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c) Le bord inférieur du corset, de façon que, en arrière comme en avant, quoique descendant assez bas pour embrasser le pelvis, il ne soit pas un obstacle à la posilion assise.
Ouvrir les fenêtres. — 1° En arrière et à gauche, s'il s’agit d’une scoliose droite, nous ouvrons dans le corset une large fenêtre dont les limites seront à peu près les suivantes (Figure V;: en haut, le cadre supérieur de la fenêtre sera constitué par une bande de corset embrassant l'épaule en béquille, d'une épaisseur de trois bons travers de doigt; le rebord inférieur devra être taillé au niveau de. la crête iliaque ; le rebord droit suivra la ligne des apophyses épineuses ; le rebord gauche longera sur le flanc du corset une ligne verticale aboutissant au sommet de l’aisselle.
2° En vue de faciliter l'introduction ultérieure des feutres contre la gibbosité, il sera bon de percer en arrière et à droite, sur une même ligne que le bord postérieur du bras droit tombant normalement, une fenêtre rectanigulaire haute de 15 à 20 cm., large de 5 cm.
C'est entre la grande et la petite fenêtre postérieure que se trouve comprise l’attelle appuyant sur la gibbosité.
3° En avant, la fenêtre ouverte sur le côté droit du sujet, s'il y a scoliose droite, sera aussi large que possible, de façon à permettre à cette partie du thorax une amplitude suffisante des mouvements favorables à la flexion et à la détorsion du rachis (Figure VIT).
Son rebord inférieur sera tracé un peu au-dessous du rebord inférieur des cartilages costaux; son rebord gauche longera le sternum; le rebord droit suivra le bord postérieur du bras droit à 5 ou 6 cm. en avant de la petite fenêtre postérieure, et, remontant le long de l'épaule
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d'arrière en avant, viendra recouvrir la clavicule, séparé d'elle par un espace libre de lépaisseur du feutre que l’on avait placé au début à ce niveau. :
Au-devant de la clavicule nous trouvons ainsi le rebord supérieur de la large fenêtre, se terminant à angle droit avec le rebord gauche au niveau du manubrium.
Ainsi de la partie droite du corset il ne restera plus en avant que deux demi-ceintures :
a) La demi-ceinture pelvienne.
b) La demi-ceinture scapulo-claviculaire, celle-ci ample, projetée à plusieurs centimètres en avant du moignon de l'épaule (grâce à l'épaisseur des feutres que nous avions placés et que nous enlevons dès lors), ne gênant l'épaule que dans ses mouvements d’ascension el de rétropulsion, au profit des mouvements favorables d’abaissement et de propulsion.
Cette disposition a en outre l'avantage de supprimer le mur contre lequel venait de butter le moignon de l'épaule au cours de la compression méthodique de la gibbosité,: mur qui ne manquait pas de provoquer des escarres ou de nécessiter une interruption de traitement, ou qui nous forçait, pour éviter l’un et l’autre de ces inconvénients, d'en arriver par des échancrures successives à la large ouverture que nous nous proposons - d'obtenir d'emblée.
4 Nous avons eu à traiter quelques cas de scoliose dorsale qu'aggravait une forte scoliose lombaire de nom contraire. On se trouve bien, dans ces cas, d'agir comme nous l'avons fait : ,
Au moment de la prise du corset, on veille à ce que le plâtre se moule bien sur le sommet de la sceliose lombaire el laisse quelque liberté à la crête trochantérienne du même côté. Sur le côté opposé (côté droit habituelle-
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ment) on ouvre une fente horizontale un peu au-dessus de la crête iliaque, large de 12 cm., haute de 5 ém. Par celte fente il nous sera possible d'introduire des feutres et d'exercer une pression sur la crête trochantérienne droite. Cette pression, antagoniste de la contre-pression exercée par le plâtre sur le sommet de la scoliose, peut dans certains cas redresser cette dernière, ou, tout au moins, l'empêcher de s’accentuer, comme cela se produit assez fréquemment au cours des réductions de scolioses dorsales.
Compression feulrée. — Le feutre, d'une épaisseur de cent: 1/2,à 2 centimètres environ, découpé en lames de dimensions adaptées à la taille des corsets dans lesquels on doit les glisser, est utilisé de préférence à l'ouate ou aux coussinets pneumatiques. Mais il est prudent de les stériliser par le passage dans l’autoclave avant de les utiliser, si l’on veut se mettre à l’abri de linfection télanique dont M. Kirmisson a publié deux cas causés par les feutres. Aussitôt que le corset est jugé assez ‘solide, on glisse, entre fa gibbosité et le mur plâtré appliqué sur elle, une ou deux lames de feutre. Il faut avoir soin de glisser ces feutres bien à plat, en évilant de laisser des plis qui commencent par gêner le patient et finissent, si l'on n'y mel pas bon ordre, par le blessér. Les jours suivants, lorsqu'on s'apercevra que les feutres déjà en place ont produit tout leur effet, on en ajoutera un ou deux, et ainsi de suite. Au cours d'un mois de traitement on peut ainsi glisser de huit à douze épaisseurs de feutre; après quoi il est bon d'enlever le corset pour permettre les ablutions que commande lhygiène de la peau et éviler les escarres. Un ou deux jours après, un nouveau corset est appliqué dans les mêmes conditions.
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L'art de bien placer les feutres dépend sans doute de l’instrumentation dont on dispose pour cela, mais aussi beaucoup de l'attention que l'on y apporte. Pour l'instrumentation quelques appareils ont été imaginés, dont le meilleur paraît être le modèle de Collin, constitué par deux lames d'acier terminées à l’une de leurs extrémités par une rangée de dents, l’autre extrémité étant plate, lisse, percée d'un trou où l’on introduit, après mise en place de lappareil, un crochet métallique à poignée, nécessaire pour exercer de fortes tractions. Le feutre est saisi entre les deux lames-mâchoires par un de ses bords et vient se placer entre le corset et la gibbosité, lorsque l'appareil qui l’entraine a déjà lui-mème franchi ce trajet.
Nous utilisons de préférence soit les pinces de Museux, soit les pinces de Richelot pour abaissement de l'utérus.
Il est important de bien placer les feutres sur le sommet de la gibbosité costale : c’est là qu’ils exercent le maximum d'action et c’est là que dans tous les cas ils doivent l'exercer. I ne faut Jamais sacrifier cette action sur le sommet de la gibbosité à une action qui pourrait paraître plus efficace sur la paroi postéro-latérale du thorax. On ne ferait, dans ce cas, rien au point de vue de la réduction de la scoliose, peu de chose au point de vue de la détorsion, mais on amorcerait ou l’on accentuerait les angles costaux postérieurs dont l’arête en côte de melon n’a que trop tendance à se produire ou à s'exagérer.
Résultats. — Nous avons, depuis la guerre, pendant notre séjour à la maison de santé du professeur Estor, compté 14 cas de scoliose ainsi traités : 4 cas de scoliose rachitique et 10 cas de scoliose essentielle.
Nous avons noté chez les quatre rachitiques : une
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La 98 hypercorrection, une amélioration très voisine du redres- !: sement complet, une amélioration, une guérison de la courbure dorsale avec persistance d’une courbure de compensation lombaire.
Parmi les cas de scoliose essentielle : une hypercorrection, deux redressements complets sans hypercorrecion, deux améliorations très sensibles, voisines de la guérison, avec persistance d’une courbure de compensaion lombaire, quatre améliorations, un résultat nul pour un cas de scoliose fixée avec gibbosité en côte de melon.
M. le professeur Estor a bien voulu nous autoriser à publier deux de ces observations, que voici :