HÉRÉDITÉ
ANTÉCÉDENTS PERSONNELS. — Bien portante jusqu'aux premières règles, à 11 ans. Pourtant, dans l'enfance, légère tendance à la diarrhée. A partir de la formation, anémie, avec quelques troubles gastriques.
La constipation débute vers 18 à 20 ans, insidieusement, Depuis, elle reste stationnaire, coupée de débâcles de temps à autre.
À 22 ans, bronchile (?) nécessitant un séjour de deux mois au lit, avec rechute chaque hiver.
Les troubles gastriques augmentent à 22 ans, et l’alimentation doit depuis lors être étroitement surveillée.
Etat avant le traitement
ÉTAT GÉNÉRAL ET NERVEUX. — Facies pâle, muqueuses décolorées. Asthénie, fatigue aux moindres efforts. Sommeil assez prolongé, mais coupé de cauchemars. Fatigue et céphalée au réveil.
Nervosilé : grande émotivité; tremblement des mains aux émotions et à la fatigue; palpitations aux émotions. Vive irritabilité, caractère sans gaieté mi tristesse.
Céphalée assez légère le matin, mais devenant très vive pendant une journée, au moment des règles.
Vertiges et éblouissements quotidiens.
APPAREIL DIGESTIF. — Assez bon appétit; évite certains aliments. qui augmentent les malaises gastriques.
Troubles gastriques par périodes de quelques Jours, avec intervalles de même durée sans malaises. Ces troubles consistent en un malaise général avec angoisse; sensation de gonflement, d’étouffement:; somnolence; chaleur et rougeur de la face; ils débutent immédiatement après le repas et durent trois ou quatre heures ; ils sont plus marqués après le déjeuner. Il $e produit parfois, mais rarement, des vomissements.
Selles irrégulières, quotidiennes quand l'estomac est bon, tous les trois ou quatre jours pendant les périodes de troubles gastriques. Matières ovillées, assez volumineuses, dures, sans glaires ni membranes. La veille et les premiers jours des règles, trois ou quatre selles diarrhéiques par jour.
APPAREIL GÉNITAL. — Règles très douloureuses, le premier Jour, nécessitant le séjour au lit. Ces douleurs ne se produisent pas lorsque la malade est très active, par exemple en voyage. Les règles sont accompagnées d’un mal de tête très violent le premier jour, et de diarrhée nendant trois jours. Elles durent trois jours et sont peu abondantes.
APPAREIL RESPIRATOIRE. — Bronchite chaque hiver ; pas d’hémoptysies ; auseultation normale.
La malade reçoit, du 9 juillet au 24 novembre, 34 injections de plasma de Quinton, de 30 à 150 ce. Aucune médication adjuvante.
Disparition des troubles gastro-intestinaux dès l’institution du traitement. Amélioration importante et progressive de l’état général et nerveux. Persistance de la dysménorrhée.
Du 9 juillet au 16 août. 10 injections : 1 de 30 ce.,? de 20 cc., 1 de 75 cc., 6 de 100 ec. — Dès le début du traitement, les troubles gastriques ont complètement disparu et les selles sont devenues parfaitement régulières. Les céphalées ont à peu près complètement cessé. L'état nerveux est légèrement amélioré.
Les règles se sont produites le 20 juillet, sans modification.
Du 17 aoûl au 24 novembre. 24 injections : 16 de 100 cc.et 8 de 150 cc. — Les troubles gastro-intestinaux ne se sont pas reproduits. Les digestions sont très satisfaisantes et les selles quotidiennes, quoique tout régime alimentaire ait été supprimé.
L'état général est beaucoup amélioré, les forces très augmentées. É
L'état nerveux est bien meilleur qu'avant le traitement, sans être pourtant parfait ; l’émotivité et lirritabilité sont encore notables.
La dysménorrhée n’a pas été modifiée et les règles sont toujours accompagnées de diarrhée, mais sans céphalée.
Période postérieure au traitement
La malade ést revue deux mois après la cessation Cu traitement. L'amélioration s’est complètement maintenue.
OBsERvATION XXXIII
Constipalion inlense durant depuis l'enfance. Neuraslhénie.
Trailement : 20 injections de 30 à 200 cc. — Echec conplel.
Mme B..., 39 ans, femme de ménage.
HÉRÉDITÉ. — Mère morte d’un cancer de l'estomac, après avoir été longtemps constipée: père mort à 68 ans, cardio-pulmonaire; D frères, dont 3 morts (2 d’entérite infantile, 1 de bacillose); une sœur vivante, très constipée.
ANTÉCÉDENTS PERSONNELS. — Bien portante dans l’enfance, mais est déjà constipée et fait usage de laxatifs. Réglée à 12 ans. Chloroanémie à 16 ans. Bien portante de 18 à 28 ans, malgré deux fausses couches de deux mois et demi et trois mois.
À 28 ans, la malade perd sa mère et a des ennuis de ménage. Elle devient alors nerveuse et souffre de quelques troubles gastriques.
L'état reste le même jusqu’à 33 ans et, à la suite de nouveaux ennuis, s'aggrave alors et ne se modifiera plus.
Etat avant le traitement
ÉTAT GÉNÉRAL ET NERVEUX. — Grande faiblesse, rendant tout travail impossible. Très mauvais sommeil, durant trois à quatre heures, suivi d’une grande lassitude au réveil.
Amaigrissement de 69 kilogranimes à 49 kg. 400 depuis SIX ans.
Nervosilé, émotivité; tristesse profonde; pense constam-
RE ae
ment aux malheurs qu’elle à eus dans sa vie; crises de larmes tous les deux jours environ: idées de suicide de temps à autre.
Céphalées rares autrefois, ininterrompues depuis un mois.
APPAREIL DIGESTIF. — Aucun appétit; s’oblige pourtant à manger raisonnablement. Pas de régime.
Troubles gastriques à peu près disparus depuis trois mois. Autrefois pesanteurs, gonflements, somnolence après le repas.
Troubles inleslinaux : prend tous les trois ou quatre jours, le matin, un laxatif, qui détermine, le soir, une selle normale, et, le surlendemain, une selle dure, en billes. La suppression des laxatifs entraîne un arrêt complet des matières. Il y a deux ans, la malade, étant entrée à l'hôpital pour un panari, y reste quinze jours sans laxatif ni lavement et n'a pas de selles pendant cette période. A la sortie de l'hôpital, elle ne va que très difficilement à la garde-robe au moyen d’une forte purgation. Les lavements sont mal supportés, et déterminent des douleurs.
Pas de muco-membranes. Pas de douleurs abdominales.
A l'examen de l'abdomen, on trouve la paroi très résistante, se contractant sous la main, quoique ia palpation ne soit pas douloureuse, et ne permettant pas d'atteindre les plans profonds.
APPAREIL GÉNITAL, — Règles très irrégulières, douloureuses un mois sur deux environ. La constipation augmente au moment des règles. Leucorrhée depuis deux ans.
La malade recoit, du 4 juillet au 19 septembre, 20 injections de plasma de Quinton, de 30 à 200 cc.
Échec complet.
OBsERVATION XXXIV
Conslipalion durant depuis quinze ans. Dyspepste alonique. Neuraslhénie.
Trailement : 11 injeclions de 30 à 250 cc. — Echec complet.
Mme J..., 30 ans, dactylographe.
HÉRÉDITÉ. — Mère morte de péritonite à 54 ans; père bien portant; frères et sœurs morts en bas âge; un frère bien portant; une sœur vivante, atteinte autrefois de chorée.
ANTÉCÉDENTS PERSONNELS. — [ès J’enfance, migraines de temps à autre; un peu de constipation. Pas de maladies graves.
Réglée à 13 ans.
À 15 ans, perd sa mère. Changement de régime alimentaire; la constipation augmente et les troubles gastriques font leur apparition.
À 19 ans, mariage. Un an après, divorce : grand chagrin. Depuis lors le caractère change; une tristesse constante s'établit; les troubles gastro-intestinaux augmentent et ne varieront plus.
* Etat avant le traitement
ÉTAT GÉNÉRAL ET NERVEUX. — Faiblesse;: sommeil mauvais, coupé de cauchemars; fatigue le matin au réveil. Pas d’amaigrissement.
Nervosilé dès la jeunesse; tremblements violents à la moindre émotion; grande tristesse; crises de larmes très fréquentes; pense constamment aux malheurs arrivés à des personnes qu’elle connaît ou dont elle a entendu parler; colères fréquentes.
Céphalées deux fois par semaine environ; localisées surtout aux yeux: débutant vers trois où quatre heures du soir e& durant jusqu'au milieu de la nuit. Soulagées par le pyramidon.
APPAREIL DIGESTIF. — Appétit médiocre. Après le repas, pendant une heure environ, pesanteur épigastrique, rougeur et chaleur de la face; somnolences.
Conslipalion. Laxatifs 3 fois par semaine, ne déterminant que des selles peu abondantes, dures, sphériques, de diamètre moyen, sans muco-membranes. De temps à autre, quelques selles spontanées.
. À leramen de l’abdomen, paroi abdominale contractée, rendant la palpation profonde impossible.
APPAREIL GÉNITAL. — Règles régulières, durant cinq à six Jours, déterminant une amélioration de l’état général.
La malade reçoit, du 31 mai au 1? juillet, 11 injections de plasma de Quinton, de 30 à 250 ce.
Aucune amélioration.