PRELIMINAIRES
Il existe une infinie variété d'ostéites des maxillaires et cette mulüplicité de formes explique le nombre considérable de travaux parus sur ce chapitre de pathologie, travaux analysant pour la plupart une forme clinique ou un trailement particulier.
Il nous à paru intéressant de faire un travail d'ensemble sur les ostéites des maxillaires. Etre complet sur un tel sujet, 1] n'y fallait pas songer. Aussi nous plaçant du point de vue pratique, nous n'avons envisagé que le seul traitement.
Nous aurions pu illustrer chaque modalité de traitement par des observations inédites intéressantes, nous avons préléré réunir en une bibliographie les observations et les travaux déjà publiés, si bien que, d'une part, restant dans les généralités, nous espérons faire ressorür l'unité dans la diversité, et d'autre part, faciliter par l'abondance des références bibliographiques, les recherches plus poussées.
Ainsi donc, faisant le point sur l’ensemble des connaissances acluelles pour une question sur laquelle on a beaucoup écrit, nous pensons que cette thèse sera le
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point de départ de travaux plus approfondis et qui seront, nous l’espérons, facilités par ce premier travail d'ensemble.
La bibliographie que nous avons établie est avant tout une bibliographie française ; les travaux étrangers qui s'y trouvent rapportés sont ceux cités dans les revues françaises de ces dernières années. Dans cette bibliographie, les noms des auleurs ont été rangés par ordre alphabélique et à chaque ouvrage correspond un numéro d'ordre. Cette disposition nous permet, grâce à une lettre et un chiffre, de renvoyer le lecteur, sans surcharger notre texile, aux sources mêmes des idées exposées ou aux observations qui peuvent illustrer le cas étudié. Ainsi, pour donner un exemple : (D. 16) veut dire voir la référence 16 dans la lettre D de notre bibliographie.
Sous le terme d'ostéries des maxillaires. seront étudiées toutes les lésions infectieuses de ces os, quelles que soient leur étiologie, l'importance, la localisation…; seront par contre écartées les lésions infectieuses accompagnant les cancers et les fractures, ou relevant des mycoses, de la tuberculose et de la syphilis, car l'aspect inflammatoire est alors habituellement secondaire en regard de la nature des lésions. Un paragraphe sera cependant consacré aux ostéites selon le terrain syphilitique par exemple, lorsque ce sont les phénomènes inflammatoires qui prennent une importance prédominante.
Les infections extra-osseuses, abcès ou phlegmons, relevant logiquement d’autres chapitres, ne seront rapidement énumérées qu'à titre de complications.
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Le terme d'ostéomyélite évoquant à la fois, en chirurgie générale, les idées de moelle osseuse, de séquestration, de gravité générale et d'origine sanguine, devrait être réservé aux cas réunissant ces quatre conditions, que l'affection siège au niveau des maxillaires ou des os longs. Lorsqu'il manque certaines de ces conditions, et c'est la règle presque constante aux maxillaires, le terme d'ostéomryélite prête à confusion, |
Il semble donc préférable d'abandonner les termes complexes et généralement impropres ou imparfaits d'ostéomyélite ou d'ostéophlegmons et d'utiliser le terme général d'ostéile, en spécifiant l'importance, la situation, l'origine, les complications, par des termes simples et précis : localisée ou diffuse, raréfiante ou séquestrante, médullaire ou corticale, d'origine dentaire ou sanguine, avec abcès ou phlegmons périmaxillaires. etc. Ces termes ont l'avantage de bien dire ce qu'ils veulent dire et de ne dire que cela.
Il existe ainsi une telle variété de formes cliniques d'ostéites, exigeant souvent des traitements notablement différents, qu'il paraît difficile d'exposer avec clarté les diverses méthodes thérapeutiques et leurs indications. Le procédé le plus simple nous a paru être de faire, au sujet de la forme importante la plus fréquente, l'étude détaillée des traitements qui peuvent lui convenir ; pour les nombreuses autres formes cliniques, moins importantes ou moins fréquentes, il sera ainsi possible, sans trop de redites, de n’envisager ensuite que leur particularités de traitement.