SEA
A bon et que 1/1.000, c ’est-à-dire 1 gramme pour 1 litre”
d’eau, l'entravait’absolument. Le savon paraît donc très
ICO
bactéricide pour le bacille du charbon. Par contre, il a
reconnu que le savon mou était absolument impuissant
es ESS
no l’'égard d’autres bactéries. Il a signalé qué le peste ER ra
Ée typhique cultivait dans les solutions à 20 grammes par
er A > Êe
litre et que la culture du choléra était favorisée dans les
solutions de 10 à 50 grammes par litre, enfin que la Pan: viande se pétrifiait dans les solutions à 10 %. na De Maréi a reconnu que le bacille du choléra pouvait résister au savon 27 heures ; 11e typhique, 4 jours,, le - staphylocoque, 8 jours ; nous n'avons pu. trouver la teneur de la solution employée ni la nature du savon. En 1890, BeurinG fit des essais sur 40 espèces de savon ;il signale que le pouvoir désinfectant dépend de la A teneur du savon en alcali. vi NYLANDER reconnaît l’action énergique du savon k ‘alcalin sur le bacille du choléra qu'il tuait en 1 heure dans une solution à 3 °/00. Gt ET Æ vase ù Max Jozces, dont les essais sont plus connus, a reconnu que le bacille du choléra était tué : | |
qu’elle peut s'élever à 450 0/00.
cholérique était favorisée dans les solutions de savon :
de 10 à 20 © /6o le bacille du Roiérs ne cultivait pasiele
rie
en ? minutes Auris la os de 90 0/69 FA NA E 10 minutes dans la solution de 40 0/0.
| ; 30 minutes dans la solution de 20 she. Va iTé bacille coli était jugé plus résistant. | REITHOFFER admet aussi le pouvoif \bactéricile te a savon sur le bacille du choléra et la résistance plus grande . du baclerium coli. Les staphylocoques sont très CUS < À à tuer, ils peuvent résister une heure et même plus dans nu, une solution à 200 0/60. Nous signalons en passant que .
cet auteur détermine que la concentration la moins | élevée qu’on réalise par le savonnage . est de 50 0 /60 de Le
On voit ainsi les discordances qui existent dire les résultats de Koch qui trouve que là culture du bacille
de 10 à 50.0/ et ceux de NYLANDER, Max. Joives, RELTHOFFER qui reconnaissent que dans les solutions
même qu'il était tué. j
A quoi est due une telle divergence des opinions ? Elle semble être due à ce fait que certaines recherches furent | portées sur le savon de soude et d’autres sur le savon
de potasse, et encore à la diversité des moyens EURE et 0 des objets de recherche : Me DA RUE hi
Les’'uns ont étudié l’action des savons sur les cultures ie de bactéries in vitro, les autres le degré de Stérilité des objets lavés avec du savon.
Des travaux ont été entrepris par différents auteurs, qui mettent fin à de telles contradictions. | ; IS En 1905, Ropgr a ‘étudié l’action du savon de Mar- MM | « - \
RAGE à /
#; voir : empêchant » de ces sol tionS de savon sur une culture de ces microbes. Il conclut que le bacille d’Eberth se
44 développe dans un milieu où il n’y a 1e plus de 3,33 ° /o0 … de savon; le développement de la culture est complè-
encore avec 6,66 /1000 de savon dans la culture.
Si le pouvoir empêchant semble s'exercer à des doses
A - ques heures et le bacille d’Eberth en quelques minutes. , Ce sont moins les données quantitatives qui sont intévo ressantes dans le travail dé RoDpET, que l’existence de fac-
teurs qui rendent complexes une telle étude et qui per-
: mettent de se rendre compte deses difficultés. Le pouvoir empêchant et le pouvoir bactéricide dépendent de la richesse du milieu en substances nutritives, le savon étant d'autant plus actif que le milieu est moins riche. La température semble jouer un rôle très important et la température optima pour Pactivité du savon est 370.
l’action du savon donne des résultats variables. Enfin, il semble que les différents éléments d’une même culture présentent une résistance différente. Alors que presque tous les microbes sont détruits, il en existe encore de vi-
vants pendant longtemps.
salles sur e nie dé bacilles ide Eberth et de staphylocoques. L part des solutions aqueuses de savon de ï è Marseille au 1 /100 et au 5 /100 ; il étudie d’ ‘abord le « pou- à
tement inhibé par 5/1.000- parties de savon. Le sta- phylocoque e est beaucoup plus résistant et il se développe |
presque infinitésimales, le pouvoir bactéricide propre- D ment dit exige des doses beaucoup plus fortes. Une soluit tion au 1/100 tue Le’ staphylocoque dans l’espace de quel:
PA Hit EC f AUX + Les variations du temps d'exposition des cultures à
Les expériences de RODET ont été reprises en 1912 par M. PiLLoT, qui opère également sur du savon blanc en solution aqueuse. Il prépare une gamme de solutions à concentration croissante 0,05, 0,10, 0,50, 0,75, 1 gramme
pour 10 em de bouillon. Il ensemence ce bouillon avec
des staphylocoques, streptocoques, pyocyraniques ; il met le tout à l’étuve pendant 48 heures. Au bout de ce temps, il repique les cultures et constate que seules les deux premières cultures ont poussé, les autres repiquées ne donnent aucune végétation microbienne.
M. PiLLor aétendu ses expériences aux spores :lesavon” ne détruit pas les spores, il les empêche de germer, mais aussitôt qu’elles se trouvent soustraites de son action et mises dans un milieu favorable, elles se développent.
En 1917, MM. AcHarp et LeBLanc étudient les diftérentes qualités des savons.
Pour rechercher l’action bactéricide, ils introduisent, dans une culture de staphylocoque en bouillon de 24 heures, 1/2 centicube de solution à 1 2/6, puis font avec ce bouillon de nouvelles cultures en gélose. Tandis qu'après 1/2 heure de contact, le réensemencement fut fertile en 24 heures, après 1 heure 1/2 de contact, le réensemencement ne donna de cultures visibles qu’au bout de 48 heures. | |
En ajoutant 10 centimètres cubes de solution savonneuse au 1/100 à des tubes de bouillon et en les ensemençant de staphylocoqué, le réensemencement pratiqué au bout de 24 heures d’étuve ne donna qu’une culture lente à végéter et apparente seulement, après 48 heures. Les solutions savonneuses ont donc ralenti la végétation du staphylocoque.
Fr
LE
Soie cs
À la même époque, M. Bonjean étudie l’action bactéricide de solution savonneuse à 20/1000. Une telle : solution est en général stérile lorsque l’eau employée ne renferme qu'un petit nombre de germes d'espèces banales. On verse dans des fioles 25 centimètres cubes de cette solution stérilisée à 1109, puis on introduit dans chacune quelques gouttes d’une des cultures suivantes : bacille coli, pyocyanique, staphylocoque aureus, B.
typhique. Voici ce qu’on observe.
B. typhique a ve ne
moisissures
Les expériences démontrent que les solutions savonneuses à 29 pour 1.000 ne possèdent qu’une action bactéricide bien faible, mais qui n’est cependant pas complètement nulle puisque la plupart des cultures finissent par mourir quand on prolonge le contact pendant plusieurs jours. Ge pouvoir bactéricide ne s’exerce que sur des milieux ne renfermant qu’un petit nombre de germes bien dissociés et qui sont de mauvais habitats pour les germes pathogènes et cela est encore confirmé par l’ex-
Le 60. a À : PAGE RS | périence suivante : De petits carrés de gaze de l''émetà ‘stérilisés sont imprégnés de cultures, en bouillon de 48 heures, des mêmés germes, puis plongés dans une.
s: solution de savon dans l’eau distillée à 25 HE 000 . Dans ces conditions, la solution de savon n ‘est ni bactéricide ni antiseptique, les bactéries ne sont pas tuées même par un contact prolongé, ée elles cultivent dans ces solutions. |
Il résulte de l'ensemble de ces is que si la solution de savon a un pouvoir bacléricide inlense sur des germes
comme le vibrion du choléra, le bacille du charbon, elle prérs
“a sente au contraire, même à des concentrations assez fortes, : 44 un pouvoir bacléricide faible à l'égard des auires germes.
F Et cependant, cette faiblesse un pouvoir bactéricide YA 38 n'a pas paru avoir d’ inconvénients sur l'évolution des de ÿ à plaies, ni de conséquences néfastes. : 5
. Pourquoi en est- il ainsi ? ? Diverses hypothèses ont été) | “4 soulevées. LS ee ‘#50
On peut, en premier lieu, supposer He la solution
dépose autour de chaque corps microbien une pelli- re cule très mince de savon qui s'étale à sa surface, l'isole ARR du contact des tissus, l'empéchant ainsi de nuire. Secondairement ces Corps microbiens sont entraînés vers “ 5 le pansement avec l’ensemble ‘des détritus. + Ê <0
Une autre pins repose sur les constatations sui-
NEA NI Nantes 2 0 US | / ‘à . Des éxamens bactériologiques portant sur des pan- | :sements successifs ont montré que si le nombre des germes ne diminuait pratiquement pas, le nombre des
| variétés, par contre, diminuait assez zrapidement. a bout “ der 4 à 5 pansements, on trouve le bacille pyocyanique en. | prédominance marquée parfois exclusive. Ce n est que SH | rarement qu’ on à pu isoler du streptocoque, du bacte - | AE -rium coli, exceptionnellement le protéus. … ac
| En oûtre, ‘les différentes couches d’un. même panse- | Pa : ment examinées comparativement permettent de recon-. naître que plus on se rapproche de la plaie, “plus le : a nombre de variétés diminue. Sur la plaie même, on ne . “ trouve généralement, que le pyocyanique. Ce germe uk tive, en effet, facilement surce terrain savonneux. et s’y installe rapidement en maître ; en outre, la pyocyanase qu’ il secrète agit favorablement en. détruisant les autres se infectieux et même ses propres éléments.
A La présence de ce bacille sur les compresses se mani- - feste par la coloration bleue due à la pyocyanine ou | Jaune ou brune en raison de la transformation de tar pyocyanine en pyoxanthose.
Nous devons faire remarquer que le pansement pêrnn = méable qui est en principe oxydant est essentiellement - SE apte à révéler Ja présence du bacille pyocyanique, tandis
| qu'il ne manifeste pas sa présence dans d’autres panse-
ments où la fonction chromogène est plus ou moins al-
térée. ne À Qu. Ainsi, le savon dont le pouvoir bactéricide est faible ‘4 parvient néanmoins à débarrasser les plaies de la plupart des microbes soit en les emprisonnant, les empêchant ainsi de nuire, soit en les faisant détruire. par une espèce qui ne s’oppose pas à l’évolution favorable des plaies. (Le savon n’a aucune action sur la phagocytose, EE De au contraire il détruit les globules blancs.) leu a
| } ARE 4 : HEIN TE s Alors une question se pose. Pourquoi certains auteurs
: ont-ils éprouvé le besoin d'ajouter un antiseptique à la
- solution savonneuse ? Quelle est l'utilité de cet anti-e" .
| septique ? Son, EAU E
; M. BONJEAN a montré que l’adjonction au savon de Si poudre de trioxyméthylène à 27100, ce qui représente 14 Ogr.5 de trioxyméthylène pour 1 litre de solution, et ee permet d’obtenir un savon antiseptique, comme le “2
. prouvent les résultats bactériologiques suivants: En.
Me Des linges imprégnés de pyocyaniques sont plongés dans : NN Mrs | % Li — solution de savon ordinaire à 25 /1000 (vivants | + - après 48 heures). : Hs D D Un U —— solution, 25 /1.000 de savon à 1/100 de |trioxy- 3 méthylène (tués au bout de 24 Heures 7 s RSS — solution 25/1.000 de savon contenant FA /100 de
Trioxy (tués au bout de 24 heures). \ Ar S'ÉMR ETES