DATES
cystile Luberculeuse et combien l’appréciation est souvent mal aisée dans ces « cas limites ». Quand il y aura un pareil doute, l’emploi du sublimé sera indiqué, son action étant également efficace contre les cystites tuberculeuses et les cystites blennorrhagiques anciennes.
Les résultats suivants, qui sont le résumé de mes observations, me permettent de conclure en faveur de l'emploi du sublimé dans les cystites blennorrhagiques. Sur 9 malades atteints de cette variété de cystite et traités par les inslillations de sublimé nous avons obtenu :
5 guérisons.
2 très grandes améliorations.
1 amélioration.
Î insuccès.
3° AUTREEZ VARIÉTÉS DE CYSTITES.
J'ai voulu généraliser emploi du sublimé et l’étendre à toutes les cystites, quelle que fût leur nature, le succès a été le même.
Sur 9 cas de cystites diverses (prostatiques, par cathétérisme, etc.), j'ai obtenu :
4 guérisons.
1 très grande amélioration.
3 améliorations.
Î insuccès. He
Les cystites des néoplasiques et des calculeux pour-
raient sans doute, les secondes surtout, bénéficier de ; 6 COLIN
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l'emploi du sublimé, l'expérience me manque encore trop à ce sujet pour qu'il me soit permis de rien affirmer. Mais quelle amélioration et encore moins quelle guérison attendre pour les premières, si ce n’est dans les cas où la tumeur peut être abrasée ? Quant aux secondes elles cèdent d’elles-mêmes lorsqu'on en fait disparaître la cause, c’est-à-dire lorsqu'on a fait la lithotritie ; si la cystite persistait encore un peu après l'opération, le sublimé en aurait, selon toute probabilité raison. Il en est de même de la cystite des rétrécis qui cède presque toujours à la dilatation.
Quant à la cystite des prostatiques, elle peut être justifiable aussi des instillations de sublimé, surtout lorsqu'elle est douloureuse, mais l’usage de la sonde est nécessaire aussi dans les cas où la vessie ne se vide pas. Dans ces cas il ne sera pas utile d'introduire un instillateur, mais quand la vessie aura été évacuée par la sonde, on fera à travers celle-ci l'instillation (Observat. XXVIII).
Influence des instillations de sublimé sur chaque symptôme en particulier.
Nous n’envisagerons ici que l'influence des instillations de sublimé sur chaque symptôme, quelle que soit la variété de cystite considérée, puisqu’à ce point de vue les résultats ont été les mêmes dans tous les cas.
1° FRÉQUENCE DES MICTIioNs.
Nous Pavons toujours vu céder, plus ou moins vite, plus ou moins complètement, aux instillations de sublimé. Même dans les cas que nous comptons comme insuccès cette fréquence a toujours eutendance à diminuer.
Dans quelques cas nous avons obtenu à ce point de vue des résultats vraiment remarquables, on les verra consignés dans nos observations ; qu’on nous permette d’en rappeler quelques-uns ici, parmi les plus frappants : dans notre observation [nous avons noté 30 miclions en moyenne dans les 24 heures au début et 6 à 8 à la fin ; dans notre observation Il nous tombons, de 45 à 50 au début, à 6 ou 8 à la fin ; dans notre observation VI, de 80 à 90 au début, à 15 ou 20 à la fin; dans notre observalion VII, de 60 à 65 au début, à 20 ou 25 à la fin;
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dans notre observation XXII, de 100 au début, à 20 à la fin; etc., etc.
2° CAPACITÉ VÉSICALE.
Elle progresse toujours en sens inverse de la fréquence des mictions. Plus ces dernières diminuent de nombre et plus la capacité s'accroît. Ce phénomène est rendu d’une façon frappante dans la courbe graphique qui accompagne notre observation HT.
M. le Professeur Guyon, dans la leçon à laquelle nous avons fait déjà à plusieurs reprises des emprunts, voulut bien nous faire l'honneur de présenter quelquesunes des courbes graphiques que nous avions établies pour chacune de nos observations, il dit à ce sujet :
« Si, après ce compte-rendu sommaire des observaüons, nous jetons les yeux sur les courbes graphiques, nous sommes immédiatement frappés de l'opposition absolue entre la fréquence des mictions et la capacité vésicale. Là où les mictions sont fréquentes, vous voyez s’abaisser aux derniers degrés la courbe de la capacité ; là où les traces des miclions descendent, vous voyez s’élever à des hauteurs extrêmes ceux qui indiquent la capacité de la vessie (1) ».
Dans les mêmes observations que nous citions plus haut, la capacité vésicale s'élevait de 65 grammes à 280 grammes (obs. Il), de 70 grammes à 260 grammes
(1) Loc. cilat., p. 5.