‹ Traitement Des Spina Ventosa Par Les Rayons De RoentgenChapitre 21 sur 23 · FLAT · texte numérisé non relu

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duré plus longtemps que lorsqu'il s'agissait sim-

plement de soulèvement périoté. Après la guérison, l'os a repris sa transparence normale et son volume primitif.

L'observation Vlest caractéristique à ce point de vue et met nettement en évidence la différence d’évolution entre les cas où les lésions se bornent à un décollement périosté et ceux où les lésions con-

sistent en des foyers d’ostéité. Chez le même en-

fant, les deux mains sont atteintes : la main droite présentant des lésions au premier degré, la gauche des lésions d'ostéite. Traitées concuramment, ces deux mains furent guéries, la première au bout de

deux mois et demi de traitement, la seconde au

bout de six mois.

L'observation VIT nous montre la réussite du traitement dans un cas encore plus avancé : les os préseritent l’un des vacuoles, l’autre l'aspect «soufflé » caractéristique. Le traitement fut très long, sept mois pour le premier et plus encore pour le second. Mais

ces lésions, pourtant avancées, n’ont pas évolué vers

la suppuüuration et la radiographie prise à la fin du traitement montre des os réparés, des vacuoles comblées.

il n’en est pas de même quand la suppuration est établie avant le traitement ; la radiothérapie modifie l'aspect du pus qui devient clair, séreux et momentanément plus abondant, dans la suite elle finit

par tarir la suppuration et aboutit à la cicatrisation

des trajets fistuleux, mais l’os ayant déjà subi la fonte tuberculeuse est irrémédiablement détormé

et les observations VIF, IX et X nous montrent, après guérison, des os présentant des pertes de

substance parfois assez étendues, ou déformée par juxtaposition d’os de nouvelle formation. sa :

Il apparait done en résumé que si la radiothérae à pie obtient également des succès à tous les degrés | de la maladie, depuis le soulèvement périosté jus (4

qu’à la fonte tuberculeuse avec fistules, la réussite et la restilutio ad integrum seront d'autant mieux. assurées que la lésion aura été traitée plus près ‘ de son début ; et il y a d'autant plus avantage à. employer le iratlenent radiothérapique précoce que sa durée sera d'autant plus abrégée, que la maladie \ sera MOINns avancée.

De ce côté la méthode n'offre aucune difficulté. Il n’en va pas de même en ce qui concerne l'évaluae

PROS dite Er

tion des doses. Nous avons vu dans le chapitre ré.

servé à la Technique quelles étaient les era 4 lignes qui devaient guider la thérapeutique et la part : qui était laissée à l'appréciation du radiologue trai tant. 2x

Difficulté de la méthode. Accidents.

Les observations qui sont publiées ici remontent pour Ja plupart aux essais de M. ALBERT-WEIL. Aussi 4 y trouve-t-on dans certains cas du début quelques

accidents, légers d’ailleurs et passagers de radioder-

mite. Ils Se présentèrent surtout (obs. [X. X.) dans les cas fistulisés. Or, nous avons vu que pour ceuxci le traitement avait été particulièrement long et suivi ; les doses, durent pour aboutir à un résultat, être fréquemment répétées ; de plus, Ja peau avoisinant les lésions ouvertes présente une radiosensibilité toute particulière et ne supporte pas les doses normales qui amènent la radiodeérmite avectélangiéctasies consécutives (1). Rien d'étonnant dans ces conditions à ce que les téguments irradiés aient présenté de l'érythéme : nouvel argument en faveur du traitement précoce : le traitement tardif entraîne dans un cercle vicieux : d’une part, nécessité d’irradiation fréquentes et longtempé prolongées, et,

d'autre part, sensibilité spéciale de ia peau.

Dans une autre chservation (n° 1V), nous Consta: tons aussi que la pelite malade a présenté, au bout de deux semaines de traitement, de l’érythème des régions exposées. Mais, dans l’espace de ces deux semaines, elle avait reçu quatre séances, soit deux

pour la face dorsale, deux pour la face palmaire, ce qui fait une séance par semaine à la dose fmaxima de 5 H: Or, l'expérience a démontré que cette dose maxima ne devait pas être donnée sur le même endroit plus souvent que tous les quinze où vingt jours. Quelque temps après, à la suite de la reprise du traitement, elle présenta un nouvel éry-

(1) KIENBOECK. loc..cvt,

thème. bien que | es. Séances fussent espacée 4 les quinze jours ; on doit alors tenir compte . sensibilité qu’une première radiodermite Jai <

peau qui, une fois guérie, est Rene de su ter des doses de rayons qui, à l’état sain, ne lui au

-raient causé aucun dommage

et au troisième mélacarpiens gauches ét au mier métacarpien droit ; elle présenta sücce: ment des géné ralisations à la première phala | du médius, à lannulaire droits, à la deuxième lange de l'index droit, au cinquième métac droit. D’avril à à juillet elle avait reçu, sur. che des parties malades, des séances hebdomadai la dose de 5 H. SE “A En novembre, on dut reprendre. les Séances :

en PSE une radiodermite intense che

‘Comparaison avec les autres méthodes du traitement

C’est à juste titre que tous les traitements institués contre la tuberculose des petits os longs de la Main où du pied visent avant lout à êlre conservateurs. Cette maladie étant l'apanage de d'enfance et le plus souvent mème de la première enfance, il convient de chercher à maintenir autant que possible l’irtégrilé du segment atteint. C’est ainsi qu’évolua la chirurgie, et qu’à Pamputation pure el simple très tardive, in extremis quant à la vie du doigt, a succédé la résection sous-périostée plus précoce, opération qui s'efforce de conserver les épiphyses et, laissant intacts les cartilages de conjugaison, per- met, par l'association avec la méthode sclérogène, - la reconstruction et l'accroissement ultérieur de l'os.

La radiothérapie s'offre à nous comme le traîitement conservateur par excellence, non sanglant. Il est certain que l’on fera plus facilement accepter de \ bien des mères une série d'irradiations sous l’ampoule Rœntgen plutôt qu’une opération chirurgicale sanglante ‘avec les risques toujours possibles de l’anesthésie et de l'infection ultérieure de la plaie. : De plus, le traitement radiothérapique a en outre … l'avantage de laisser la lésion tuberculeuse fermée, sans ouvrir de voie de dissémination possible au ba- cille tuberculeux.

Quant au résultat esthétique et fonctionnel, il ne » cède en rien au meilleur traitement chirurgical. el . sera d'autant plus parfait qu'il aura été plus précoce.

DNA

ON pourra objecter ci rétardant des HORS x: sur a croissance ‘des S

vations qui précédent, des. 08 ie ont Lieu après. Je. traitement, leur. développement

toutes les 10 ie les lésions ne a pas au

Conclusions

I. Parmi les méthodes de traitement conserva: teur, instituées contre les spina venlosa, la radiothérapie mérite de prendre une place importante.

11. Elle peut s'appliquer à toutes les phases et à “ tous les degrés de la maladie et la fonte osseuse avec fistulisation n’est pas une contr'indicalion.

IL. Mais les résultats esthétiques et fonctionnels, toujours au moins égaux à ceux que donne la chirurgie conservatrice, sont d'autant meilleurs que la thérapeutique a été appliquée à une période moins avancée de la maladie.

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