CONCLUSIONS
Les observations qui précèdent et l'expérience des quelques autres cas traités tous par la même méthode, au cours de notre séjour dans la maison santé de M. le professeur Estor, nous enseignent que :
1° L'on obtient par ce procédé des résultats rapides : le degré de correction constaté au bout de deux ou trois mois s’est toujours montré supérieur à celui qu'il serait permis d'espérer au bout de deux ans de manœuvres de gymnastique. | 2 Il n'est guère possible d'obtenir l’hypercorrection qui serait pourtant à désirer si l’on veut s'assurer des résultats plus stables. Trop souvent les malades, soit par nécessité, soit par découragement devant la perspective d’un long traitement, soit parce qu’ils se contentent d’un résullal incomplet mais suffisant pour flatter leur esthétique, refusent de poursuivre jusqu’au bout le traitement dont on peut évaluer la durée à deux ans.
3° Quelques jeunes malades, que nous avons eu l’occasion de revoir plusieurs mois après cessation du traitement, s'étaient négligés et commençaient à récidiver ; d'où la nécessité, surtout lorsqu'on n'aura pas obtenu d'hypercorrection, el c’est la majorité des cas, de poursuivre un traitement post-opératoire longtemps prolongé: port du corset de maintien en celluloïd, repos prolongé dans le décubitus dorsal, gymnastique.