INTRODUCTION
On sait qu'il ne peut exister d’autres cancers au niveau d’un os qu’un épithélioma secondaire. C’est le cas du maxillaire inférieur comme de toute partie du squelette (1) et l’on désigne dans les Traités classiques, sous le nom de cancer de cet os, l’épithélioma de son recouvrement, gingival. En effet, cet épithélioma le pénètre dès les premiers stades de son développement, et il mérite son nom, au point de vue de la clinique, comme au point de vue de la thérapeutique.
Mais très rapidement, ces cancers débordent sur la joue, sur le plancher ou sur l’amygdale. Quelle différence dès lors existe-t-il, entre ces cancers partis des gencives et qui vont gagner les régions voisines, et ceux qui sont nés directement de ces régions voisines quand ils ont atteint secondairement le maxillaire — et qui sont étudiés dans les mémes” Traités classiques à des chapitres différents, sous le prétexte qu'ils ont été un temps, et souvent un temps très court, épithéhoma du plancher, épithélioma de la joue, ou épithélioma de l’amygdale ?
Pour tous, le facteur dominant est la participation de la mâchoire et leur clinique est identique.
Tous sont des épithéliomas de la muqueuse buccale.
Leur pronostic est déplorablement de la même gravité.
Leur thérapeutique enfin pose le même problème qu’on
{1) Il existe cependant au maxillaire inférieur comme au maxillaire supérieur, un épithélioma primitif, l’épithélioma adamantin, dû à la transformation des éléments épithéliaux qui y sont contenus, restes des formations d’où dérivent les dents. Mais ce néoplasme épithélial se rapproche beaucoup plus des tumeurs bénignes que des tumeurs malignes ; il est en tout point très spécial et, au chapitre du diagnostic différentiel même, nous n’en parlerons que parce qu’il en existe des cas indiscutables dont la figure histologique est voisine de celle des cancers qui nous occupent.
peut dénommer Le problème osseux, qu'il s’agisse de traitentent chirurgical ou de traitement physiothérapique.
Il nous semble donc légitime de réunir sous le nom de Cancers du maxillaire inférieur tous les cancers buccaux qui ont envahi le maxillaire inférieur en un point quelconque de son étendue (face externe ou face interne, branche horizontale ou branche verticale), et nous engloberons dans ce travail :
Les épithéliomas du plancher de la bouche ; Les épithéliomas de la joue ; Les épithéliomas de l’amygdale ;
quand ces cancers ont envahi, les uns la branche horizontale, les autres l’angle ou la branche verticale, ou ces deux parties ensemble: