OBSERVATION VI
Diabétique de cinquante-deux ans, sujet à de fréquentes poussées de furonculose. Présente dans La région de la fosse sous-épineuse gauche un anthrax haut de 17 centimètres sur 11 de large violacé, turgescent, douloureux, avec plusieurs cratères et un empâtement considérable tout autour. État général assez mauvais, 85 grammes de sucre dans les urinesg L'ensemencement du pus donna une culture abondante de staphylococcus aureus. Je prépare aussitôt un vaccin sensibilisé, tué.
Première injection de 80 millions. Je suis resté avec prudence à une dose,bien inférieure à celles injectées dans les mêmes cas chez les malades non diabétiques. La température monte à 37°9 pendant deux heures pour redescendre aussitôt à la normale. Le lendemain deux cratères donnaient un abondant écoulement de pus, et en presse 1t un peu on élis mine leur bourbillon.Après la seconde dose de 100 millions, des bourbillons s’éliminent encore et la douleur cesseg J'injecte ensuite 150, puis 200 millions. A ce moment, Panthrax s’est affaissé et l’infiltation a disparu.
# La plaie se cicatrise et la rougeur a complètement disparu après la sixième injection la cicatrisation est presque complète ; j'injecte deux doses supplémentaires de600 millions à
dix jours d'intervalle.
P. Deville 3
AE Ve ER
VACCINS SENSIBILISÉS ANTISTREPTOCOCCIQUES
L'idée d'un vaccin antistreptococcique est séduisante en général bien que l'individualité du strepto- . coque soit si imprécise, qu’on ne soit jamais sûr d'employer sa race pathogène avec les vaccins si polyvalents soient-ils.
* Des expériences furent faites d'abord. Marxer vit l'immunité apparaître très rapidement, au bout de vingt-quatre heures, chez des lapins. Ce savant qui est le promoteur des vaccins galactosés met en garde contre les résultats moins bons qu'il obtint avec le streptocoque galactosé.
Encouragé par ces essais, Marxer s’efforça d'étudier les effets curatifs du vaccin sensibilisé à streptocoques : vingt-quatre heures après l'introduction du virus dans l’organisme le résultat fut médiocre mais. il est intéressant de constater qu'au cours de cette expérience le sensibilisé fut plus actif que le nonscnsibilisé puisqu'il donne aux animaux traités une survie de quatre à six jours sur les témoins.
Puis Lévy et Hamm transportèrent en pathologie humaine la suite de ces tentatives : ils vaccinèrent d'abord des femmes enceintes huit à dix jours avant l'accouchement et sur les 14 femmes injectées, une mourut accidentellement et les 13 autres eurent des
couches parfaites.
La hrièvelé de la période négalive qui est un des
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arguments les plus en faveur des vaccins sensibilisés. devait en faire diriger l’action sur l'injection puerpérale. Il semble ici cependant bien que les auteurs aient été favorablen:ent impressionnés que lorsque l'injection dépasse l'utérus les événements se déroulent avec une rapidité telle que l'emploi d’un vaccin aulogène soil pratiquement impossible,
Par contre, quand l’injection ést locale, elle à une tendance à la guérison spontanée qui rend superflu l'emploi du vaccin.
Toutes les autres sireptococcies ont bénéficié de l'emploi du vaccin sensibilisé. Des Iymphangites à poussées récidivantes furent jugulées en quelques
- jours,des érysipèles devinrent apyrétiques et com-
mencèrent à s’effacer au deuxième jour suivant une première injection. Nous publions plus loin une série d'observations puisées à notre source ordinaire et nous y joignons des observalions d’un grand intérêt relatant des cures de pyorrhées alvéolaires et de métrites à streplocoques.
Voici tout d’abord un tableau des doses employées tel que le communiquèrent Cohendy et Bertrand au
Congrès de Londres :
VIRUS-VACCIN ANTISTREPTOCOCCIQUE
Autogène vivant. | 11° dose: 1/7.000.000 de culture-type sur gélose inclinée (x), quarante-huit heures, soit environ 2.000 cocei.