‹ Traitement des brûlures: par les rayons infra-rougesChapitre 17 sur 25 · RACE · texte numérisé non relu

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2 décembre. — Le suintement est très abondant, mais après la troisième séance, il devient beaucoup moins important.

3 décembre. — Il se forme des croûtes épaisses et, le sixième jour, certaines parties lont déjà tendance à s’épidermiser, principalement au niveau de la joue. L’œdème des paupières, qui était considérable, est disparu et, au niveau du cou, existent encore, dans les plis, quelques petites surfaces suintantes. L’état général est bon, malgré une albumine légère et une température à 39°. Le huitième jour, au niveau de la joue, la cicatrisation est définitive. Sur le cou, apparaissent des croûtes meins épaisses et moins infectées que précédemment. A partir du dixième jour, la cicatrisation de la face est complète. Dans le creux sus-claviculaire et dans le dos, là où se trouvaient des lésions importantes du troisième degré, se forment des croûtes noirâtres.

15 décembre. — Seules, les lésions du troisième degré persistent. Sous les creûtes épaisses du cou, on voit se dévelcpper un revêtement mince, indice d’une cicatrisation très proche.

23 décembre. —- Il ne reste plus à guérir que quelques zones de la région dorsale et de la face sus-elaviculaire où se développe un tissu de granulations qu’en est obligé de détruire au nitrate d’argent. Ces lésions profondes seront cependant guéries le 8 janvier.

ORSERVATION N° XI. — A... 28 ans, malade brülée sur presque toutes les parties du corps, à part celles qui furent protégées par son corset. Presque toutes les brûlures étaient au troisième degré, tant au niveau de la face que dans les quatre membres. La peau était de cculeur noirätre, parcheminée, dure et dans les espaces

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interdigitaux, apparaïssaient des suffusions roses. Il était impossible de prendre le pouls ou la tension à ezuce de l’état cartenné des téguments. Devant la gravité de l’état général, on fait une ‘irradiation de huit heures censécutives, La malade semble aller mieux, urine bien et ses urines ne contiennent ni sucre ‘ni albumine. L'irradiation totale est supprimée et remplacée par des irradiations partielles. Dans la soirée, brusquement, des troubles respiratcires apparaissent et la malade meurt au bout de 36 heures. Peut-être, pcurrait-cn se demander si une irradiation totale prolongée indéfiniment n’aurait pas été indiquée et aurait pu permettre, malgré l’état désespéré de la malade, une évoluton moins brutale.

OBSERVATION N° XII — B.., 26 ans. Brülures du premier et du deuxième degré occupant toute la face, le cou et la totalité des membres supérieurs. Le malade est entré le 23 juin. Brûlures causées par le retour de flamme d’une chaudière alimentée au mazout. Au niveau du pouce gauche, sur la face palmaire, se trouvent des brûlures du troisième degré. Ablation des phlyctènes au niveau du bras et de l'oreille. On fait, huit heures par jour, des irradiaticns à cause de l’étenaue des brûlures. La température monte à 40°, mais sans retentissement sur l’état général ; les urines ne présentent aucune anomalie.

27 juin. — La face, où il n’y avait presque que des brûlures du premier degré est guérie. Sur l'oreille, on treuve encore de grosses phlyctènes, ainsi qu’au niveau du bras.

28 juin. — Le malade accuse au niveau du nee droit quelques douleurs, là où apparaît une . légère suppuration ; en met des pansements dans l'intervalle des irradiations. La température devient escillante, mais

on ne trouve aucun retentissement sur l’état géné-

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29 juin. — Le bras droit est presque guéri, sauf au niveau du coude, où se trouvent encore quelques phlyctènes.

2 juillet. — Guérisen du cou, ainsi que des parties dcrsales du bras droit. A gauche, les lésions sont encore marquées et parfois doulcureuses, surtout après l’ablatien des croûtes.

6 juillet — Au niveau du creux sus-claviculaire gauche et sur la face antérieure des membres supé-. rieurs gauches se forment quelques croûtes sanguinolentes.

11 juillet. — La majeure partie des deux bras est cicatrisée. Il ne reste plus que quelques zones couvertes de croûtes noirâtres, épaisses, qui tomberont le 15 juillet, date de la cicatrisation totale.

OBSERVATION N° XII. —— L.., 10 ans et demi, entre le 19 septembre pour brülures causées par de l’essence. Brülures du premier et du deuxième degré, occupant toute Ja mocitié gauche de la face, l’avant-bras gauche et la face dorsale du poignet et de l’avant-bras gauches. La brûlure, survenue il y à deux jours, a été traitée par des corps gras. Les phlyctènes, en effet, contiennent un Hauide purulent, Dès l’arrivée du malade, en fait une irradiation d’infra-rouges pendant qu'on ouvre les phiyetènes.

20 septembre. — Dessication rapide au niveau de la face où les surfaces purulentes sent recouvertes d’uné croûte épaisse.

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21 septembre. — On déterge par des pansements humides les différentes plaies, ce qui est aisé pour les membres, mais plus difficile pour la face.

23 septembre. — Amélioration notable, surtout au niveau de la figure. Il ne reste plus alors qu’une plaie purulente occupant l'oreille gauche et la joue gauche dans sa moitié postérieure. Les plaques du front et celles qui entourent l’œil ont disparu et sont remplacées par une cicatrice définitive. La cicatrisation de la face est presque totale. Il reste encore au niveau du pcignet gauche une plaie de 4 centimètres sur 5, plaie granuleuse et douloureuse dans l’extension.

3 octobre. —— La cicatrisation est totale, sauf en deux points où les brûlures atteignaient le troisième degré, sur la face antérieure du poignet et dans la région sous-maxillaire. Il faudra encore huit jours pour les guérir.

OBSERVATION N° XIV. —— R..., 4 ans. Brûlures du deuxième et du troisième degrés par eau bouillante. Ces brûlures occupant la face dorsale des deux pieds. Elles sont d’ailleurs peu étendues. Celles du trois'ème degré étant constituées par de petites surfaces isolées d’un centimètre environ. Irradiation bi-quotidienne d’une heure. Le sixième jour, presque toutes les lésions sant cicatrisées et, le douzième jeux, la cicatrisation est totale.

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