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DIVERS PROCEDES OPERATOIRES
1° La plus simple ‘et la moins dangereuse de toutes les interventions est, sans contredit, la discision.
Elle consiste à pratiquer une déchirure de la capsule à l’aide d’un kystitome ou d’un très fin couteau de Graefe.
Le point d'introduction sera juxta-limbique avec un court trajet sous-conjonctival. De la sorte, la plaie sera bien protégée et vite réparée.
Après pénétration dans la chambre antérieure, l'instrument aborde la capsule, le tranchant en bas, la ponctionne et, par un simple mouvement de bascule du manche vers le haut, se trouve réalisée une brèche linéaire dont les lèvres s’écartent plus ou moins suivant l’élasticité de la capsule.
Mais ce procédé, pour séduisant qu’il soit, présente de nombreux inconvénients. >
Le principal est qu’il se révèle souvent inefficace. La pupille artificielle peut avoir des dimensions trop réduites pour assurer une perception satisfaisante des objets peu éclairés. Très souvent même les lèvres
se rejoignent et se soudent ensemble, faisant perdre tout le bénéfice de l'intervention.
Un autre inconvénient s’observe lorsque la capsule est restée en partie transparente, et principalement si des tractus plus épais, répartis à sa surface, limitent un ou plusieurs orifices perméables, qui s’ajoutent à celui de la brèche opératoire. Chaque orifice secondaire donnera une image sur la rétine, ce qui. rendra confuse l’image principale. Dans ce cas, méême si la discision a été efficace, les résultats fonctionnels sont mauvais.
2° Un procédé, moins simple que le précédent mais plus sûr dans ses résultats, est l’iridecto-capsulectomie de WECKER.
Il consiste à faire une incision à la pique, au niveau du limbe scléro-cornéen, pour avoir accès dans la chambre antérieure. La pique, fortement inclinée, se dirige vers la capsule opacifiée et y pratique en un seul temps une ouverture au pôle supérieur, suivant un trait horizontal ; des extrémités de celui-ci partiront deux traits faits avec la pince-ciseaux et convergeant vers le centre de la pupillke.
Le lambeau triangulaire ainsi libéré sera extrait, dégageant un orifice pupillaire assez grand et définitif.
Ces deux derniers points témoignent d’un réel progrès sur la technique précédente, mais ici un danger apparaît pouvant avoir des conséquences très graves. :
La chambre postérieure est ouverte et le vitré pourra s'échapper partiellement ou d’une façon massive, sans qu'aucune barrière lui soit opposée,
Une faible perte réalise déjà une hypotonie appréciable qu’il vaut mieux éviter, en raison des résultats
fonctionnels médiocres observés en pareil cas ; mais combien plus grave est l’issue massive que peut produire un coup de paupière malencontreux !
Cette même critique s'applique aux deux procédés qu’il nous reste à décrire : l’excision à lemportepièce de VAcHER et l’extraction capsulaire.
3 L'excision de la capsule à l'aide d'un emportepièce, comprend un premier temps : l’incision de la cornée et de la capsule au couteau triangulaire, réalisée en introduisant la lame de la pique à 45°. C’est au travers de l’ouverture capsulaire que pénètrera une des branches de l’emporte-pièce, l’autre branche passant en avant.
Lorsque les mâchoires sont bien centrées sur la pupille, l'opérateur fait jouer l'instrument. Il n’a plus alors qu’à retirer le fragment de capsule ainsi libéré.
Cette technique comporte des manœuvres beaucoup plus traumatisantes que celles déjà décrites, en raison des dimensions excessives des instruments employés. L’emporte-pièce de VACHER, pour si réduit qu’il soit, demande uné incision étendue. Il faut ensuite faire baïller largement la lèvre cornéenne pour l’introduire, et cela, alors qu’on a déjà pratiqué une
ouverture dans la capsule et que le vitré peut s’échapper.
Si la capsule est mince, les mors de l'instrument la sectionnent difficilement et l'opérateur devra effectuer plusieurs tentatives, pendant lesquelles sortira chaque foïs un peu plus de vitré.
Ges multiples inconvénients nous feront préférer la capsulectomie, qui permet d’arriver au même résultat avec beaucoup moins de risques opératoires.
Toutefois, si la capsule n’adhère pas à l'iris et se laisse facilement séparer du corps ciliaire, nous don-