‹ Traitement des Sciatiques: Par les Injections GazeusesChapitre 16 sur 28 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Diagnostic et résumé: 1. Névriles périphériques Pseudolabes. IT. Syringomylie probable à forme de panaris analgésique des membres inférieurs (type Morvan inférieur). WT. Troubles {rophiques des extrémités infé rieures.

Françoise N..., trente sept ans, salle Benedict. Teissier (service de M. Bondet), chef de service, M. Barjeon. Entrée le 20 mars 1901.

Pas d'antécédents héréditaires. Mariée à vingt-deux ans, eut un enfant qui mourut un mois après d'affection indéter-

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minée, Jamais de fausses couches. Mari mort à cinquantecinq ans de cardiopathie. Pas d'accidents spécifiques.

De vingt-deux à vingt-sept ans, faiblesse considérable des Jambes, la gauche surtout qui se dérobait parfois sous elle. Lorsqu'un matin elle s'aperçut que ses jambes étaient couvertes de grosses phlyctènes venues subitement pendant la nuit, qui laissèrent à leur place des ulcérations par lesquelles s'éliminèrent des séquestres osseux des premiers métatarsiens. Elle resta trois ans sans pouvoir marcher et commença, dès ce moment, à souffrir dans les jambes et les pieds de douleurs très vives, semblables à des piqüres, et passant comme des éclairs, plus vives toujours à gauche qu'à droite.

Actuellement, la malade marche difficilement, en s’appuyant, mais ne talonne pas, ne lance pas la jambe, pas d'ataxie stalique, pas d’incoordination des mouvements, diminution du sens musculaire, disparition complète des réflexes. Pas de signe d’Argvyl-Robertson. Troubles trophiques très marqués aux deux pieds qui sont mutilés et déformés. Anesthésie complète jusqu’à 10 centimètres audessus des genoux. Troubles sensitifs et trophiques cutanés. Thermo-anesthésie. :

Avril 1901. — La malade parait assez améliorée par les bains sulfureux. Cependant elle se plaint de douleurs assez vives dans la partie inférieure de la jambe gauche et dans l'articulation tibio-tarsienne du même côté: les douleurs sont à prédominance nocturne; la palpation du tibia est surtout douloureuse, sa crête est rugueuse, mais sans augmentation nette du volume de l'os.

La malade localise elle-même ses douleurs dans le tibia.

4 mai 1901. — Injection d'air filtré à la face interne de la jambe gauche, au tiers inférieur (six coups de pompe, massage consécutif).

5 mai, — La malade s'est plaint dans la journée d'une sensation de lourdeur, mais les douleurs ont disparu.

Le —

6 mai. — L'air n'est pas résorbé entièrement encore, mais la souffrance ne s’est pas reproduite.

10 mai, — Les douleurs n'ont pas reparu. L'air est eomplètement résorbé. Pas de modification des troubles de la sensibilité au niveau de la région injectée. On trouve encore de l’anesthésie au niveau des deux pieds et du tiers inférieur de la jambe ; mais ces zones sont striées de bandes verticales au niveau desquelles la malade sent assez bien le contact.

Elle demande sa sortie.

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