DS
En mai 1936, soit six mois après l'accident, la radiographie de face montre une perte de un tiers de hauteur environ pour Ja deuxième vertèbre lombaire...
La radiographie de profil montre un nouveau déplacement des deux fragments ; il est moins accusé que lors de l’accident : cependant, les deux parties de la vertèbre ne sont plus en contact et on voit très bien le diastasis osseux entre le fragment antérieur, qui est revenu en avant de la première lombaire, et le fragment postérieur. Il y a une légère angulation rachidienne. En somme le rachis sus-jacent paraît avoir fait éclater par son angle inféro-antérieur, la fragile coque de la deuxième lombaire reconstituée.
Tout récemment (2 janvier 1937), soit 14 mois après l'accident, la radiographie de face révèle un léger tassement par rapport à la radiographie de mai ; les transverses de [, et L, sont en contact. De profil, la vertèbre a encore perdu un peu de sa hauteur, le trou de conjugaison entre L, et L, est devenu très étroit, mais la lésion paraît consolidée. On ne voit plus de diastasis interfragmentaire. Cliniquement, et ceci est très curieux et nous l’avons déjà observé chez Mme B., malgré d'énormes lésions radiographiques, il n’y a pas de gibbosité. Cette observation est très intéressante car la contention fut ici, à l’inverse de celle de l’observation n° 3, suffisamment longue, et cependant la déformation s'est reproduite partiellement, et l’on notera le temps très long (14 mois) qu'il a fallu pour obtenir la soudure des deux fragments.
Actuellement, devant cette colonne vertébrale instable, désaxée, le Docteur René Brocx envisage une ostéosynthèse de consolidation, mais se heurte au refus de la malade et de sa famille, qui ne comprennent pas pourquoi il faudrait retoucher un résultat qui leur paraît excellent.
(Docteurs LEPEUPLE et PARNEIx)
M. X.., 34 ans, tombe de 10 mètres de haut dans une galerie de mine. On constate cliniquement et radiologiquement une fracture par tassement de la 12 dorsale. Après 15 jours d’immobilisation dans la gouttière de Bonner, il est réduit sous anesthésie générale au chloroforme, dans le décubitus dorsal, en utilisant trois petites tables dont on retirera la médiane quand le palan, soulevant une sangle située au niveau de la région fracturée, met la colonne vertébrale en lordose forcée. À son réveil, et pendant 24 heures, le blessé ressentit de vives douleurs que la morphine ne peut calmer. Le blessé fut soumis au traitement fonctionnel suivant Ja technique de BünrEr, et, après 4 mois de plâtre, quitte l'hôpital guéri. Malheureusement il ne put être revu ultéricurement.
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