La méthode que nous avons employée comporte
a) la réduction de la fracture avec les deux pinces de Claude Martin, pratiquée sous anesthésie générale de
courte durée ;
b) l'immobilisation suivant immédiatement la réduction est obtenue à l’aide du casque de Darcissac, auquel est annexé un système de tiges métalliques, supportant deux tuteurs intra-nasaux, en stents, devant rester en place de 4 à 6 jours dans les cas simples, beaucoup plus
dans les cas compliqués.
5. — Cette méthode, qu'il est préférable d'employer surtout. chez des sujets jeunes et en tenant compte des lésions associées et de l’état général du malade, n'est contre-indiquée que dans les cas où une trépanation ou des plaies étendues du crâne empêchent de placer l'appareil de contention.
6. — Nous avons obtenu, en traitant ainsi une dou- Zaine de cas, les résultats suivants : dix bons résultats immédiats. Cinq d'entre eux n'ont pu être retrouvés ; parmi les cinq autres, trois ont été revus plusieurs années après, et présentent un excellent résultat esthétique et fonctionnel. Les deux autres, ayant quitté le service d'O. R. L. avant que la contention ait été effectuée pendant un temps suffisant, présentent une gêne respiraloire unilatérale marquée, et un affaissement assez net de la partie dorsale du nez. Enfin, deux malades, âgés
Le Président de la Thèse, “TINIER.
Vu et permis d'imprimer :
Le GPSVEX Lyon, le 6 Mars 1933.