III. Ozone
Après examen de pus, éliminant les ostéites à staphyiocoques (qui bénéficieraient plus de l’anatoxine ou du bactériophage), on peut obtenir par l’ozone des résultats très intéressants. Dans les foyers infectés, on insuffle l'ozone par une canule malléable à bout mousse, le gaz est évacué par un aspirateur ou absorbé par un coton imbibé d’hyposulfite de soude. Plusieurs séances de deux minutes, séparées par de courts repos, chaque Jour.
L'ozone possède un pouvoir bactéricide, une action analgésique et sédative, une action trophique et une action humorale des plus Imtéressantes.
L'ozone semble limiter la diffusion des lésions, les désinfecter (agit surtout sur le streptocoque et le pyocyanique) ; et s'il n'empêche pas totalement la formation des séquestres, il permet du moins d'en dimmuer l'importance et de faire des opérations plus réduites et en mellleures conditions.
En cas de lésions périmaxillaires, on peut injecter par
eos
un trocart à double courant (pour éviter une pression douloureuse) et maintenir un drainage filiforme.
L'ozone est plus actif dans les cas récents que dans les cas chroniques. S'il n'y à pas amélioration nette après une huitaine de jours, il faut soupçonner une défaillance grave de la résistance organique (Rialland, REG)
On peul encore utiliser l'ozone sous forme d’ozonide terpénique en solution déposée dans le foyer infectieux et dégageant lentement, en s'échauffant, de l'oxygène naissant, qui détruit les microbes sans irriter les cellules, dont 1l facilite au contraire la réparation (Dechaume, D. 30, 33).
L'ozone a encore été utilisé en lavement pour agir sur l'état général (Aubourg et Hennion, A. 13) au cours des ostéites des maxillaires.