ici nous évitons la grosse crise puisque dès le début nous provoquons une côlite de faible intensité qui évite par la suite la suite la grosse côlite dysentériforme.
2° Et surtout la stomatite, grand écueil parfois terrible. Aussi systématiquement, avant que le malade se plaigne de la moindre irritation des gencives, nous prescrivons, le matin, à la fin des trois repas et le soir le nettoyage des dents et des gencives avec la poudre dentifrice suivante:
Chlorate de potasse PAIE FA TE | " Cxme préparée...) 440$ dé 10 gr.
Poudre de quinquina.........
Après le brossage, prendre une petite gorgée du dentifrice et ne pas rincer de façon à obtenir un véritable bain de bouche. Il reste dans la bouche une saveur de quinquina à laquelle le sujet s’habitue si bien qu'il adopte le procédé au début de tout traitement.
Feuillié nous a donné également un renseignement que nous considérons comme très important et qui nous a toujours donné des résultats surprenants : pour contribuer à éviter lastomatite, donner en cachet du benzoate d’amoniaque, dans le cas particulier la coïncidence est favorable puisque les benzoates sont très en faveur dans les catarrhes pulmonaires.
Nous prescrivons un cachet à 60 centigrammes de Benzoate d’amoniaque ou bien une cuillerée à soupe d’une solution équivalente à prendre trois fois par jour, une demi-heure avant les trois repas.
En tout cas, si malgré toutes ces précautions, la stomatite se déclare, il faut être toujours prêt à intervenir de la manière suivante : verser sur une feuille de papier le contenu d’une ampoule de novarsénobenzol ou de sulfarsenol et à l’aide d’un tampon mouillé mais bien essoré porter directement le médicament en poudre sur les gencives. Recommencer le lendemain et les jours suivants : la stomatite est jugulée en trois jours au maximum.
Si, dans certains cas exceptionnels que nous a signalés Feuillié mais que nous ne connaissons pas, le mercure était mal toléré on pourrait le remplacer par un des succédanés : résorcine, salol, qui agissent par leucolyse de même que le xylol dans la va: riole ou le benzol dans les leucémies.
Jusqu'ici nous avons considéré la bronchite chronique dans une évolution uniformément chronique, mais en pratique ce qui arrive dans limmense majorité des cas, c’est que le patient qui subit sa bronchile en période banale uniforme, présente des poussées aiguës au cours de cette bronchite chronique, poussées aiguës avec recrudescence du catarrhe, de la toux, de la dyspnée, avec des crises asthmatiformes extrêmement pénibles, survenant au cours des premiers froids ou plusieurs fois au cours de l'hiver.
Si l’on est appelé au cours d’une de ces poussées aiguës, il faut mettre en œuvre les procédés que nous venons d'indiquer : piqûres mercurielles, thyroïde et surtout penser à la dérivation intestinale en don: nant les pilules Calome!, aloès, rhubarbe qui en même temps provoqueront en général la diurèse. Mais dans ces cas et dès le début, en même temps que nous commençons ce traitement, les deux ou trois premiers jours nous pratiquons une injection intramusculaire, (mais non intraveineuse afin de ne pas provoquer de choc violent) de ro centimètres cubes d’Electrargol : pas davantage. Cette médication par l’Electrargol avait tout d’abord été indiquée par Feuillié pour
les fluxions à la peau : eczéma, urticaire (Congrés de Strasbourg,1923) dans les sinusites et mastoïdites aiguës (Extrait du Bulletin médical, »6 octobre 1923). Nous avons été amené à parler de cette médication, parce que pratiquement le malade ne vient consulter que pour une épisode aigü, mais même dans ce cas, comme nous l'avons dit plus haut, nous ne manquons jamais d'essayer d’apporter le maximum de soulagement par le traitement classique, auquel nous nous rallions volontiers quand l'indication s'impose : atropine, opiacés, bromures, hypnotiques, digitaline, sérums spécifiques, désensibilisation, autosérothérapie etc. | Pendant la belle saison il sera enfin tout indiqué de prescrire au malade une cure hydro-minérale, dont le mode d’action peut se résumer en un procédé de leucothérapie (r). Dans une cure hydro-minérale bien conduite on constate des symptômes analogues et un résultat du même genre que par le traitement mercuriel, mais la crise thermale doit être
le pivot de cette action, crise thermale obtenue par
toxité chimique, ou toxité physique suivant les cas, et qui sera dosée suivant le danger et le degré des recrudescences pathologiques. Les eaux minérales ont donc toutes comme base fondamentale d'action un pouvoir leucothérapique identique avec polyvalence thérapeutique au point de vue des maladies variées qu'elle peuvent guérir. Les eaux minérales