‹ Traitement des Bronchites Chroniques Par la Méthode Leucothérapique rénovatrice, dépurative et dérivativeChapitre 10 sur 21 · TRAÏÎTEMENT DES BRONCHITES CHRONIQUES · texte numérisé non relu

TRAÏÎTEMENT DES BRONCHITES CHRONIQUES

Le traitement classique des bronchites chroniques essentielles n’est en réalité qu’une thérapeutique de symptômes, On y a surtout en vue les deux symptômes dominants : la toux et l’expectoration.

Calmer la toux tel est le premier principe : Pour cela, le médecin s'adresse soit aux alcaloïdes tirés du règne végétal : l’opium et ses dérivés : dionine, codéine, morphine, qui sont en même temps d’excellents calmants de la dyspnée et en dehors de l’opium, la belladone, employée surtout du fait qu'elle s'adresse au pneumogastrique, l’aconit, l’eau de laurier cerise ; soit à la chimie organique : le bromoforme et les bromures.

Modifier et tarir les sécrétions, tel est le second principe : on a recours aux iodures, aux sels d’aniimoine, au benzoate de soude ou aux balsamiques : terpine, térébenthine, créosote qui sont cn même temps désinfectants.

On associe en général la médication béchique et la médication expectorante, soit sous forme de pillules ou cachets, soit sous forme de polions.

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Comme moyens physiques : la révulsion, les inhalations, les injections intra-irachéales, la cure hydrominérale surtout par les eaux sulfureuses, dont nous parlerons plus loin. Parfois même, en désespoir de cause, on s’adresse à une médication dont on a espéré beaucoup : la vaccination par les vaccins de Wright.

Le chapitre des conseils occupe une large place: éviter le froid et toutes les causes d'irritation bronchique.

Quel en est le résultat ? Pratiquement, il est le plus souvent lamentable ; malgré une légère accalmie, le catarrheux n’en est pas moins un infirme astreint à garder le lit durant toute la saison froide.

Dans notre méthode de thérapeutique, nous ne nous occupons que du globule blanc : à la leucopathie nous opposons la leucothérapie. Les soins locaux sont tout à fait accessoires ; cependant, quand l’indication s’impose nous ne manquons jamais d’apporter le maximum de soulagement en nous aidant du traitement classique : opiacés, balsamiques, ventouses, inhalations, révulsifs.

La thérapeutique leucothérapeutique se résume en trois mots : rénovation, dépuaration, dérivation.

Feuillié nous a souvent proposé la comparaison suivante : Considérons un régiment de 2.000 hommes où se trouvent 500 éclopés. Il est de beaucoup préférable de se débarrasser des éclopés et de se battre avec les 1.500 hommes valides. En même temps, il se fera de nouvelles recrues et il ne restera

que des sujets valides : on aura fait une rénovalion et un rajeunissement de l’armée.

De même dans ces catarrhes pulmonaires, dans ces flux leucopathiques, à côté de l'armée valide des leucocytes, il y en a un grand nombre de fragiles, de débiles présentant de grandes altérations qui vont encombrer les organes et qui pour ane cause minime feront un supplément de pus ou d'infiltration cellulaire : Ce sont ces globules blancs malades qui produisent le calarrhe : en les supprimant, on détruit par là-même, la cause et les effets du catarrhe.

La rénovation : la place des globules fragiles détruits va être de nouveau occupé, mais celte fois, par des globules sains, d’où rénovation spontanée. De plus, en se détruisant ces globules fragiles vont libérer des albumoses (Feuillié) des ferments (Feuillié, Fiessinger), qui vont transformer la crase sanguine, modifier la dyscrasie, cause de la fragilité leucocytaire : d’où rénovation provoquée.

Le retour à la normale, la meilleure défense leucocytaire va s'effectuer grâce à la part dépurative et dérivative de la méthode. On provoque des flux intestinaux dans lesquels il va y avoir des flux leucocytaires et un flux humoral : tous les leucocytes fragiles vont être éliminés en même temps que les humeurs nuisibles ; on favorise une diurèse intense avec polyurie, polychlorurie, carbonaturie. Notre méthode va agir comme l’abcès de fixation qui produit son effet non pas en fixant des microbes mais par simple leucothérapie : augmentation du nombre

des leucocytes, afflux [des leucocytes ‘au point lésé (an verre de pus de 120 grammes et plus chez un chien de 20 kilos), in situ les globules détruits vont libérer des sues leucocytaires qui seront résorbés et modifieront les humeurs de l'organisme. Nous obtenons cette triple action par un seul médicament ; le mercure. Nous employons le mercure sous toutes ses formes ; ingestions, frictions, piqûres. Le moyen d'administration le plus pratique et le plus simple: c’est le calomel, auquel nous ajoutons parfois pour favoriser la diarrhée de l’aloès ou de la rhubarbe. Nous donnons 2 à 4 cachets par jour renfermant 4 centigrammes de calcmel. Si la diarrhée tarde à venir il faut la provoquer par un supplément de 1 à 3 cachets de calomel seul à cinq centigrammes; on en limite le nombre si la diarrhée est trop intense, plus de 2 à 4 selles par vingt-quatre heures. Nous y associons la médication opothérapique qui sera faite suivant les cas de poudre de surrénale et surtout de poudre de thyroïde (flux leucopathiques dans la thyro-parathyroïdectomie) : 1 à 3 centigrammes. On fait une série de quatorze jours consécutifs et on recommence une ou plusieurs séries semblables avec intervalle de sept jours. On peut compléter le traitement par quelques piqûres de sels mercuriels solubles. Dans

d’autres cas nous prescrivons :

CAHOMOR UNE nn ere o gr. O4 Cgr.

APP HOTRAR rdv qe NOTE OCR Poudre de corps thyroïde......... O0 gr. 02 cgr.

Pour un cachet.

Nous faisons remarquer que l’ensemble de ces médications thérapeutiques est donné en dehors de toute présomption de syphilis; celle-ci ne représentant qu'une infime minorité des affections améliorées ou guéries par le mercure. Y aurait-il même syphilis méconnue, que cela n'infirmerait nullement votre méthode, car la quantité de mercure est si minime qu'il serait puéril de prétendre que l'amélioration a été produite par le traitement antisyphilitique et qu’on à fait œuvre vraiment spécifique antisyphilitique. D'autre part, d’après Feuillié dans la syphilis, grande cause de leucopathies, il y a deux choses à considérer :

Ce qui est sous la dépendance locaie du tréponème lui-même,

Ce qui revient à laleucopathie de la diathèse syphilitique, leucopathie qui n’est nullement spécifique quoique due à la syphilis, mais toujours banale, ressemblant à celle de la goutte par exemple et dont les conséquences sont toujours les mêmes.

Le mercure ne serait pas ainsi un agent tréponémicide marqué, mais agirait plutôt sur la leucopathie de la diathèse syphilitique; ayant ainsi optré une rénovation leucocytaire, il permettrait à l’organisme de juguler le tréponème ou de l’annihiler temporairement tout au moins. Le mercure n’agirait donc sur la syphilis que par action leucothérapique. Mais ici pour éviter toute discussion, nous ne donnerons que les cas ou nous aurons pu, à peu près sûrement, éliminer le facteur syphilitique.

Le mercure est le type des médicalions simples multivalentes, en l’associant à d’autres produits comme l’arsenie ou le corps slyroïde on obtient d'excellentes médications composées multivalentes.

Le mercure agit.

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