‹ Traitement des Infections dues au Staphylocoque et au StreptocoqueChapitre 9 sur 20 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

OBSERVATION I (Personnelle)

Jeune femme de vingt-sept ans présentant un passé digestif: a été soignée pour hyperchlorydrie à l’âge de vingt ans et ‘en été 1912 pour entérite rebelle. Présente encore des glaires muqueuses dans ses selles et accuse une sensibilité sur le trajet du côlon.

Est atteinte depuis trois ans de poussées incessantes de furonculose des épaules et de la nuque. La face postérieure du cou est enflammée chroniquement et sillonnée de cicatrices blanches arrondies, dures et douloureuses à la pression. L’épaule gauche présente trois cicatrices linéaires d’incisions pour anthrax et des reliquats d'infiltration. Poussée actuelle très aiguë accompagnée de faiblesse générale et d’inappétence. Amaigrissement. Vaccin sensibilisé tué préparé par D.-M. Bertrand.

Première injection dans le tissu cellulaire sous-cutané de la région dorsale à la hauteur de la onzième vertèbre. La température s'élève le soir à 37°5, la malade accuse un peu de fatigue, un peu de courbature des masses musculaires dorsales, mais aucune réaction locale. La première dose était de 100 millions de bactéries. La seconde dose doublée est don-

née cinq jours après sans aucune manifestation réaction-

un

nelle et les suivantes aû nombre de quatre espacées tous les six jours. |

Au vingt-cinquième jour du traitement,il n'y avait plus un seul élément en évolution. Il ne persistait plus que quelques indurations et cicatrices, mais toute inflammation avait disparu. La malade accusait une euphonie sensible, s’alimentait avec plaisir, affirmait reprendre du poids et pouvait supporter des corsages à cols montants dont elle avait dû se priver depuis trois ans. Nous avons vu très nettement de petits éléments pustuleux apparaître au cours du traite- ment, mais semblait-il timidement et sans pouvoir atteindre leur épanouissement. Cet avortement des éléments est d’aïl-

leurs toujours accusé par les malades.

OBSERVATION Il

Médecin de trente ans, atteint de furonculose rebelle procédant par poussées très proches. Le siège est surtout au niveau du visage. L'agent d'infection est un staphylocoque blanc.

Le virus vaccin autogène vivant lui est envoyé en province afin qu’il fasse lui-même les injections.

Il se fait une première dose de 30 millions qui amène une grande amélioration locale, Presque tous les furoncles sèchent,.

Trois jours plus tard, il s'injecte dans le tissu sous-cutané du bras une dose de 60 millions. Le soir, la région est douloureusce, la température monte à 385. Le lendemain le bras

est enflé, rouge et chaud et la température reste la même.

ARR TEE

“Du pus se forme que lon doit évacuer par incision. Aucun “ensemencement ne fut fait qui eût permis, sans doute, de -déceler que l'agent d'infection avait été apporté par un vice -de technique de l'injection.

La poussée furonculeuse à disparu en douze jours. Six xmois après, il eut une poussée nouvelle qui fut traitée par un virus vaccin autogène tiré à la dose de 350 millions la première fois et de 500 millions la seconde. Les phénomènes

infectieux disparurent rapidement.

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