‹ Traitement des Ostéites des MaxillairesChapitre 58 sur 65 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Les ostéites des maxillaires se présentent avec une diversité considérable de formes cliniques, car on les voit varier selon le siège et l'étendue, selon les complications, infectieuses ou mécaniques, selon la virulence, selon l’âge, selon la cause déterminante, selon les causes favorisantes., Une étude d'ensemble est cependant utile car il n'est pas de cloisons étanches entre les formes cliniques et les plus bénignes peuvent évoluer vers les plus graves, de façon souvent imprévue.

IT. — Par ailleurs, sous cette grande diversité apparente, on retrouve l’unilé profonde des lois histophysiologiques qui règlent, sur la trame conjonctive, autour des séquestres, la fonte puis la refixation des sels calcaires, lois qui commandent en définitive toute la thérapeutique, chirurgicale, médicale et prothétique.

IT. — Le fraitement chirurgical reste primordial, mais 1l semble devoir rester habituellement prudent et temporisateur : drainage rapide mais ablation des séquestres bien « séparés du vif » el curettage discret des cavités pour respecter au maximum le périoste et le tissu conjonctif ossifiable, si précieux pour la régéné-

ralion osseuse.

Rio Le

IV. — Le frailement médical n'a pas une moindre importance : par des moyens nombreux et efficaces dont plusieurs sont relativement récents, il cherchera à atténuer la virulence microbienne, mais surtout à rendre le lerrain réfractaire à la pullulation des germes et à augmenter les capacités de défense de l'organisme.

Habituellement, les ostéites maxillaires ont pour cause déterminante une infection dentaire, mais, presque toujours dans les formes graves, il existe des conditions favorisantes, qui doivent être recherchées sans délai, car ce sont elles qui ont pu permettre à l'infection de s'étendre sans rencontrer une résistance normale.

V. — Le fraitement prothétique ne saurait être négligé car dans les formes étendues, il devra s'opposer à la rétraction du périoste et de la trame conjonctive provisoirement décalcifiée, rétraction pouvant entraîner une invagination des bords alvéolaires et parfois même un retrait en masse, alvéolaire et basilaire, avec réduction

ou déviation de la mandibule.

Le Doyen : Le Président de Thèse, J. LÉPINE. M. PATEL.

Vu et permis d'imprimer :

Lyon, le 20 Juin 1939.

Le Recteur, Président du Conseil de l’Université,

A. LIRONDELLE.

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