OBSERVATION XCVIII
Mlle S... Lise, 20 ans, entre à l'hôpital le 16 mars 1926. Tousse depuis deux mois surtout la nuit. À maigri de douze kilogs en trois mois. Sueurs nocturnes.
Sœur morte de tuberculose pulmonaire, à |’ hospice d’Ivry
en 1923.
À l'examen : submatité sous-claviculaire gauche, sous-crépitants du sommet gauche, respiration soufflante, éclats de la toux, bacilles de Koch en grande quantité dans les crachats.
Traitée en même temps par pneumothorax artificiel et le composé L T dont il a été fait quatre séries.
Le pneumothorax a été arrêté le 27 octobre 1926, en raison de l’abondance du liquide, après quinze insufflations.
Cependant, le 24 avril 1927 et le 30 mai 1927, on a pu faire deux petites réinsufflations.
Les séries de L T' ont été faites du 17 mars 1926 au 21 janvier 1927.
Une cinquième série a été faite du 22 avril au 28 juin 4927 . la malade a reçu en tout soixante-dix piqûres de L T, a engraissé de 5 kg. 500 ; l’état général est bon, l’appétit normal ; pas de sueurs nocturnes.
Bacille de Koch : —. Elle part dans sa famille.
Le 30 octobre 1927, la radioscopie montre que le poumon droit est apparemment indemne ; le gauche est obscur, atrophié adhérent en arrière.
Le 10 octobre 1928 : point de côté à droite, recrudescence de la toux de l’expectoration et de la fièvre, amaigrissement de 700 grammes. La malade entre de nouveau à l’hôpital.
A l’examen, on découvre un nouveau foyer au poumon droit. Bacille de Koch : +.
La radiographie confirme l’envahissement de ce poumon.
Le 16 novembre, on recommence les injections de L T, à raison de deux piqûres par semaine.
Le 3 décembre, le point de côté a disparu, la fièvre qui était à 399 est descendue à 380, le poids a augmenté de 3 kg. 40 mais la toux et l’expeetoration persistent.
Le 127 janvier 1929, la radiographie montre l’infiltration massive des deux champs pulmonaires, avec plusieurs images géodiques. |
À partir de cette date, on adopte la voie intraveineuse.
Le traitement est poursuivi jusqu’au 23 octobre 1930,
n'ayant été suspendu qu’à cinq reprises, pendant huit jours la première fois, un mois la deuxième et la troisième, quinze jours la quatrième et dix jours la cinquième.
Grâce à la cure de L T, malgré l’extrême gravité de son état, la malade conserve son poids, tousse et crache moins, a moins de fièvre, jusqu’au mois de juin 1930.
En juin et juillet 1930, surviennent deux hémoptysies ; la fièvre oscille entre 370 et 390, la petite L... maigrit considérablement, se cachectise, est atteinte d’une néphrite œdémateuse, avec grande quantité d’albumine.
On suspend les piqûres de L T le 23 octobre 1930,
La malade meurt le 127 décembre de la même année.
Le séro-médicament associé au pneumothorax et à la phrénicectomie
Le séro-médicament peut être associé à toutes les autres méthodes thérapeutiques antituberculeuses et en particulier au pneumothorax artificiel et à la phrénicectomie.
Dans les cas où le pneumothorax à des indications précises, le composé L T', en relevant les moyens de défense de l’organisme, favorise l’action: de la collapsothérapie.
Le séro-médicament n’est pas moins efficace dans son association avec la phrénicectomie.
OBSERVATION XCIX M. M... Jean, 42 ans, entre le 16 juillet 1930, Depuis une
semaine, expectoration purulente et fétide. Points de coté, amaigrissement, fièvre à 3895.
Antécédents : bronchite depuis 1918.
Bacille de Koch : + dans les crachats.
Radiographie : opacité de tout le poumon droit, surtout marquée dans les deux tiers supérieurs. Grosse image de géode sous-claviculaire.
Sommet gauche voilé, hile très chargé, ombres légères à la