‹ Traitement des Entérites Chroniques: Par Les Injections Sous-Cutanées D'Eau De MerChapitre 20 sur 60 · TES · texte numérisé non relu

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ché à ne prescrire aucun régime alimentaire. On à seulement conseillé aux malades qui suivaient un régime particulier de revenir progressivement à une alimentation normale aussitôt qu’une amélioration se ferait sentir.

Dans ces conditions, le traitement marin s’est trouvé complètement isolé, et on peut considérer les résultats observés comme dus à sa seule action.

Mais il convient de remarquer que ces résultats n’ont été obtenus que par l’application d’une méthode définie et rigoureuse. Fumoux a montré (Thèse de Paris, 1907) combien les effets du traitement peuvent être différents, suivant la manière dont on l’emploie; ce n’est qu’à la condition de suivre certaines règles dans le choïx des doses à injecter et des intervalles à laisser entre les injections, qu’on observera des résultats satisfaisants.

La détermination des intervalles n'offre aucune difficulté chez les adultes : l'expérience a montré qu'il est avantageux de pratiquer simplement une injection tous les trois jours, aussi régulièrement que possible.

Mais le choix des doses à injecter est plus délicat. La quantité nécessaire pour déterminer une amélioration est, en effet, variable suivant les cas de 30 cc. à 200 et 300 cc., et il est impossible de prévoir à l’avance ce qu’elle sera pour chaque malade en particulier. Les doses de 100 ce. à 200 cc. conviennent à la majorité des sujets. Mais il en est pour qui les injections de 50 cc. suffisent à assurer la disparition de tous les symptômes, tandis que d’autres ne se sentent améliorés que par celles de 300 ce.

Il sera donc nécessaire de rechercher méthodiquement la dose convenable en commençant par des quantités faibles et en les augmentant progressivement suivant les besoins ;

mais on devra s’astreindre à ne les augmenter qu’autant

At =

qu’elles se montrent inactives ou que l’amélioration qu’elles’ ont déterminée tout d’abord paraît se ralentir.

En pratique, on pourra commencer par une injection de 30 ce. suivie de deux ou trois injections de 50 ce. Si ces doses sont efficaces, on s’y tiendra; si, au contraire, l’amélioration tarde à se produire, on passera à 100 cc. De même, on montera aux doses de 200 cc. et 300 cc.,si les six premières injections de 100 cc. restent sans action ou si leur action paraît faiblir.

Nous avons indiqué, en étudiant l'effet du traitement sur la constipation, un inconvénient que peut avoir l’élévation des doses : elle est susceptible d’amener une récidive de ce symptôme alors que les doses faibles l’avaient, au contraire, amélioré. Aussi sera-t-il nécessaire, dans les cas où on observera une rechute sous l’influence de doses fortes, d’essayer si les injections faibles ne régulariseront pas mieux les selles.

Réaction fébrile. — Les injections déterminent parfois chez certains malades une réaction caractérisée par une élévation de la température, accompagnée de frissons et d’un état de malaise général plus ou moins prononcé. Cette réaction se produit dans les quelques heures qui suivent linjection, au plus tard vingt-quatre heures après.

Elle ne doit donner d’inquiétude en aucun cas. Nous l’avons observée bien des fois, après tous les auteurs qui ont pratiqué des injections sous-cutantes d’eau de mer, sans qu'il en ait jamais résulté pour le malade aucun autre inconvénient que le désagrément d’un malaise passager.

Il sera bon, toutefois, dans le cas où elle se produit, de: baisser la dose de l'injection suivante pour éviter qu’elle ne se renouvelle.

Suppression des laxalifs el des lavements, — Il est indis-

nn Dies

pensable, quand on applique le traitement marin à des malades qui font un usagé quotidien de laxatifs ou de lavements, de léur ordonner la suppression de cette pratique. Si le malade continue à se purger chaque jour, ilne laissera pas à son intestin la faculté de fonctionner seul, et la constipation semblera persister indéfiniment.

On autorisera seulement l’emploi de laxatifs ou plutôt de lavements tous les trois ou quatre jours dans les cas où l'effet du traitement se fait attendre.

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