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GRAPHIQUE II Montrant l’augmentation du nombre des selles sous l'influence du traitement. — Les hauteurs donnent le nombre de selles par période de 10 jours : les hachures simples indiquent les selles obtenues avec laxatif qu lavement ; les hachures croisées, les selles spontanées.
en cours de traitement ne doit nullement le faire cesser sous prétexte d'échec, puisque cette récidive n’est généralement pas définitive.
Doses nécessaires. — Les doses faibles, de 30 cc. et 50 cc., suffisent à régulariser les selles dans un assez grand nombre de cas (18); mais, après avoir produit une action immédiate, elles peuvent devenir ensuite insuffisantes pour continuer cette action. On observe alors une récidive qui cède généralement à l'élévation des doses. Ainsi la courbe IV nous montre un cas où l’amélioration se produisit avec des doses de 50 cc., mais où elle fut bientôt suivie de rechute. On éleva alors les doses à 100 ce. et l’on vit aussitôt la constipation disparaître de nouveau.
Dans d’autres cas, les doses de 50 cc. ne produisent aucun effet, et il faut atteindre des injections supérieures pour que l’amélioration se produise. Dans les observations qui suivent, la régularisation des selles ne s’est produite qu'après les doses de 150 cc. dans 3 cas, après celles de 200 cc. dans 3 cas, et après celles de 300 cc. dans un cas.
Il importe d’insister sur un effet particulier que peuvent déterminer les fortes doses. Par un mécanisme inconnu, certains malades, dont la constipation cède à des doses faibles de 50 cc. ou 100 cc., voient su contraire une récidive se produire lorsqu'on élève les doses, pour disparaître ensuite, aussitôt qu’on les abaisse de- nouveau. -Les doses fortes produisent alors une sorte d’inhibition du tube digestif, qui peut faire croire à un échec si l’on n’est pas prévenu.
On ne trouvera pas dans ce travail d'exemple
très net de ce phénomène, et cela tient à ce que les quantités injectées n’ont été élevées que progressivement et autant que le besoin s’en faisait sentir. Mais il a été constaté fréquemment sur des malades, soignés au dispensaire, qui avaient fait sans utilité usage de doses considérables. On verra cependant, dans les observations n° VI et XLIII, un exemple peu accentué de ce fait.
Il en résulte, au point de vue pratique, que l’on ne devra élever les doses en cours de traitement que lorsque l'amélioration ne se produit pas avec des doses faibles ou quand elle s’arrête après quelques injections. Si les doses de 50 cc. et de 100 cc. agissent bien, il faudra au contraire s’y tenir. En outre, lorsque les doses un peu fortes n’ont pas agi ou ont été suivies de récidive, 1l sera nécessaire de redescendre pendant un certain temps à des injections plus faibles, afin de s'assurer si elles ne produisent pas un meilleur effet.