CHAPITRE IL
es
Du massage gynécologique
Historique.
L'initiateur de cette méthode fut un Suédois, Thure Brandt, dénommé par Schauta « le père du massage gynécologique ».
I] n’était pas médecin, mais Sfficier de cavalerie et rencontra au début beaucoup d'ennemis dans le monde médical.
Ses premiers essais datent de 1840. Homme de grand talent, d’un dévouement sans bornes et d'une intégrité de conscience exceptionnelle, il possédait une rare habileté manuelle. Il s'installa à Stockolm, en 1872, en raison d’un décret royal qui lui accorda la permission de traiter les malades et le mit à l'abri des attaques des médecins. |
Ce ne fut qu'à la suite d’un nombre appréciable de guérisons, démontrées par Brandt à Jéna, dans la clinique du professeur Schultze (1886) qu'on
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commença à lui rendre justice et à prêter quelque attention à l'efficacité de sa méthode.
Dès lors, Schultze, Profanter (de Vienne), Niessen, Schauta (de Prague), von Preuschen, Seiffert, Prochownick (de Hambourg), Ziegenspeck, adoptent définitivement cette méthode.
Elle se répand un peu partout à quelques années d'intervalle.
À Genève, le Professeur Vuillet préconise le massage gynécologique vers 1888 et en fait l’objet d'une publication importante.
Les Belges, sous l'inspiration de Huillier ; les Anglais, sous celle de Asp; les Américains, sous celle de Douglas et de Boldt (1889), le mettent en pratique.
En Russie (1890), il entre dans le domaine de la chirurgie avec Semianikow, et, en Italie, il a, en 1888, un grand retentissement avec Casati.
En France, l'ouvrage de Brandt, publié en 1868, ne provoque que quelques blâmes dans un article de journal qui, très cavalièrement, qualifie sa mé. thode de malhonnête et ses malades de femmes éhontées. À
Nous ajouterons que la publication d’une découverte thérapeutique par un empirique étranger, n'ayant aucun titre médical, puisqu'il était officier de cavalerie, produisit dans notre pays l'effet — suivant l’heureuse expression de Stapfer — « d’un traité d’obstétrique dont l’auteur s'intitulerait accoucheur au 7° zouaves ! »