OBSERVATION VI
R... Guido, 42 ans, qui présente une tuberculose ulcérocaséeuse bilatérale, avec bacilloscopie positive, vient à la consultation de laryngologie, le 4 mars 1948, en raison d'une dysphagie importante el de dysphonie remontant à deux mois.
L'examen révèle une énorme infiltration des bandes ventriculaires cachant complètement la glotte avec une ulcération du côté gauche et un œdème aryténoïdien
Le malade est traité par aérosols de pénicilline pendant quelques jours, puis mis à la streptomycine (1 gr. 5o par jour).
Le 10 avril, la dysphagie a disparu et nous trouvons
une nette diminution de l'infiltration. L'ulcération s’est cicatrisée.
Le 27 juin, la voix a retrouvé un timbre à peu près normal, mais il persiste un certain épaississement des bandes et des aryténoïdes.
Le malade à reçu 115 grammes de streptomycine.
Un examen, le »7 juillet, nous montre un état laryngé slationpaire avec une cavité rouge.
OBsERvATION VII
M... Gaubert, 60 ans, a une tuberculose ulcéro-caséeuse droite, traitée par pneumothorax.
Un examen, le 25 mars 1948, en raison d’un enrouement qui remonte à deux mois, nous révèle une cordite granuleuse bilatérale avec œdème des bandes ventriculaires et de l’espace inter-aryténoïdien.
Le traitement par la streptomycine est commencé le même jour (1 gr. bo par 24 heures). Une importante réaction vestibulaire apparaît à la fin de la première semaine, mais elle ne nécessite pas d'arrêt.
Le 20 avril 1948, la dysphonie s’est un peu atténuée et la toux du début a disparu. Il persiste, au niveau du larynx, des cordes vocales épaissies, boudinées, mais l’aspect granuleux s'est effacé et il n'y a plus d'infiltration des bandes ventriculaires. |
Le malade a reçu 45 grammes de streptomycine.
Un dernier examen, le 10 juillet, nous montre des cordes moins épaissies, mais grignotées sur leur bord libre.
OgservaTioN VIII
B... Bernard, 63 ans, est atteint d’une tuberculose pulmonaire bilatérale à évolution fibreuse. Depuis quelques jours, il a une impression de brülure cervicale profonde qui est venue se greffer sur une dysphonie remontant à trois mois.
Le 8 juin 1948, nous décelons des lésions au niveau de la commissure antérieure s'étendant de la base de l’épiglotte au troisième anneau trachéal, sous forme d’un placard infiltré, avec érosion en coup d’ongle à la surface.
Le ro juin, le traitement à la streptomycine commence (x gr. 5o par jour).
Le 24 juin, les douleurs ont disparu et la dysphonie s'est améliorée, mais l'infiltration persiste sans aucune trace d’ulcération.
Le 8 août, l'infiltration s'est aplatie, laissant un pd rouge.
Le 17 août, nous notons une tuméfaction rouge de la commissure antérieure.
Le malade a reçu go grammes de streptomycine.
Le 30 septembre, le larynx est complètement netinyé,
on ne retrouve plus aucune infiltration; il ne persiste qu'un léger érythème.