‹ Traitement des lésions traumatiques des nerfsChapitre 8 sur 27 · LES TR · texte numérisé non relu

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former un cal exubérant et le nerf être englobé totalement dans le cal, ou bien le cal exubérant déterminera simplement la compression du nerf par élongation. Ou encore une esquille détachée du foyer de fracture viendra tendre le nerf, comme le chevalet tend les cordes du violon. Si la fracture est mal traitée, la coaptation insuffisante, toutes ces chances de compression augmenteront considérablement, et les extrémités des fragments risqueront de léser le nerf.

En présence d’une compression du radial à la suite d’une fracture de l’humérus, il est presque impossible de porter à l’avance le diagnostic exact de la lésion et d’affirmer la compression ou la section du nerf. Seule l’intervention permet de lever le doute.

b) Par tissu fibreux. — Nous avons déjà insisté sur le rôle néfaste que joue dans toute plaie cicatrisée le tissu fibreux. Le tissu musculaire, pas plus que le tissu nerveux, ne se régénère pas; ce qui le remplace, c’est du tissu conjonctif. Or le tissu conjonctif a une tendance marquée à l’envahissement. Tant qu’il est jeune, formé de cellules rondes et de fibrilles sans consistance, il ne constitue par un danger menaçant, mais très rapidement, il s’organise, les cellules se rangent en séries, les fibres se densifient et étouffent les tissus voisins.

A l'intervention, on trouve donc ce tissu fibreux dense criant sous le scalpel. Son ablation s’impose non seulement pour dégager le nerf, mais encore pour permettre la re- . constitution des muscles de la région.

c) Par projectile. — Le cas est assez rare, mais il en existe quelques observations. Un éclat d’obus arrêté au voisinage d’un nerf peut, s’il n’est pas enlevé, déterminer des

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